Sur le RING

La biographie d’Hemingway, par PPDA

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Pierre Cormary - le 26/04/2011 - 25 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

« Attention, les ratés ne vous rateront pas », avait l’habitude de dire Jean-Edern Hallier. Faire d’une erreur de listing la preuve d’une imposture et confondre un travail documentaire avec un plagiat est bien dans la manie journaleuse des jaloux (ou dans la manie jalouse des journaleux)  qui en veulent toujours au meilleur d’entre eux. Mais ont-il ouvert au moins cette fabuleuse biographie ?



«…comme c’est nous qui fabriquons notre enfer, nous devrions certainement nous y plaire. » (Hemingway à Fitzgerald dans une lettre.)

D’abord, cette histoire de plagiat (bien expliquée par Marin de Viry, ici). Il suffit de lire les deux premières pages de ce livre pour se rendre compte immédiatement qu’on a affaire là à une œuvre personnelle, fervente, écrite avec le sang et les larmes de l’auteur. Que plus qu’une simple biographie,  PPDA a fait acte de témoignage d’amour et de reconnaissance envers un écrivain et un homme qui fut son compagnon de route pour le meilleur et pour le pire. Et qu’on peut tout reprocher au plus célèbre journaliste de France sauf d’avoir été un imposteur littéraire. Comme Stendhal écrivant ses Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase (et d’ailleurs accusé à l’époque d’avoir repris une partie des biographies existantes - les universitaires ne supportant pas les écrivains, et les journalistes supportant encore moins les journalistes écrivains), PPDA nous offre « son » Hemingway – un portrait passionné d’un homme hors du commun, et une sorte de roman qui se lit d’une traite.

Et pourtant, il n’est pas si aimable que ça, ce diable d’Ernest Miller, « Hemmy », « Papa », Hemingway ! Hâbleur, vaniteux, narcissique, mégalo, d’une arrogance insupportable, odieux avec ses proches, c’est le genre d’homme qui fait payer ses blessures aux autres. Certes, on ne nie pas son courage (qui va jusqu’à la témérité dans certains cas), mais on regrette qu’il s’arrange une fois sur deux pour se rendre ridicule dans ses propres prises de risques et apparaisse comme le Tartarin de Chicago de service. Par exemple, quand il fait croire qu’il a réellement été présent avec les autres sur la plage de Fox Green alors que la péniche de débarquement sur laquelle il était (ce qui représentait déjà un risque énorme) n’a jamais débarqué à cause du pilonnage des allemands. Ou quand il mène sa libération « personnelle » de la France, et notamment celle du bar du Ritz à Paris, au grand dam des militaires qui ne savent pas très bien comment gérer ce zozo qui joue à la mitraillette et des correspondants de guerre qui trouvent leur confrère aussi débordant dans la posture héroïque que fort peu probant dans la déontologie journalistique. Finalement, le général Leclerc le vire de sa section en le traitant de « clown ». Mais le pire, c’est quand il presse le pilote Barnes, qu’il accompagne dans son avion de chasse lors d’une mission, de retourner au feu parce qu’on n’a pas assez canardé les ennemis à son goût, alors que celui-ci jugeait bon de rentrer. De retour à la base, le voilà prêt d’accuser l’aviateur de « lâcheté » mais celui-ci le remet en place en lui expliquant que le désir immédiat, pour ne pas dire infantile, d’action héroïque n’a rien à voir avec le vrai courage qui se prouve dans la durée et la ténacité, et « Hemmy » en prend pour son grade de touriste de la guerre. En vérité, ce type qui fait des bras d’honneur à la mort ennuie les militaires qui la frôlent tous les jours. A l’inverse d’un Robert Capa, son ami (et qui lui était réellement sur la plage au milieu des martyrs), il cherche trop la gloire pour être glorieux. Contrairement à la fameuse formule de Jean  Mermoz, il est le contraire du « véritable héros » qui, « après un acte de bravoure, est celui qui ne se nomme pas ainsi. » A la fin,  le bouillant Achille cède toujours  en lui la place à Falstaff.

