Sur le RING

Thiéfaine - Suppléments De Mensonge : Le dernier des Danakils

SURLERING.COM - SOUNDTRACKS - par Gaël Giovannelli - le 05/03/2011 - 10 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Hubert revient de loin. D’aussi loin qu’il pouvait aller, l’enfer de Thiéfaine. H.F.Thiéfaine offre un album au-delà de l’œuvre de la maturité : celui d’un ressuscité. Et la dernière balise clignotante de feue la Chanson Française.


« Il faut savoir arracher des beautés littéraires jusque dans le sein de la mort. » Lautréamont.

Apaisé. C’est le terme qui, à la première écoute, vient à l’esprit. La plume est toujours incandescente, mais brûle d’un feu nouveau. L’encre est du même charbon, mais les pleins et les déliés de son écriture respirent un ozone plus ionisé. L’astre solaire a fini par percer le ciel bas et lourd comme un métallier naufragé.

Une Ambulance Pour Elmo Lewis.

Thiéfaine a bien failli rejoindre sa mythologie intime, son paysage mental, entre le Chevalier, la Mort et le Diable de Dürer et la grille de Nerval. Alcoolique au dernier degré, il décida à 60 piges de tirer le rideau sur une existence chargée d’idées noires, d’insomnies, de désespoir insurmontable et de paradis artificiels. Tentative de suicide par overdose médicamenteuse. Lui que l’on croyait dompteur des psychoses s’est presque fait bouffer par ses fauves. Sur la pochette-constat d’assurance : le corps a morflé. Asséché et affuté par ce voyage au bras de la Mort, Thiéfaine ramène ses propres « carnets de damné » d’Une saison en enfer.

Thiéfaine a toujours cultivé sa marge-le show-business. Quasi absent des médias qui le boudent depuis le début, sa rigueur et la fidélité de son public l’ont mené à remplir par deux fois Bercy, aligner les disques d’or et les tournées. Un cas particulier, un statut unique en France. Thiéfaine a tout de l’accident de parcours. Au ras de la faute de goût, à deux doigts de la beauferie. O élite, tu peux te gausser. Si l’empaquetage folk-rock dérape régulièrement sur la pose de guignol pour s’étaler dans la variétoche, l’Hubert garde malgré tout sa singulière attitude. Et puis il possède un trésor. Quelque chose d’assez unique et d’infiniment précieux : du style, O crasse élite, que jamais tu n’atteindras. Personne aujourd’hui n’est aussi fécond, ni n’affiche une telle cohérence dans son œuvre-hormis un Manset ou un Murat. Spartakiste de l’alexandrin, contrebandier rimbaldien du Hoggar, kamikaze surréaliste aux relents de dandysme romantique, version club des haschischins ; Thiéfaine a amené une dimension littéraire et poétique qui fait gravement défaut à cette chère Chanson Frâçaise.

Exil Sur Planète Fantôme.


Hubert-Félix Thiéfaine n’est pas Dylan ni Ferré (ses deux obsessions). Il ne sera pas le dernier Bashung. Mais il est celui qui reste le plus attaché à la langue. Ses textes en kaléidoscopes sont des percussions et des explosions, des collisions et de fissions d’atomes crochus, entre l’absurde et la noirceur, la tension sexuelle et l’illumination spirituelle, du mot-valise et de la blague de potache à la poésie la plus pure. Un mohican en territoire ennemi. Cette vieille bêcheuse qu’est la langue française, jadis incapable de rivaliser musicalement avec les Anglo-saxons, est aujourd’hui inapte à se survivre : « Ma langue natale est morte dans ses charentaises/Faute d’avoir su swinger au rythme de son blues » (Was Ist Das Rock’nroll ? en 1986). Tous ces « artistes » qui se revendiquent de la trinité Brel-Brassens-Ferré sont infoutus d’aligner deux vers corrects sans tomber dans les latrines du consensus et de la niaiserie. Dans ce cas précis, Thiéfaine a plusieurs coudées d’avance. Il nage dans une autre eau. Sa chance ? Un individualisme forcené, une soif de liberté infinie jusqu'à l’autodestruction. Et ne pas avoir vécu de trop près mai 68. Ce qui fait de lui un rescapé.

