Sur le RING

La Terre outragée

SURLERING.COM - CULTURISME - par Christophe Maillot - le 10/04/2012 - 3 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

En 1986, la catastrophe nucléaire de Tchernobyl transforme la ville de Pripiat en no man’s land. Évacués à la hâte, les habitants abandonnent tout ce qu’ils ont de plus précieux derrière eux pour commencer une nouvelle vie ailleurs. Dix ans plus tard, certains reviennent sur place malgré le risque radioactif : divisés entre le besoin de retrouver leur passé et l’envie de tourner définitivement la page de ce drame.




Autant l’écrire d’emblée, La Terre outragée est une réussite. J’ai eu, à la projection de ce film, un coup de cœur cinématographique qu’il m’est impossible de ne pas partager. Bien que traité par des documentaires très réussis (1), le désastre nucléaire ukrainien n’avait jamais fait l’objet d’une fiction. Une lacune désormais comblée avec le premier long métrage de la réalisatrice franco-israélienne Michale Boganim. La cinéaste, également co-scénariste du film, a pris pour parti de raconter cet évènement apocalyptique uniquement du point de vue de la population de Pripiat. La ville la plus proche du site nucléaire et donc la plus exposée aux radiations. La mise en scène prend soin d’éviter toute approche didactique et ne sombre jamais dans le pathos. A aucun moment, elle ne cherche à retranscrire avec précision les circonstances à l’origine de l’explosion de la centrale, ou à nous emmener au cœur de l’action avec les premiers liquidateurs envoyés sur les lieux. Le film s’attache au contraire à privilégier l’intime au spectaculaire, en racontant l’histoire d’hommes et de femmes dont les destins ont été irrémédiablement bouleversés. Une tragédie en deux actes.

Premier acte : La mort invisible

La Terre outragée commence son récit le vendredi 25 Avril 1986 à Pripiat. Cette ville du nord de l’Ukraine est à trois kilomètres de la centrale Nucléaire Lénine, et à quinze kilomètres de la ville de Tchernobyl qui donnera son nom à la catastrophe. Après un long et rude hiver, la ville et ses environs connaissent enfin le réveil tardif du printemps. C’est donc dans une atmosphère bucolique et d’allégresse que la caméra plante le décor du drame. Elle nous décrit la vie quotidienne des habitants de Pripiat qui se préparent à l’ouverture prochaine d’un parc d’attraction et aux festivités du 1er Mai. Au bord de la rivière qui arrose la ville, les mères de famille viennent y laver leur linge, Valery et son père Alexeï – un ingénieur – plantent un pommier, tandis qu’Anya et Piotr, qui doivent sceller leur union le lendemain, s’offrent une balade en amoureux sur une barque de fortune. Au loin, tout ce petit monde peut apercevoir le site nucléaire dont la proximité en fait des privilégiés de l’Union Soviétique. A cette époque l’Ukraine est un pays satellite de l’URSS, et Pripiat, ville construite au début des années 1970 pour accueillir les employés de la centrale et leurs familles, est une cité modèle très proche de l’utopie communiste. L’architecture est fonctionnelle, le niveau de confort plutôt élevé – en partie grâce l’indépendance énergétique d’origine nucléaire - et la propagande berce les habitants dans une douce insouciance. Rassuré par le sentiment de sécurité procuré par le pouvoir politique en place, nul ne peut imaginer un instant que ce paradis verdoyant est à la veille de devenir un enfer de désolation. Dans la nuit du 25 au 26 avril, les ingénieurs de la centrale Lénine testent le fonctionnement d’un système de refroidissement de secours sur l’un des réacteurs. Mais l’expérience tourne mal, la puissance du réacteur s’emballe, et la situation devient d’autant plus incontrôlable que les systèmes de sécurité ont été désactivés pour l’occasion. A 1h23 du matin c’est l’explosion.