Il est vrai que la vie ne le ménage pas, mais après tout lui non plus. On ne compte plus ses blessures, ses cicatrices, ses accidents (dont un double accident d’avion lors d’un safari africain en janvier 54 !). Force est de constater que « Papa » a passé son temps à se faire mal et accessoirement à faire mal aux autres. Corrida, boxe, chasse, équipées sauvages, guerres, cuites, mariages, coups, baises, bagarres, injustices faites à tout le monde, volte-face épuisantes dès qu’on n’est plus d’accord avec lui, il est la vie dans toute son horreur. Et évidemment, il finit par se suicider comme tous ceux qui aiment trop la vie et sont forcément  déçus par elle un jour (alors que ceux qui la détestent vivent souvent très vieux - la frustration conservant finalement mieux que la déception). Et Hemingway ne peut supporter d’être déçu, ou contrarié, ou ralenti, surtout à partir de cinquante ans où il collectionne les déboires de santé, diabète, cirrhose, hypertension, impuissance qui monte, vue qui baisse, mémoire qui défaille, sans compter les angoisses paranoïaques qui l’ont fait déjà se retrouver deux fois en établissement spécialisé. En vérité, cet homme qui a tout fait, tout vu, tout connu, ce grand gosse barbu qui peut se livrer à Ava Gardner ou à Marlene Dietrich comme si c’étaient ses soeurs, est bien malheureux. C’est un ogre dépressif. Une force de la nature qui n’en peut mais. Un suicidaire fougueux. S’il est insupportable avec tout le monde, c’est pour se supporter. S’il affabule, c’est pour survivre. S’il tue des animaux, c’est pour ne pas se tuer. Son ennuyeuse virilité affichée en permanence est sans doute une façon de résister à sa mère qui l’habillait en fille quand il était enfant – et fera peut-être que son propre fils Grégory, après s’être marié et eu huit enfants, se fera opérer pour devenir une femme. Les écrivains pères ! Presqu' aussi pires que les mères d’écrivains ! Hemingway comparera un jour la sienne à un « coyote », l’accusant d’avoir pourri la vie de son père (lui-même comparé à un « caniche blanc »), et se demandant s’il n’aurait pas fallu la « fouetter ». Il n’assistera pas à son enterrement en juin 51. C’est pourtant d’elle qu’il aura pris le goût d’enjoliver sa vie. On ressemble toujours au parent qu’on déteste. Et on méprise toujours le parent qui vous protège. Ainsi ce père qui se suicidera en 1928 et qu’Hemingway traitera de « lâche » avant de faire la même chose en 1961. « Papa » est entièrement là. Ne supportant pas les faiblesses des autres qui le ramènent aux siennes… ou les annoncent. En un sens, il est une vivante incarnation de la poutre qui a horreur de la paille.

Normal qu’on ait parfois envie de lui rabattre son caquet, comme lors de la fameuse anecdote  du match de boxe perdu contre le journaliste Callaghan. Mis KO par ce petit bonhomme qui ne paye pas de mine, Hemmy est furieux contre Fitzgerald qui arbitrait ce match « amical » et qui n’aurait pas respecté le temps réglementaire fixé à une minute pour un round, profitant de l’occasion pour faire envoyer son pote au tapis. Ce dernier en gardera rancune et croira « se venger » de son ami un jour en parlant de la « taille » problématique de son pénis. Ridicule génie qui confond si souvent l’honneur et le courage avec des concours de bite ! Matamore qui ne supporte qu’on le traite comme il traite les autres et qui sombre dans l’infamie si on lui résiste trop !