Thiéfaine reste, dans le domaine de la musique,  un des derniers poètes vivants de langue française. Il rêve ses strophes, pense en alexandrins. C’est ainsi en tout cas que des générations, dont la mienne, l’ont reçu. Volutes de nostalgie mortelle, flash-back nécessaire : nous avons découvert Maldoror et les écrivains beat au son de Soleil Cherche Futur et Les Dingues & Les Paumés, dans le règne mitterrandien de mille ans finissant. Entre deux spliffs, le premier ecsta et l’intoxication au mercure de nos vingt ans, nous posions fiévreusement nos rimes bancales sur des carnets Claire Fontaine. Nous portions des toasts aux chimères et à l’ « animal futurien ». Thiéfaine était un radeau dans la mer de méduses de l’intelligentsia : nous avons survécu à SOS Racisme, aux techno-parades et à Amélie Poulain, sans doute un peu grâce à la lucidité noire de ses Ray-ban. Ecouter Affaire Rimbaud -écrite en 1986 en réponse au cirque d’ « Ethiopie »- est un traitement curatif à l’humanitarisme-spectacle des bobos déjà en place : « Les poètes aujourd’hui/Ont la farce plus tranquille/Quand ils chantent au profit/Des derniers Danakils/Juste une affaire d’honneur/Mouillée de quelques larmes/C’est quand-même un des leurs/Qui fournissait les armes ». Voilà un magnifique high-kick, bien placé. Il fût le seul, au milieu (ou plutôt bien loin) de tous ces « artistes -engagés-dans-quoi ? » à écrire UNE chanson sur la guerre de Bosnie en 93 en plein siège de Sarajevo « Bientôt tu n’sais plus où aller/De cul de sac en voie sans issu/T’as juste appris à éviter/Les snipers et les tirs d’obus[…] L’horreur est humaine, clinique et banale/Enfant de la haine, enfant de la peur/L’horreur est humaine médico-légale/Enfant de la haine que ta joie demeure »(Crépuscule-transfert). C’est peu, mais au regard de nos chanteurs au cœur si gros qu’il les étouffe et les rend aphone, c’est déjà beaucoup.

Was Ist Das Rock’n’Roll ?

Que oui il y a du déjà-vu, du recyclé dans Suppléments De Mensonge. Il y en aura toujours, des tics et des mimiques dont on ne se débarrasse pas facilement quand on a porté le masque de l’ironie et du cauchemar climatisé aussi longtemps : Lobotomie Sporting Club : « Soleil cafard futur glacé/Matin blafard cerveau défoncé/Fleur suburbaine crasseuse beauté/Ange de la haine fin programmée ». On est dans le légendaire thiéfainien, vers décongelés à servir immédiatement. Ne pas abuser. Il y a des scories et des titres superflus, symptomatiques de Thiéfaine et de Félix : Québec November Hotel, Fièvre Résurrectionnelle, Ta Vamp Orchidoclaste, dispensables sauf aux nostalgiques de la première heure, période clown au nez rouge. Les musiques ont été confiées à une palanquée d’artisans trop heureux mais plus ou moins heureux quant au résultat : J.P.Nataf, La Casa, Armand Méliès, le tout emmené par les Ex-Valentins : cordes voluptueuses mais dosées, acoustique feutrée. Un beau packaging du vieux sur le retour entouré de jeunes, ça sent le tour de passe-passe.




 L’essentiel est ailleurs, dans le détail même. Le vieux solitudino de Dôle, le plouc de Franche-Comté, s’inflige des florescences poétiques de facture classique assez rares (Trois Poèmes Pour Annabelle Lee : « Pas un seul cheveu blanc n’a poussé sur mes rêves ») mais toujours du noir de jais le plus sépulcral. Sur le prémonitoire Petit Matin 4.10 Heure d’Eté, récit du suicide physique et cérébral, l’homme à bout de souffle creuse sa dernière tombe et signe ici le texte le plus nu et le plus autobiographique de ce que fut son « anté-vie » : « Je laisse la place aux nouveau-nés/Sur le marché des morts-vivants […] Tandis que mon vaisseau se perd/Dans les brouillards d’un happy-end/ Inutile de graver mon nom/Sur la liste des disparus/J’ai broyé mon propre horizon/Et retourne à mon inconnu […] Dans le jardin d’Eden désert/Les étoiles n’ont plus de discours/Et j’hésite entre un revolver/un speedball ou un whisky-sour ». Ce texte écrit 48 heures avant cette T.S. au bord de l’asphyxie, prend d’autant plus d’ampleur face à son double « Ivre et blasphémateur » d’Infinitives Voiles. «  Dans l'ambulance tiède qui m'arrache à l'horreur/ Des troubles de mon double ivre et blasphémateur/ Je m'en vais ce matin vers les bleus paradis/Les couloirs lumineux où je laisse la copie/De mes fièvres insomniaques, excès de bile noire/Dans le cadre inversé d'un combat sans espoir ». Le sommet-disons le meilleur titre-revient à Hubert-Félix Thiéfaine lui-même sur l’obsessionnel torrent lyrique Les Ombres Du Soir : ses visions surnaturelles et symbolistes sur une mélodie ascensionnelle accrocheuse, rythmique hypnotique sur des arpèges de basses et de guitares en échos, montent depuis les entrailles de la terre jusque vers les cieux étoilés de la nuit sans lune de ce fou de poésie. Bestiaire reptilien et taxinomie végétale côtoient la figure mythique de la pythie, peinture de Gustave Moreau, huit minutes d’orgie sensorielle et verbale. Je souhaite a un Goldman ou un Obispo de tomber accidentellement sur ce type d’envolées littéraires : « Les heures se courbent dans l’espace/Et tournent autour d’un monde ancien/Où les lunes s’estompent et s’effacent/En glissant sur un flux sans fin/D’aucun en cherche la sortie/Depuis des siècles est ma mémoire. ».

