Sur le RING

Clytem Scanning - ARMADA : the Last Ring Girl

SURLERING.COM - SOUNDTRACKS - par Gaël Giovannelli - le 27/07/2011 - 3 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

C’était à La Machine du Moulin Rouge et j’y étais. Ce devait être pour These New Puritans, et puis Clytem Scanning a tout balayé. La louve Marianne balançait un set électro-ambiant qui me chavira tant que rendez-vous fut pris. Sortir le meilleur album indie français de l’année était donc entre ses mains. Le micro de mon dictaphone aussi.  En voici l’innerview, où les questions s’effacent pour laisser Marianne passer le scanner sur son parcours, son travail, sa dépendance à la musique. A mille lieues de la posture de l’art pour l’art, un regard lucide et intelligent sur la création. Et une sanction sans appel de la France. De la part de Marianne, cela veut tout dire.

L’album : Le beat massif de In the Light of Moebius , le tour de force vocal de Eau Triste, les éclairs électriques de la guitare d’Arnaud Fournier, et Marianne aux commandes digitales de cette Armada que rien ne vient couler. On se noie beaucoup chez Clytem Scanning, on se dilue dans des climats ambiant aux froides profondeurs, des ruptures de rythmes abyssaux. La puissance de la voix vient animer les corps flottants qui dérivent, l’émotion comme une lame de fonds. A l’écoute, c’est une « sombre chaleur » qui envahit, une descente par paliers. Engourdissement, ivresse. Comme autant de strates,  des vagues de sons, dont la richesse ne cesse de se révéler.




Portland Genesis


« En 2001, j’ai eu une proposition a Portland, j’étais prof de français dans une super université, l’occasion était trop belle. Et ce fut Portland donc, parce que c’est une ville musicale, et je savais que si j’allais là-bas pendant un an, j’allais découvrir plein de choses. C’était la ville des Pixies, mais pour moi c’était surtout Built To Spill, Bikini Kill…C’est arrivé au moment de la sortie de l’album de Shane Cough (1999), on venait de rencontrer les Young Gods, le groupe ne comprenait pas que je parte alors qu’on commençait à tourner, mais pour moi c’était obligé, il fallait que je casse quelque chose, le côté renfermé de Rennes où je tournais en rond. Et ça a changé ma vie de partir à Portland. Parce qu’en fait, j’étais dans une fac où tout était mélangé, où il n’y avait pas comme en France de spécialités. Là-bas tu as ta « major » au bout des trois premières années. La mise en scène théâtrale et, par exemple, la physique, c’était au même niveau, tu pouvais t’impliquer autant dans les deux, c’était le même coefficient. Plein d’étudiants voulaient devenir chorégraphes, parce que c’était pris au sérieux, et ça a beaucoup changé mon rapport avec la musique, c’était vraiment devenu sérieux pour moi aussi, et mon investissement à été total. Alors que le premier album de Shane Cough, on l’avait fait de manière très spontanée, ce qui était très bien à l’âge que l’on avait, mais quand il faut s’impliquer parce qu’il y a 70 dates qui vont tomber dans l’année, on se pose des questions.

Shane Cough-Le départ


« Le problème avec Shane Cough n’est pas venu du groupe. Ce qui s’est passé c’est que, partie sur Paris en 2003, j’ai trouvé un travail, qui me permettait d’avoir du temps libre, parce que je travaillais chez moi. Donc le problème ne venait pas du fait d’avoir un boulot et de s’aménager du temps pour la musique. J’étais totalement autonome, et je pouvais dire «demain je fais de la musique toute la journée». J’ai toujours le même travail, je gère mon temps comme je veux. J’avais désormais une indépendance hyper-confortable, que les autres n’avaient pas. On a eu un problème de planning.

« Les dissensions artistiques sont venues plus tard, ça s’entend sur le deuxième album. Là encore, ce n’est pas la musique en soi qui à joué, mais disons que la communication a commencé à prendre de la place et a empiéter sur le domaine artistique: répondre à tel public, ce genre de questions que je ne comprenais même pas ; tels qu’on était parti ce n’était vraiment pas de la musique pour plaire aux gens. C’est là qu’il y a eu de vrais soucis. De mon côté, j’ai rencontré des gens du milieu métal, hardcore, alors que je viens de la pop indie. Des groupes comme Converge nous ont influencé, ça nous a aidé, notre musique c’est durcie, mais il y avait ce côté lisse, hyper-produit, c’était affreux. Tout ce que je détestais, éditer les voix en studio jusqu’à la prise parfaite, arriver sur scène avec un show indémontable, sans possibilité de rajouter un morceau, se faire plaisir, casser le truc. Et Shane Cough s’est arrêté, après la deuxième tournée qui se passée moyennement, quand au moment du troisième album-avec des putain de morceaux-, j’étais totalement investie, et on a eu un coup dur, tous les titres ont été avalés par l’ordi, perdus à jamais. J’ai dis stop.