Infâme, Hemingway l’a en effet réellement été avec Dos Passos lors d’un épisode de la guerre d’Espagne. Complètement manipulé par la propagande communiste qui pousse les Républicains à se dénoncer les uns les autres, le voici persuadé qu’un certain José Roblès, accusé de trahison et abattu par les Républicains, est coupable de ce dont on l’accuse. Il faut avouer que « Papa », s'il adore jouer aux espions et aux donneurs de renseignements, n’a jamais brillé par sa perspicacité politique. Le hic est que ce Roblès est un ami de Dos Passos qui croit que celui-ci a été tué plus vraisemblablement parce qu’il refusait de s’aligner sur la ligne de Moscou. Au-delà de cette exécution sommaire dont on ne saura jamais les  raisons exactes, Hemingway tient là une occasion de salir son ancien ami Dos Passos, rival s’il en est de la scène littéraire américaine. Quitte à avaliser les informations staliniennes, le voilà qui ne se prive pas de calomnier son « ami », révélant à qui veut l’entendre les liens qui l’unissaient au « fasciste Roblès ». Doublement affecté par l’assassinat de son ami espagnol et la démolition en règle que mène son autre ami américain contre lui, Dos Passos ne s’en remettra pas, et Hemingway pourra enfin passer pour le « plus grand écrivain de gauche » de sa génération. Carriériste, grande gueule, capable de toutes les bassesses au nom de sa grandeur, Hemingway, c’est le moins qu’on puisse dire, « ne se montre pas ici sous son meilleur jour », comme l’écrit PPDA, admirateur lucide de ce salopard formidable. « Dans son monde, on est avec lui ou contre lui. Et si l’on n’est plus avec lui, on est bon à jeter ». Ce sont les interventions du biographe qui font le sel de cette biographie. C’est que Poivre d’Arvor raconte autant qu’il informe, juge autant qu’il expose, et peut-être s’accuse lui-même secrètement ici où là, tant l’on sent la proximité entre lui et l’auteur d’Hommes sans femmes.  

Et les femmes, au même titre que les livres, les voyages, et les guerres, restent la grande passion d’Hemingway. S’il a certainement beaucoup aimé, chacune à sa manière, ses quatre épouses, Hadley, Pauline, Martha et Mary, on peut se demander si ce n’est pas avec son premier puis avec son dernier amour qu’il s’est le plus brûlé. Deux amours italiens… et platoniques.

Soit Agnès von Kurowsky, l’infirmière qui s’occupe de lui après sa blessure sur le front italien lors de l’été 1918. Elle est grande, svelte, a deux beaux yeux gris, et a sept ans de plus lui. C’est son premier amour. Il a été fiancé avec elle. Mais elle semble s’être joué de lui, comme le fait la chatte avec le souriceau, et a fini par l’abandonner, lui laissant la pire des blessures, la blessure honteuse, la blessure narcissique. On ne sait même pas s’ils ont couché ensemble. Mais pour une fois, il ne se vengera pas. Au contraire, il transfigurera Agnès en Catherine Barkley, l’héroïne de ce monument à l’amour qu’est L’adieu aux armes.

En décembre 1948, il a cinquante ans, il rencontre à Venise Adriana  Ivancich, elle a dix-huit ans. Un jour, il l’observe en train de se coiffer et remarque qu’elle n’a pas de peigne. Il lui propose la moitié du sien. « Ce geste les lie », écrit PPDA. Pendant six ans, il va lui écrire, l’inviter chez lui à Cuba (ainsi que son frère qu’il apprécie et qui veille sur elle), l’aimer chastement, sans scandale. Le scandale, ce sera le livre qu’elle lui inspire, Au-delà du fleuve et sous les arbres, mal reçu par la très puritaine critique américaine qui n’apprécie guère qu’on exhibe son démon de midi. Lui s’en fout. Il a encore fait souffrir les siens, son épouse Mary surtout, mais il a vécu sa dernière histoire d’amour - même si comme avec Agnès, encore plus qu’avec Agnès, rien ne s’est réellement passé. Les femmes que l’on a le plus aimées sont celles que l’on n’a pas eues. C’est peut-être aussi cela qui a fait que PPDA a écrit ce si beau livre. 

Pierre Cormary





Toutes les réactions (25)

1. 27/04/2011 09:33 - OhMe

OhMePourquoi Pierre Cormary a-t-il toujours la même opinion que Marin de Viry, et surtout, pourquoi Pierre Cormary écrit-il toujours les mêmes billets que Marin de Viry ?