La réalisation, qui ne montre jamais de manière directe l’accident de Tchernobyl, le rend visible qu’à travers son impact sur la Nature et l’Homme. C’est par le biais de plans symboliques, constituants un ensemble d’images fortes et qui se passent de tout dialogue explicatif, que nous prenons peu à peu la mesure du fléau qui s’abat sur la population de Pripiat. Du point de vue de la Nature, cela commence par un orage qui gronde dans le lointain et par l’agitation anormale des animaux de la région. Des signes prémonitoires auxquels se succèdent les premières traces visibles de la dissémination des particules radioactives, vectrices d’une mort insidieuse et invisible. Des poissons contaminés flottent à la surface de la rivière, des volatiles fauchés en plein vol gisent dans les champs et les arbres se parent des belles couleurs orangées d’un automne précoce. Comme si cela ne suffisait pas, la Terre subit encore un dernier outrage, celui d’une pluie noire, huileuse, qui dissémine dans les sols un mal qui y subsistera pendant des siècles. Autant dire, une éternité à l’échelle d’une vie humaine. Du point de vue de l’Homme, cela commence par une totale incompréhension. Laissés dans l’ignorance de la catastrophe, les habitants ne savent pas qu’ils baignent désormais dans une atmosphère hautement radioactive. Ils observent hébétés les phénomènes anormaux qui se produisent autour d’eux et les va-et-vient incessants des convois militaires. Bientôt des hommes en combinaison blanche descendent du ciel par hélicoptère, armés de lance flamme ils brûlent les animaux de ferme, abattent les chiens et repartent par les airs, tels des êtres venus d’un autre monde. La fin de la torpeur dans laquelle se trouve la population ne sera finalement pas illustrée par une foule cédant à la panique et jetée sur les routes, mais par un simple plan sur le visage d’Anya qui vient de se marier dans la matinée avec Piotr. Le couple, entouré de leurs familles et amis, fête leur union quand le jeune homme, qui se révèle être un sapeur-pompier, reçoit un appel important. Anya, qui accompagne les musiciens d’un petit orchestre de sa douce voix, comprend que quelque chose de grave est arrivé. En l’espace d’un plan, son visage qui, jusqu’alors était illuminé de bonheur, s’assombrit progressivement, sa voix chantante si agréable s’étouffe peu à peu, et pourtant autour d’elle personne ne se rend compte de son trouble, seul règne l’insouciance. Même si son mari lui explique, ou peut-être prétend, partir avec d’autres hommes pour éteindre un soi-disant feu de forêt, le rêve de sa jeune épouse se brise. A l’image de celui dans lequel était bercée la population de Pripiat, la ville modèle. Il suffit d’un plan sur le visage d’Anya pour que se matérialise toute l’ampleur de cette tragédie humaine.

L’ordre d’évacuer les 50 000 mille habitants que compte la ville de Pripiat n’est donné que le 27 avril, soit une trentaine d’heures après l’explosion de la centrale nucléaire. Pendant cette période, hommes, femmes et enfants ont été exposés à des fortes doses de radioactivité. Une grande partie d’entre eux sont déjà condamnés, mais ils ne le savent pas encore. L’invisibilité de la menace a permis aux autorités de maintenir la population dans l’ignorance totale des dangers qu’elle encourait. Certains l’apprennent au détour d’une conversation avec des personnes plus ou moins proches des autorités, c’est le cas d’Anya. En se rendant à l’hôpital où a été transféré Piotr, les propos d’une infirmière lui apprennent la véritable mission effectuée par son mari : ce dernier, comme bien d’autres irradiés, est envoyé dans un centre sécurisé à Moscou, car son Piotr n’est plus un « homme » lui confie-t-elle, mais un « réacteur ». La sentence est sans appel, il fait partie des premiers liquidateurs, de ceux qui subirent l’exposition la plus forte aux radiations. Anya ne reverra plus jamais sont mari. D’autres personnes sont cependant privilégiées et mises au courant de la vérité, l’idéal communiste de la ville modèle se révèle alors bien inégalitaire. Prévenu, en raison de son respectable statut d’ingénieur, Alexeï fait évacuer avant tout le monde sa femme et son fils Valery. En contrepartie, il se doit de conserver le secret, un fardeau qui se révèle beaucoup trop lourd à porter. Partagé entre devoir et état d’âme, il erre dans Pripiat, un compteur Geiger en bandoulière, suggérant de timide mise en garde auprès des gens qu’il rencontre. Gagné par la folie, il achète finalement des parapluies qu’il distribue à des passants pour qu’ils se protègent des averses de pluies dont il est le seul à connaître la teneur hautement radioactive, une protection bien illusoire. Rongé par le remord, l’ingénieur disparaît sans laisser de traces.