Lance-Flamme& Fatale

« Après, et avant Clytem Scanning, il y a quand même eu Fatale et Lance-Flamme.  Je n’ai jamais arrêté, j’ai juste changé mes jouets: j’avais plein de samplers, je les ai revendu pour d’autres, c’est tout. Fatale c’était encore avec Gauthier (de Shane Cough): on avait un label, un tourneur, de bonnes dates. Mais tu ne peux pas tenir avec un projet pour rigoler. Au début, c’est sympa, tu fais de l’électro, de belles caisses claires, des chœurs…mais quand tu commences avoir des articles de presse, des interviews, tu te dis «merde, j’ai inventé un personnage que je dois tenir en interview, qui ne me correspond pas du tout, qui est juste de la blague», ca ne va pas. On avait un projet pour se marrer qui s’est retrouvé avec une structure digne, et faite pour durer, mais une fois encore, le côté répétitif, avec le CD qui tourne en live, au bout de sept, huit dates, on se dit « bon, il est peut-être temps d’arrêter là »

« Il y avait longtemps que je voulais faire un projet à la Badalamenti, Archie Shepp, et j’ai rencontré des artistes à Paris, j’ai monté un groupe de jazz dépressif, très influencé par Coil,  rien que de la musique samplée. On a tenu un an avec Lance-Flamme. Mais je dois beaucoup au bassiste, car c’est lui qui m’a fait connaître le logiciel Live Ableton, il m’a dit de laisser tomber tous mes samplers. Et voilà, je me suis enfermée chez moi. C’était génial.



Absolutely Live

« C’est le logiciel qui est à l’ origine du concept, j’ai pu m’y mettre toute seule, faire ce que je voulais. Eau Triste est un des tout premiers morceaux que j’ai enregistré, juste les synthés et ma voix telle quelle.



Au début, je partais sur des choses qui me paraissaient assez simples à faire, des morceaux ambiant, qui n’impliquaient pas forcément des structures rythmiques complexes, je ne savais pas faire de breaks…Je connais les mélodies, alors commençons juste avec des choses simples, des boucles de batterie et par-dessus, je joue à l’oreille-je suis autodidacte, pas de formation musicale-et je fais tout ensemble. Donc comme la voix c’est mon instrument principal, celui qui mène, et comme je le maîtrise, c’est d’elle que partent les morceaux, une simple base rythmique suffit pour engendrer la mélodie…Et contrairement à Logic, qui est linéaire, Live te permet de voir ta musique sous deux aspects : par session, et par empilement. Je me fiche de travailler selon un tempo, ou du fait d’avoir un couplet deux fois plus long que l’autre. Et cela me permet de dire que, même si certains titres ont des attraits pop, ce n’en est pas vraiment, parce que leur structure n’est pas fixe, codifiée… La musique que je fais, je sais que je n’aurais pas pu la faire il y a huit ans, la richesse des banques de sons, leur beauté…Je ne comprends pas d’ailleurs pourquoi on n’utilise pas plus les synthés d’aujourd’hui, t’as plus rien à faire et c’est magnifique !  En fait, j’ai juste trouvé le logiciel qui me convient. J’ai fait mon pré-mix avant, comme c’était du petit budget, que j’ai apporté à Fred Norguet pour que ça soit plus rapide pour le mixage final.

« Je ne vais pas à l’économie. Quand je n’arrive pas à faire une batterie-maintenant ça va mieux- j’ai tendance à empiler des sons, parce que j’adore ça. J’aime soit l’épure totale-en ce moment je n’écoute que du Heldon, du Takemitsu- soit les empilements, j’adore les sons massifs : basse, batterie, un break paf !, une fin en apothéose…



« J’ai pris du temps-trois ans-, je crois que j’ai fait un bel album. Maintenant, j’ai surtout envie d’avancer. Des morceaux j’en ai plein et dans ceux-là, mon prochain album. Il me reste à faire les voix. Je compte rajouter de la viole sur mon disque, c’est sur ; de la basse-de la vraie basse à la Jesus Lizard, pas un truc électro, un truc vraiment méchant- et puis les grattes d’Arnaud (Fournier), s’il veut bien continuer.  Donc j’avance bien, normal je ne fais que ça ! Je travaille beaucoup parce que c’est maintenant que j’ai envie de faire de la musique, que je peux le faire, et que je ne conçois pas l’idée de faire un album tous les cinq ans-un tous les ans ou tous les deux ans serait idéal.