2. 27/04/2011 11:13 - Lady Gaga

Lady GagaAvec cet article, Ring touche le fond.
Nous avons eu la lèche à Dantec, à coup de ridicules vidéos.
La lèche à Houellebecq qui, espérons-le, s'en est remis.
Maintenant, PPDA.
Sans oublier la technique si particulière de Cormary, qui consiste à systématiquement rabaisser un grand auteur, et de quelle minable façon (on se souvient de l'attaque contre Georges Bernanos) : "Ridicule génie qui confond si souvent l’honneur et le courage avec des concours de bite ! Matamore qui ne supporte qu’on le traite comme il traite les autres et qui sombre dans l’infamie si on lui résiste trop ! "
Pitoyable.
OhMe : Viry n'est qu'un mauvais écrivain (voir les extraits de son nanar) mais enfin, je crois n'avoir jamais lu de telles cochonneries sous sa plume...

3. 27/04/2011 11:30 - Ann Lee modération

Ann Lee modérationLady Gaga = Juan Asensio dans ses oeuvres. (Même IP). Alors Mr Asensio, on a oublié de lancer le proxy ? La haine, ça fait presque perdre l'équilibre, paraît-il.

4. 27/04/2011 12:14 - gorguss

gorgussJe l'ai lue voici trois semaines et il m'a donné envie de me refaire l'intégrale d'Hemingway. Défendre PPDA est un acte punk aujourd'hui donc mes félicitations à Pierre Cormary.

5. 27/04/2011 12:28 - Hantz

HantzPierre Cormary est l'idée fixe du blogeur Asensio, sa passion, son désir secret. Asensio qui n'est qu'un mauvais critique incapable d'aimer un livre, jalouse farouchement Cormary qui lui est un créateur. C'est vieux comme le monde ce genre de guégerre.

6. 27/04/2011 14:32 - Victor

VictorPas besoin d'IP pour confondre l'Asensio caché sous la Gaga, son petit style haineux s'y développe aussi banalement que d'ordinaire. Mauvais critique, oui, peu de gens désormais l'ignore, mais jaloux féroce, ça, ça commence à se voir aussi.

7. 27/04/2011 14:40 - skostiss

skostiss@OhMe
Cormary a peut-être le même avis que Viry, mais le premier parle au moins du livre (que je n'ai pas lu),et qu'il se trompe ou non, il tente un travail de critique. Cormary s'est risqué selon moi à des billets bien plus ambitieux qui valent bien qu'on lui pardonne ses saillies un peu fougueuses, concernant Bernanos notamment. Ceci dit, après la lecture pénible des extraits de "mémoires d'un snobé", j'aurais malheureusement tendance à rejoindre Lady Gaga quant aux qualités d'écrivain de M de Viry.
(Promis c'est dit sans haine, Ann Lee modération...)

8. 28/04/2011 18:43 - commequidirait

commequidiraitD'accord avec OhMe et LadyGaga.
Mon premier commentaire a été censuré sans que j'en comprenne la raison ... Je le réitère donc : difficile de démêler s'il est question de PPDA, d'Hemingway, d'Hemingway vu par PPDA ou d'une simple pub (voir les opérations de promotion pour Dantec et Houellebecq).
@ gorguss : votre logique est déconcertante : "Défendre PPDA est un acte punk aujourd'hui donc mes félicitations à Pierre Cormary." ... une phrase d'anthologie qui se suffit à elle-même !
@Ann Lee moderation : vous savez pertinemment que l'usurpation de pseudonyme est plus que courante sur ce site mais vous ne le relevez que lorsque cela vous arrange. Il suffirait pour éviter cela d'installer une inscription pour les commentaires (avec adresse e-mail, etc) !!

9. 28/04/2011 21:07 - IP suspecte

IP suspecteD'accord avec commequidirait. La modération sur ce site n'est guère modérée. J'ai été l'objet d'une "modération" par Ann Lee peu admissible, récemment. Je laisse à Ann Lee le soin de confronter les IP... si elle n'a rien de mieux à faire! :-)
Si Lady Gaga est Juan Asensio, cela veut dire que ce dernier change d'avis rapidement. N'a-t-il pas dit naguère dans un commentaire assez élogieux sur un extrait du roman de Marin de Viry qu'il ne venait sur Ring que pour le lire ? Lecteurs et modérateurs, cherchez bien... si vous n'avez rien d'autre à faire!