Deuxième acte : La terre de l’oubli

Dans la seconde partie du film, l’action se transporte en 1996, dix ans après l’accident nucléaire. Pripiat fait désormais partie d’une zone dite d’exclusion nucléaire de 30 kilomètres de rayon, soit près de 300 000 hectares de terrain (ce qui représente une superficie équivalente à 25 % de la région Île-de-France). Toute cette portion du territoire ukrainien - mais aussi une partie de la Biélorussie voisine – a été vidée de ses habitants et laissée à l’abandon. Seuls les travailleurs de la centrale et quelques natifs des lieux y vivent encore. Cette région fantôme connaît cependant une bien étrange animation, tout au long de la journée vont et viennent des bus appartenant à un tourisme d’un nouveau genre : le « tourisme du désastre ». Un marché que se partagent différentes compagnies en proposant chacune leur Tchernobyl Tour. Anya, revenue sur les terres de sa jeunesse, travaille pour l’une de ces organisations en tant que guide sur un circuit qui pourrait s’appeler le Tripiat Trip. La jeune femme a abandonné sa belle chevelure brune pour un chignon à la géométrie parfaite, et porte un tailleur strict, sobre, presque militaire. Autant d’éléments qui donnent l’impression que le temps, définitivement figé à Pripiat le jour de l’accident, est resté à l’heure soviétique. C’est avec une voix monocorde et un regard mélancolique qu’Anya commente la visite de sa ville à des curieux et des journalistes. Le Tchernobyl Tour prenant ainsi des allures de voyage dans le temps, telle l’évocation nostalgique d’une utopie brisée. Une impression renforcée par la chanson Voyage, Voyage de Desireless que fredonne la jeune femme. Ce tube sortie en 1986, et qui eu un grand succès en Ukraine, ne pouvait mieux symboliser le déracinement et l’exil connus par la population de la région. En parallèle Valery, devenu adolescent, revient à Pripiat à l’occasion d’une commémoration en l’honneur des pères disparus, dont le sien Alexeï. Bravant l’interdit, il part à la recherche du pommier qu’il avait jadis planté avec son paternel, et erre dans les décombres de la ville à la recherche d’artefacts de son enfance. Ce qu’il ne sait pas, c’est que son père est toujours vivant. Ce dernier n’est plus que l’ombre de lui-même, et note les noms et les âges des jeunes hommes qu’il rencontre dans l’espoir de retrouver son fils. Unis par un drame commun, Anya, Valery et Alexeï sont trois personnages en quête d’une partie leur ancienne vie dans les ruines de Pripiat, à la recherche d’un lien entre le présent et le passé avant que celui-ci ne disparaisse sous le voile de l’oubli collectif. Anonymes parmi les anonymes, ce ne sont pas leur nom que la grande Histoire retiendra, et c’est là que le titre anglais du film prend tout son sens : Land of Oblivion, littéralement « La Terre de l’oubli ». Le film semble ainsi nous poser cette question : que restera-t-il des hommes et de femmes de Pripiat, et des villages environnants, après que les milliers d’années nécessaires à une complète décontamination de la « Zone » se seront écoulées ? Le processus d’oubli a d’ailleurs déjà commencé, puisque le désastre nucléaire ukrainien n’est évoqué que par le biais du terme générique de « catastrophe de Tchernobyl ».