Works…

« J’ai quand même passé beaucoup de temps, seule, sur cet album. Donc il faut y croire. Je ne parle pas des deux cent envois dans les salles de concert, chez les tourneurs, les labels, le fait de faire les flyers… Quand tu t’y mets vraiment, les mains dans le cambouis, tu t’aperçois que c’est très fastidieux, et ingrat. Tu envoies tout ca, partout, et tu n’as aucune réponse. Au bout d’un moment, tu te pose quelques questions. Mais, comme je ne vis pas de ma musique, je suis totalement détachée de ça aussi. Et puis je n’y crois pas au fait de vivre de sa musique. Je collabore avec beaucoup d’artistes, qui ont tous un boulot pour vivre parce qu’ils n’ont pas le choix ; et être obligé de faire ce travail -la musique- parce que tu es obligé de le faire pour te nourrir, je dis non. Je peux le faire justement parce qu’à côté j’ai un boulot « alimentaire », avec du temps libre, qui me le permet. C’est important d’avoir conscience de ça.

« Je pense que le travail-parce que c’est, de fait, un travail- est une superbe excuse pour ne pas avoir à réfléchir à ce que je fais. Vu que je travaille tellement dessus, tout le temps, tous les jours, il est normal que je perde des mécanismes de réflexions par rapport au comment et au pourquoi, donc mes références musicales, depuis tout ce temps, je les ai assimilés. Et je n’y pense plus à Nine Inch Nails, à Coil, à Björk… Même si je crois que mon travail est très artisanal, j’ai, il me semble, une approche relativement intellectuelle de ma musique. Mais avant d’en parler, je fais, c’est après que je peux éventuellement réfléchir à ce que j’ai fait. Shane Cough c’était très réfléchi, et je ne suis pas du tout comme ça, je suis beaucoup plus intuitive.

…& Artwork

« La dimension graphique est importante, oui. J’estime que ça compte, une belle pochette de disque, je continue d’en acheter. Le vinyle, c’était vraiment pour me faire plaisir, tout le monde autour de moi en écoute. Moi c’est trop tard, je ne vais pas remplacer ma collection. Donc la photo de la pochette c’est moi, trois nuits de studio, photoshop poussé à l’extrême, avec comme mission de retirer les contrastes, puis les tons clairs, puis les tons foncés…l’ordi ne comprends plus, et il te donne ces tons chauds improbables, auréolant le corps d’un halo…


Je voulais ça, parce que Clytem Scanning, comme musique, c’était déjà tellement froid. Je suis très sensible à tout ce qui est sombre, esthétiquement, et je dois dire, je trouve cela beau la tristesse en musique. Coil je trouve cela triste bien sûr, mais ça ne m’attriste pas, bizarrement ça me requinque. Et en France le triste, le sombre ca fait peur, on préfère plus le côté dansant ou naïf. Et pourtant, je sais, et on me l’a dit, que l’on trouvait une certaine chaleur dans Clytem Scanning, parce qu’il ya de la voix-en abondance.



« L’artwork de Armada a été fait par Mush, le graphiste du Hellfest, qui pour une fois n’a pas eu de gros effets gore à effectuer !  Evidement pour des raisons budgétaires, je fais les photos, les vidéos. Là encore, seule, c’était long, même si avec la technologie, et une petite équipe qui se forme, tout devient plus facile… Pour la vidéo de Lions And Montgolfiers, je me suis inspirée des travaux d’Oskar Schlemmer…



« Je viens de l’histoire de l’art, la gestion d’images c’est mon travail. De mon côté je collectionne les images- je dois en avoir 3000, dont je ne sais pas quoi faire !-alors que les sons non, ça doit rester spontané. Mon micro reste allumé en permanence, et dès que ca vient, je l’enregistre. Et finalement son et image fonctionnent bien ensemble, j’y suis très à l’aise, mon rapport à l’image est immédiat.

France, french touch& arnaque


« La France est foutue ? Déjà je crois qu’il n’y a pas vraiment de lien entre la France et ma musique. J’ai eu une éducation française, je vis à Paris, mais finalement tout ce qui m’intéresse est étranger à la France, que ce soit en musique bien sûr, le cinéma, ou l’art contemporain. Je me souviens qu’à l’époque de Shane Cough, le problème des labels, c’était qu’on chante en anglais. Ca a quand même changé, mais avant, on avait quoi ? Tahiti 80, qui explosait au Japon, et Phénix, qui à donné le départ d’un nouveau regard sur la langue. Mais c’était quand même maladif cette histoire de quotas où on ne privilégiait que la langue française, alors qu’en Suède, un groupe tel que The Knife cartonne et fait les MTV Awards.
« Arrêtons nous un moment, écoutons la musique et voyons ce qui se passe : tu écoutes un Goldman, tu t’arrêtes sur la musique, et tu te rends bien compte qu’il n’y en a pas ! Et pourtant, on a eu de très grands compositeurs. On essaye de nous faire croire que la création actuelle est prise en considération alors que ce n’est pas le cas. On avait essayé avec Shane Cough d’écrire en français, mais c’était tout bonnement trop laid. C’était impossible. C’est juste que… ça ne marche pas, le français n’est pas fait pour.