10. 28/04/2011 21:15 - David Kersan

David KersanOui, il a écrit cela, petit envoyé du Stalker. Et c'est tout Juan, dire quelque chose et son contraire sur un forum à quelques minutes d'intervalle. Cet Ip EST celui d'Asensio, que ça soit suspect ou pas pour vous, peu m'importe.

11. 28/04/2011 22:35 - victor

victorOuh la la.... Quelle bagarre! Jalousie, pourquoi viens tu pisser dans notre jardin alors qu'à côté il y le tien? La jalousie !!! Bouh que c'est vilain!
On a très souvent sur Ring d'excellents articles, d'excellentes critiques cf justement celle de Pierre CORMARY mais il se trouve néanmoins des gens, pas toujours dénués de talent par ailleurs, ( cf leur site ) mais qui se croient obligés de déverser leur fiel. (pour donner à penser qu'ils seraient meilleurs? ) Allons donc, plus de culture, davantage de savoir, n'est pas celà l'essentiel? Bien à vous Messieurs.

12. 28/04/2011 23:52 - IP suspecte

IP suspecteMonsieur Kersan, qu'est-ce qui vous permet de dire que je suis un petit envoyé du Stalker? Pourquoi pas une ? Grande? Indépendante? Avez-vous ( ou allez-vous) fliqué mon IP? N'importe quel lecteur un tant soit peu assidu de Ring peut faire les mêmes remarques que moi. Vous devriez vous réjouir d'avoir des lecteurs aussi assidus. Je ne suis pas envoyé par le Stalker, que cette IP soit la sienne est le cadet de mes soucis. Seriez-vous plus susceptible qu'Asensio, en plus... comment dire, en plus... feutré, calfeutré? Je réagissais seulement aux propos de commequidirait, vos règles de modération ne sont pas équitables. Cordialement.

13. 29/04/2011 00:43 - Pierre Cormary

Pierre CormaryDavid, la prochaine fois que je signe un article, je le signerai Jean-Gérard Dupont, histoire que cela ne fasse pas d'histoires, et que tous ces gens cessent de s'accrocher maladivement à leurs basques.

14. 29/04/2011 09:38 - Victor

VictorIP Suspecte : "Si Lady Gaga est Juan Asensio, cela veut dire que ce dernier change d'avis rapidement", puis commentaire d'après : "Je ne suis pas envoyé par le Stalker, que cette IP soit la sienne est le cadet de mes soucis".
Il faudrait savoir...
Il me paraît quant à moi très savoureux et très utile (mais peut-on convaincre un fan ou une groupie ?) de montrer que JA, pourfendeur de l'anonymat, signe des commentaires fielleux signés Lady Gaga....

15. 29/04/2011 10:34 - Ip Suspecte

Ip Suspecte"Faut savoir": ben oui,Victor, je sais: la première phrase est un constat. Tout le monde peut en déduire qu'Asensio change d'avis très rapidement, pas besoin d'être envoyé par le Stalker pour le constater. C'était le sens de mon intervention et je constate qu'elle a été interprétée dans le sens contraire. Ce n'est pas moi qui m'accroche au Basque, en l'occurrence. Dans ce touillage d'egos, PPDA, Cormary, Asensio, Kersan,je n'ai fait que constater l'impossibilité de communiquer, de lire, écouter l'autre. Sur ce, je vous salue tous, pas sûr(e) de rester assidu(e) à Ring!

16. 29/04/2011 11:02 - David Marie

David MarieVous en avez pas mart de vos petites gueguerres a 2 balles ?
Parlez de l article, du fond, de la forme, de ce qu on vous a donnez a lire et commenter.
Mais arrêtez de transformer le ring en basse-court.

17. 29/04/2011 13:45 - Géraldine

GéraldineJe suis sûre que "ip suspecte" est une certaine pamela ramos, blogueuse sans intérêt en quête de reconnaissance, clairement mal dans sa peau et en admiration devant tout ce qu'écrit son idole asensio. Elle a colorié son blog en noir et prend des airs solennels pour prévenir qu'attention, ici on cause du "MAL" dans le marbre philosophique. Pathétique nana s'il en est, risée de ses "amis facebook" d'ailleurs, il faudrait la prévenir....!