Ce deuxième acte de La Terre outragée a d’autant plus d’impact sur le spectateur qu’il met en scène un autre personnage bien particulier : la ville de Pripiat. La vraie. Pour la réalisatrice Michale Boganin, il était impensable de ne pas tourner sur les lieux du drame, un souhait à l’origine même du projet. Il n’y a point ici de reconstitution, qu’il s’agisse des immeubles délabrés, de l’intérieur des appartements abandonnés ou du manège d’auto-tamponneuses gagné par la végétation, tout ce qui est présent à l’écran existe réellement. Le récit, qui depuis le début privilégie une vision intimiste, se double d’une approche quasi ethnographique de la catastrophe. Plus tout à fait un film, pas vraiment un documentaire, fiction et réalité se confondent. Des images qui prennent une valeur unique, car bien que l’histoire se déroule en 1996, le film, lui, a été tourné il y a seulement quelques mois… C’est dans ce « décor » dantesque que le film approche progressivement de sa fin en se concentrant sur Anya, qui aspire à quitter définitivement Pripiat. Une décision difficile à prendre pour la jeune femme, divisée entre un passé qu’elle ne veut pas perdre et un avenir qu’elle souhaite le plus éloigné possible de la ville. Une situation illustrée dans les relations qu’elle entretient avec deux hommes différents. Le premier, un ami d’enfance, qui s’est résigné à rester sur place. Le deuxième, un scientifique français, qui symbolise la possibilité d’une nouvelle vie plus idyllique. Mais Anya ne se berce plus d’illusion, le rêve de l’utopie elle l’a déjà vécu, et elle sait bien que sa fin ne sera pas heureuse. Ses cheveux commencent à tomber par poignée, signe que le poison radioactif commence à manifester ses effets sur l’organisme de la jeune femme. Un mal silencieux qui touche tous les irradiés de la première heure vivant toujours à proximité du site nucléaire. Anya, et tous ses semblables, sont des survivants, voir même des morts-vivants. Aussi éloignés soient-ils de la « Zone », ils y resteront attaché jusqu’à la fin par un lien indéfectible et empoisonné, comme damnés. D’ailleurs, hasard de la réalisation, ou choix délibéré, le numéro du casier d’Anya sur son lieu de travail porte le numéro 666. Finalement, dans les toutes dernières minutes du film, la jeune femme quitte Pripiat, mais seule. Elle arbore dorénavant une coupe de cheveux courte d’un blond platine qui tranche avec la tonalité de sa coiffure précédente. Mais est-ce sa vraie chevelure ? Ne pourrait-il pas s’agir d’une perruque destinée à cacher la lente destruction de son corps ? La réponse reste à l’appréciation du spectateur. Seule certitude, quelque soit la destination d’Anya, elle continuera sûrement à fredonner Voyage, Voyage. Une chanson qui représente pour elle l’espoir d’un avenir meilleur et en même temps un vague écho de son passé.

Un sujet sensible

La genèse de La Terre outragée remonte à 2004. Cette année là, Michale Boganin passe quelques mois en Ukraine pour réaliser son documentaire « Odessa… Odessa ! » consacré à la communauté juive de cette ville portuaire du bord de la mer noire. Au cours de son séjour prolongé dans le pays, la jeune femme est intriguée par l’existence de visites guidées dans la zone d’exclusion nucléaire. Bien que ces Tchernobyl Tours lui paraissent assez surréalistes, elle décide tout de même de s’y rendre. La visite de Pripiat est alors un véritable choc pour la réalisatrice. Impressionnée par ces « décors » et l’ambiance du lieu, elle y voit matière à faire un film. Dès le début, son objectif est de raconter le désastre nucléaire à travers son impact sur la vie des habitants de Pripiat avant et après la catastrophe. Cependant, le montage financier du film ne se fait sans difficulté, et ce n’est qu’au bout de cinq années d’âpres négociations que le projet peut enfin voir le jour. La Terre outragée est finalement une coproduction en grande partie française – avec la participation du CNC, d’Arte et des Films du Poisson -, à laquelle ont également contribué l’Allemagne via la maison de production Vandertastic, et la Pologne avec Apple Film Production.