« Ce qui fait que, pour moi c’est un faux problème, parce que je m’en fiche. Je ne joue pas dans cette cour. Je ne fais pas une musique dont les références sont françaises, c’est très anglo-saxon, je crois que ça s’entend d’ailleurs,  et je sais bien que Clytem Scanning en France c’est mort-pour un gros succès. J’ai plus de retours de l’étranger : Angleterre, Allemagne, voire Pays du Nord que d’ici. Cette situation ne me concerne pas. Et en fait, c’est pas mal d’être hors contexte, je n’ai pas à jouer ce jeu des courbettes, et les personnes qui s’intéressent vraiment à ma musique viennent d’eux-mêmes vers moi. J’ai fait une interview avec un journaliste allemand qui était vraiment géniale, parce que c’est lui qui m’a découvert, on ne lui à pas demandé de faire un papier sur moi parce qu’il y’a un buzz etc…

« Effectivement, la France n’est pas prête à accueillir un groupe tel que These New Puritans. Pas tel qu’il l’est dans son pays, où il fait salle comble. Place octroyée tout naturellement, car le rapport de ce pays, unique, insulaire, avec sa musique est si important, tellement fondu dans la vie quotidienne, qu’il est normal que tant de grands groupes en soient issus. Évidement chez nous, avec juste notre  langue, mais où la musique est reléguée au décorum, on ne risque pas de faire de l’ombre aux Anglo-saxons ! Ce qui créé un drôle de paradoxe chez les gens qui écoutent de la musique : le fait qu’un titre, un album provienne de France, même si c’est de la qualité, provoque un rejet quasi-immédiat. La fête est un peu gâchée par cette étiquette.

 « Regarde la french touch, qui au début, était séduisante, a apporté des choses intéressantes et une visibilité à la France. C’est devenu un truc de frime et de fric. Regarde ce qui s’est passé avec Head banger, SebastiAn fait des EP mortels pendant quatre ans, et quand il sort un album, c’est juste de l’arnaque, une compil’ qu’il appelle un album.  Justice fait un truc énorme, et aujourd’hui, qu’est-ce qu’ils font? On attend. Moi j’aurais un label comme eux, avec le succès qu’ils ont eu, je foncerais. C’est quand même dommage de se contenter de faire des couv’ de magazines plutôt que de faire de la musique.

Futur

« Avancer, financer comme on peut, s’entourer d’une équipe stable, d’une famille avec laquelle on se comprend, parce que c’est tout de même abstrait de demander une « couleur chaude » en musique ; et avec Fred on se comprend. Oui, j’ai envie de trouver une famille-label-tourneur, pour qui la cohérence du projet est évidente, qui a envie de le porter, le défendre comme il faut sans vouloir en faire un truc énorme, sans faire forcément beaucoup de dates. Ce qui me permettrais de déléguer des choses qui ne sont pas du ressort de la musique, et que j’ai dû assumer jusque là. J’avance, toujours, c’est l’essentiel. Et ce n’est que le début. »

Propos recueillis par Gaël Giovannelli.
Clytem Scanning, ARMADA ; Clytem records ; avril 2011.



Toutes les réactions (3)

1. 30/07/2011 11:53 - Claude

ClaudeLes compos de la dame font un peu penser aux albums de chanteuses électro-pop mid-80's oubliées. (Anne Clarke) ou à ceux d'un groupe comme Shriekback sans la mélancolie. Ça crève pas l'oreiller.

2. 07/08/2011 11:46 - JEFF

JEFFBon, vous n'y étes pour rien, mais je pose quand méme la question; le Ring, c'est fermé ou pas? On nous a dit en travaux, bon, mais y'en a certains qui arrivaient quand méme à slalomer entre les barrières.
Et puis y 'a un mois, on nous dit "fermé", mais pas pour tout le monde, apparement...

3. 07/08/2011 18:27 - NewAgeAshkénase

NewAgeAshkénaseMoi je demande: à quand RING format papier, le Technikart de Droite ?!! De l'underground au mainstream informatif pour enfin attaquer les échéances 2012 armés (culturellement parlant) face à Pigasse et son triumvirat et tous les médias bien-pensants, post-Globe, qui se réjouissent du départ de France 2 de Sieur Zemmour. A bon entendeur !! ;-)

Ring 2012
Gaël Giovannelli par Gaël Giovannelli

Directeur littéraire. Ring Wall of fame.

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Les compos de la dame font un peu penser aux albums de chanteuses électro-pop mid-80's oubliées. (Anne Clarke) ou à ceux d'un groupe comme Shriekback sans la mélancolie. Ça crève pas...

Claude30/07/2011 11:53 Claude
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