18. 29/04/2011 14:05 - David Kersan

David KersanGéraldine, n'accusez pas sans savoir. J'aimerais qu'on arrête une seconde de parler d'asensio dont la dérive n'entraîne que lui. Il est venu, il a posté sa petite odeur, merci de laisser les fenêtres grandes ouvertes.

19. 29/04/2011 14:37 - RM

RMHey les gens, c'est un RING ou une cour de récré ? Quel dommage de devoir trier ici les commentaires du bruit !

J'aime bien cet article qui correspond avec ce que je sais d'Hemmy, ses frasques n'enlèvent rien à son talent d'écrivain. N'y aurait il pas un DEBAT à faire sur la création et l'autodestruction ? Les cas ne manquent pas, j'aimerais beaucoup par exemple interroger M.Houellebecq sur l'omniprésence du suicide dans ses ouvrages.

Ou encore dans quelle mesure la partialité des auteurs du Ring, absolument nécessaire à la création (moi aussi je vomis les tièdes avant mon petit déjeuner), met elle en danger la liberté d'adopter et de défendre les point de vue les plus divers ?

S'engager trop, sur un ring, c'est s'exposer inutilement, mais si on ne s'engage pas assez, pas de combat. Il faut trouver la bonne distance. La victoire appartient à celui qui reste debout à la fin.

20. 30/04/2011 19:28 - commequidirait

commequidiraitMême s'il m'arrive de poster certains commentaires un tant soit peu polémiques, je dois dire que vous avez raison : les réactions sont souvent trop "cour de récré" (et agressives) et ne portent pas suffisamment sur le fond de l'article (c'est valable pour moi, je le répète).

Toutefois, on doit pouvoir émettre des critiques sans encourir le sempiternel "Si ça ne vous plaît pas, allez voir ailleurs etc.

En l'occurrence, cet article donne plutôt envie de lire le bouquin mais il ne s'agit pas à proprement parler d'une critique ( ce qu'on peut tout de même attendre des articles littéraires...). Je veux dire par là qu'il n'y a pas d'analyse (de la narration, des procédés littéraires, du style...) mais simplement un résumé de certains passages.
Le premier paragraphe s'emploie maladroitement à prouver (avec Stendhal convoqué en témoin de moralité !) que l'accusation de plagiat est infamante. La suite, comme je l'ai dit, évoque certains épisodes de la vie d'Hemingway. Et sans transition aucune la phrase finale est censée boucler la boucle : " C’est peut-être aussi cela qui a fait que PPDA a écrit ce si beau livre."

C'est peut-être aussi cela qui fait que Cormary a écrit un article un peu faible.

21. 11/06/2011 11:59 - Raphaël Zacharie de IZARRA

Raphaël Zacharie de IZARRAConsternante de nullité, la plume de PPDA !

Tant dans ses livres que sur son blog officiel (où j'ai même relevé quelques fautes).

Ce journaliste ne sait tout simplement pas écrire. Aucun style. Platitudes, clichés, banalités s'accumulent au fil de ses livres et articles.

PPDA n'a aucun talent d'écriture, je ne comprends pas que ses éditeurs ne s'en aperçoivent pas. Au bout de deux pages, n'importe quel lecteur un tant soit peu exigent devrait s'en rendre compte (car je m'en suis rendu compte au bout de deux pages, quant à moi).

Comment peut-on berner à ce point des milliers de lecteurs ?

Raphaël Zacharie de IZARRA

22. 11/06/2011 12:00 - Raphaël Zacharie de IZARRA

Raphaël Zacharie de IZARRACORRECTION

Consternante de nullité, la plume de PPDA !

Tant dans ses livres que sur son blog officiel (où j'ai même relevé quelques fautes).

Ce journaliste ne sait tout simplement pas écrire. Aucun style. Platitudes, clichés, banalités s'accumulent au fil de ses livres et articles.