Si la première partie du film a été tournée dans une ville d’Ukraine assez semblable à celle de Pripiat, la deuxième partie nécessitait de tourner dans la ville originale située dans une zone toujours radioactive. Une situation qui apporta son lot de contrainte : à savoir l’impossibilité pour l’équipe technique de dormir sur place, prendre des précautions au sujet de la nourriture, mais aussi réduire la durée du séjour à quatre ou cinq journées maximum. Les scènes se déroulant à Pripiat furent donc filmées en trois fois, soit une quinzaine de jours au total. A ces difficultés logistiques s’ajouta le désaccord des autorités ukrainiennes à propos de l’angle d’approche choisi par Michale Boganin. L’accident de Tchernobyl reste un sujet sensible, évoquer le point de vue des populations et la persistance de la radioactivité dans la région n’est pas très apprécié. Une mise en scène héroïque des liquidateurs, et de leur sacrifice pour la patrie, auraient été au contraire la bienvenue. Afin d’obtenir les autorisations de tournage et de contourner la censure, la production a même dû faire parvenir un faux scénario aux responsables de la zone interdite.

Pour mener à bien son projet, Michale Boganin s’est beaucoup documentée sur la vie des habitants de Pripiat. Elle a interrogé de nombreuses personnes sur place, amassé un certains nombres d’anecdotes – par exemple il y eut pas moins de 16 mariages le jour de la catastrophe - et autant histoires vraies pour écrire son scénario. Un travail rigoureux de recherche, et de recoupement des informations, qui est assez caractéristique chez les metteurs en scène issus du documentaire. Le film est également porté par son interprète principale Olga Kurylenko, elle-même née en Ukraine, qui sublime le personnage d’Anya. Son jeu nous fait ressentir à quel point la jeune femme s’est transformée suite à la tragédie nucléaire. Entre Anya de 1986 et celle de 1996, ce n’est plus du tout la même personne, tout comme ce n’est plus la même ville,  elle semble faire corps avec Pripiat. Habituée à des rôles de faire-valoir dans des films d’action comme Hitman et Max Payne, ou encore de femme fatale dans le dernier James Bond, Quantum of Solace, la comédienne a prouvé qu’elle était aussi une interprète talentueuse. Véritable star dans son pays d’origine, sa présence à l’affiche permettra peut-être la distribution du film en Ukraine, malgré les pressions exercées durant le tournage. Une production désormais remarquée, qui a déjà fait l’objet d’une dizaine de nominations dans divers festivals à travers le monde, et a remporté le Prix du public lors de l’édition 2012 du festival Premiers plans d’Angers en janvier dernier.

Christophe Maillot

(1) Parmi les nombreux documentaires consacrés à la catastrophe de Tchernobyl, il est possible de citer les réalisations de Wladimir Tchertkoff : Le Sacrifice et Controverses nucléaires (2003).
Ainsi que La Bataille de Tchernobyl (2006) de Thomas Johnson, et Tchernobyl : une histoire naturelle (2010) de Luc Riolon.


Toutes les réactions (3)

1. 10/04/2012 23:23 - Ratatata!

Ratatata!Enfin on parle cinoche;Thanks Ring.
Pour prolonger le cauchemar: lisez, tremblez, compatissez: La Supplication de Svetlana Alexievitch.

2. 11/04/2012 01:07 - Sylvain Métafiot

Sylvain MétafiotUn superbe film, en effet, magnifié par une mise en scène plutôt sobre qui s'attache à l'essentiel et une photographie chaleureuse au début et tristement froide dans la seconde partie.
Vraiment une très belle oeuvre (contrairement à Bellflower, au passage...)

3. 16/04/2012 22:58 - Chris

ChrisJe "plussoie" au commentaire de Ratatata, un bouquin sublime.

Article qui donne envie de voir le film.

Ring 2012
Dernière réaction

Enfin on parle cinoche;Thanks Ring. Pour prolonger le cauchemar: lisez, tremblez, compatissez: La Supplication de Svetlana Alexievitch.

Ratatata!10/04/2012 23:23 Ratatata!
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