Titres recto-verso, Janus aux pulsions morbides, passerelle sur le Styx, Thiéfaine, il est certain, a trop chevauché le cheval décharné de la Mort. Mais un bain dans le fleuve de feu peut purifier l’âme et l’esprit. Ce Souvenir de la Maison des Morts est à l’origine de cette renaissance inattendue d’une œuvre qui, comme son auteur, plongeait dangereusement vers la médiocrité et l’auto-parodie les plus tragiques. Un duo avec Cali, sans fleur ni couronne, comme pierre tombale sur l’album Scandale Mélancolique-on se dit qu’il a bien fait de se louper.

Redescente Climatisée.


Dès lors, comprenez-moi bien : il ne s’agit pas d’aimer ce disque, ou d’aimer Thiéfaine ou pas. Sans doute ne fera-t-il jamais de chefs-d’œuvre. Force est de constater qu’avec Suppléments De Mensonge, nous tenons là son «  testament phonographe ». Les Anciens trouveront que décidément, Thiéfaine c’est mort, les Modernes, et les ignares de la Bête de Dôle pourraient bien lui faire un succès inespéré et lui apporter la reconnaissance tardive. Peu importe, l’homme a survécu à lui-même, le plus grand combat que l’on puisse mener. À ses démons, à Félix et à Thiéfaine.

Avec Suppléments De Mensonge (piqué à Nietzsche dans le Gai Savoir) Thiéfaine tire un trait définitif sur une vie de zombie, un ersatz de lui-même usé, knock-outé sur le ring des zones sombres de l’inconscient. Ce « burn-out » l’a providentiellement sauvé, mentalement et artistiquement. Les horizons nouveaux, plus sereins mais tout aussi habités de Suppléments De Mensonge ont rechargé les batteries du droïde. Quand les nécroses auront enfin totalement dévoré le cadavre putréfié de la chanson française, depuis longtemps rayée de l’annuaire, un dernier chrysanthème enfoncé dans sa gorge vaniteuse et contrefaite, ayons une ultime pensée fugace pour Thiéfaine.

Gaël Giovannelli
Hubert-Félix Thiéfaine, Suppléments De Mensonge ; Columbia Février 2011.




Toutes les réactions (10)

1. 08/03/2011 12:41 - Chris

ChrisMerci pour ce très beau papier, décidément entre Pärt et Thiéfaine et la descendance de Joy Division vous m'avez définitivement convaincu !

2. 08/03/2011 18:28 - Tristan

TristanUn bel hommage bien mérité ni trop dithyrambique ou détracteur comme à l'accoutumée, mais qui tout simplement sonne juste et correspond parfaitement à la singulière et complexe personnalité de cet écorché-vif.
Hubert-Félix Thiéfaine occupe une place à part dans la chanson française : Il ne rentre dans aucun moule actuel mais c'est pourtant un talentueux artiste.
Bon retour parmi nous! Le "Félix" semble renaître de ses cendres.
J'aime beaucoup le clip accompagnant la chanson "Les ombres du soir"mettant bout à bout de sublimes tableaux dont le thème majeur reste la noirceur de l'âme humaine. Très beau!