PPDA n'a aucun talent d'écriture, je ne comprends pas que ses éditeurs ne s'en aperçoivent pas. Au bout de deux pages, n'importe quel lecteur un tant soit peu exigeant devrait s'en rendre compte (car je m'en suis rendu compte au bout de deux pages, quant à moi).

Comment peut-on berner à ce point des milliers de lecteurs ?

Raphaël Zacharie de IZARRA

23. 25/06/2011 18:34 - Arthur Martin

Arthur MartinOn est bien content d'apprendre que Jean-Eder Hallier aimait citer la phrase Georges Bernanos "Les ratés ne vous rateront pas" ("Le chemin de la Croix-des-âmes"). Hallier était d'ailleurs un grand admirateur de Bernanos. Mais il semble décidément impossible à P.Cormary d'écrire le nom de l'auteur du"Journal d'un curé de campagne" depuis qu'on lui a remonté les bretelles à ce sujet (voir l'article publié sur le Ring "Droit de réponse à Pierre Cormary"). Pas très correct tout ça, ni très sérieux... Probablement parceque Cormary lui-même n'a pas "raté" Bernanos en ayant la brillante idée de le qualifier de "planqué"...

24. 23/08/2011 13:30 - un homme sans nom...

un homme sans nom...J'aime bien ce qu'écrit Asensio.
J'aime bien les articles de Cormary.

Ils défendent l'ecriture/Ecriture comme dit Dantec (leur point commun à Asensio et Cormary non ?).

25. 07/04/2013 20:44 - Raphaël Zacharie de IZARRA

Raphaël Zacharie de IZARRAPATRICK POIVRE D'ARVOR, AUTEUR SANS TALENT
Consternante de fadeur, la plume de Patrick Poivre d'Arvor !

Tant dans ses livres que sur son blog officiel http://www.poivredarvor.com/ (où j'ai même relevé quelques fautes).

Aucun style. Peu d'imagination. Beaucoup de clichés.

Platitudes, bavardages, banalités s'accumulent au fil de ses livres et articles, la plupart du temps sur un ton familier.

Sans éclat.

Une écriture terne à la portée du quidam normalement éduqué et honnêtement instruit sachant construire des phrases (et encore, en faisant abstraction des quelques fautes rencontrées sur son blog).

C'est du niveau d'un rédacteur honorable de classe de seconde, mais guère plus.

Voilà le talent de plume de ce personnage public assimilé par certains à un authentique écrivain !

Patrick Poivre d'Arvor n'a aucun talent d'écrivain, je ne comprends pas que ses "admirateurs" ne s'en aperçoivent pas. Au bout de deux pages, n'importe quel lecteur un tant soit peu exigeant devrait s'en rendre compte (moi, je m'en suis aperçu au bout de deux pages).

Entendons-nous bien, je n'ai personnellement rien contre ce monsieur. Il est parfaitement libre de se prétendre écrivain de la même manière qu'un vulgaire cancre de classe de sixième est libre d'affirmer être un petit génie incompris...

Il a le droit de se proclamer écrivain, disais-je... Á ses risques et périls car il faut reconnaître que ce journaliste se targuant de défendre la littérature et d'aimer les Belles Lettres ne sait tout simplement pas écrire.

Je le dis sans méchanceté ni ironie, son écriture incolore, sans flamme, sans saveur, sans odeur est plus adaptée aux recettes de cuisine allégée qu'aux romans.

Aussi devrait-il s'abstenir de faire l'écrivain. Á l'image de Bernard Pivot qui, plus décent, préfère donner la parole aux vrais auteurs au lieu de tenter de les singer.

Comment peut-on berner à ce point des milliers de lecteurs avec une plume aussi pâle ?

Raphaël Zacharie de IZARRA

Ring 2012
Pierre Cormary par Pierre Cormary

Littérateur et éditorialiste. Ring Wall of Fame.

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Pourquoi Pierre Cormary a-t-il toujours la même opinion que Marin de Viry, et surtout, pourquoi Pierre Cormary écrit-il toujours les mêmes billets que Marin de Viry ?

OhMe27/04/2011 09:33 OhMe
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