3. 09/03/2011 23:00 - olivierD

olivierDUn très beau texte! C'est un véritable plaisir de lire certaines de vos fulgurances. On sent que l'homme a bercé votre nuit adolescente.
Que l'on voudrait le détester, qu'il semble devenu insupportable!...et pourtant, il y a le timbre et les mots et quelques mélodies irréversibles (jusqu'en 91). La suite est chaotique, poussive (vous le notez à juste titre). Mais Thiéfaine gardera à jamais la magie de notre adolescence défunte: 713702 cherche passé!

4. 10/03/2011 22:02 - Sandro

SandroOuais, un voyage first class par la Noctalopus Airlines, au pays des dingues et de spaumés.
Comme Manset, HFT ne revint jamais de ses fulgurances des années 80/90, se plagiant en moins bien par la suite.
Mais il reste dans nos banlieues du coeur et de la mémoire, un survivant maintenant que le grand Bashung est parti vers l'irréel.

5. 10/03/2011 23:20 - alfana

alfanaCritique à l'esthétisme époustoufflant d'un artiste insaisissable.Bravo.
Cependant juste quelques précisions :Thiéfaine ne s'est produit à Bercy qu'une seule fois et non deux fois mais à guichets fermés.
Rétrospectivement,l'exhaustivité de cet article aurait tutoyé les cimes de la perfection si des allusions légitimes aux salves d'instabilité et de constantes quetes de renouvellement dans le parcours de HFT avaient également été évoquées.Notamment lors de sa prise de risque résultant de sa confection de "Défloration 13" et de son défi de se lancer dans une hasardeuse tournée "en solitaire".
L'homme a toujours cherché à surprendre et à déstabiliser parfois avec des conséquences mitigées (à ma connaissance "défloration 13"n'a pas fini disque d'or) mais n'est-ce pas la raison d'etre d'un Artiste : débusquer le Beau par tout déréglement de sens,de moyens...et "libre soit cette infortune" Rimbaud.
Son dernier album condense cette inaptitude à l'immobilisme car on y recéle d'innovants joyaux poétiques sur d'inédites compositions et je m'étonne encore que cette force créatrice ne soit meme pas un tant soit peu écornée par l'age,par les excés en tout genre,par la longévité...
Du coup ce soleil me donne la force,entre autre,de jubiler à l'attente d'un futur plein de promesses enchanteresses puisque des artistes de la trempe de Thiéfaine défriche pour nous des territoires inexplorés...avec comme seule exigence : ne pas se retourner

6. 11/03/2011 18:55 - Gaël Giovannelli

Gaël GiovannelliAlfana, merci.
Vous avez raison, le 2e Bercy de Thiéfaine, c'est le 11 octobre prochain.
Je ne visais pas l'exhaustivité (je me suis retenu, croyez-moi): je n'aurais pas zappé le flamboyant Défloration 13, son opus le plus aventureux.

7. 12/03/2011 00:19 - kim

kimSuper, alors a quand un article sur Jean Pax Mefret?

8. 12/03/2011 00:34 - Gaël Giovannelli

Gaël GiovannelliDès que vous m'aurez envoyé la maquette de l'album.

9. 02/04/2011 14:07 - silversamourai

silversamouraiarticle clairvoyant .

en ces temps d'interrogations nucléaires j'ai immédiatement songé à "alligator 427"....

10. 05/01/2012 15:43 - jessgilmour

jessgilmourBonjour,
Voici ce que j'appelle un texte jubilatoire!
Pourquoi me direz-vous? Mais parce que ce bon vieux singe mérite amplement cet engouement qui va croissant depuis quelques années et que, s'il a survécu - encore - c'est bien pour que son style unique et ô combien talentueux lui offre enfin la consécration dont il se fout sûrement d'ailleurs...
Et puis, pour nous, les vieux admirateurs, ce serait une belle revanche sur tous ces glands qui nous regardaient de travers dans les cours de lycée, alors qu'on était 3-4 à écouter Thiéfaine et qu'il nous prenaient tous pour des loqueteux déjantés...Et qu'ils écoutaient Indochine et autres "barbelivienneries" lamentables!...(et les écoutent encore...?).
Cher Gaël Giovannelli, dont l'ouverture d'esprit se lit déjà dans le curieux mélange Italo-celtique de votre patronyme, je vous remercie. c'est tout.
Jess

Ring 2012
Gaël Giovannelli par Gaël Giovannelli

Directeur littéraire. Ring Wall of fame.

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Merci pour ce très beau papier, décidément entre Pärt et Thiéfaine et la descendance de Joy Division vous m'avez définitivement convaincu !

Chris08/03/2011 12:41 Chris
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