Sur le RING

Le chemin de l’impuissance d’Edgar Morin

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Jean Jacob - le 27/04/2012 - 6 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Au moment où la défaite de Sarkozy semble à beaucoup une évidence, le moment est bien venu de nous interroger sur les maîtres à penser que la société capitaliste/productiviste se donne. La petite musique de la fatalité prend aujourd’hui les couleurs de la complexité poétique. À droite et à gauche, à l’UMP, au PS et chez les écologistes, dans les médias responsables, ils sont nombreux à avoir baissé la garde en succombant à cette mélodie.



Né en 1921, l’essayiste Edgar Morin est pour beaucoup dans cet avachissement généralisé. Dans les années 1950, cet ancien grand résistant est revenu penaud des lendemains qui déchantent et a progressivement pris ses distances avec le communisme institutionnel. Dans les années 1960, un peu esseulé théoriquement, il s’est lancé à l’affût des nouvelles modes intellectuelles, en découvrant notamment les bienfaits de la « contre-culture » américaine et de toute une flopée de sciences comme la cybernétique ou l’écologie.
C’est avec cette nouvelle approche qu’il a fermement établi que le monde est « complexe ». Bref, qu’il est constitué d’un enchevêtrement de différents phénomènes qui lui donne consistance. Ainsi, une action dans ce fatras de phénomènes risque très vite de provoquer des effets inattendus, au point de se retourner parfois contre l’objectif initial. La remarque est intéressante et elle marche à presque tous les coups. On peut en effet toujours déceler dans n’importe quelle situation des effets inattendus. Il faut donc adopter une « écologie de l’action », c’est-à-dire envisager même l’inenvisageable afin de parer à de funestes lendemains.
C’est dans la foulée de ce constat qu’Edgar Morin a aussi découvert que rien    n’est définitivement    tout noir ou tout blanc, mais que tout phénomène combine des pôles antagoniques complémentaires et illustre souvent une forme d’auto-organisation. Il y a toujours du bon et du méchant chez lui, car le monde est « complexe ». Le 8 février 2012, il prônait ainsi une fois de plus la « symbiose du meilleur de toutes les cultures » dans Le Monde...
Or, d’autres intellectuels et hommes politiques pressés d’en découdre avec une sommaire lutte des classes cheminent depuis longtemps sur des sentiers similaires. Une nébuleuse puissante, jadis regroupée autour d’un « Groupe des Dix », avait même rassemblé quelques importants comme Robert Buron, Armand Petitjean, Jacques Robin, Félix Guattari et aussi Joël de Rosnay, Michel Rocard... S’ils brassent souvent de grandes idées planétaires, épisodiquement de fumeuses digressions ésotériques, ces personnalités convergent néanmoins    sur    un    point :    il    faut    en    finir avec toute action politique trop volontariste et vite jeter l’État jacobin aux ornières.

La « complexité » du monde


« La nature de l’homme est complexe, les fins de la société le sont au plus haut degré ; aussi aucune conception ou organisation simple du pouvoir ne peut-elle convenir ni à la nature de l’homme ni à celle de ses affaires. » Le contre-révolutionnaire Edmund Burke avait déjà rudement bien saisi les choses en 1790 dans ses Réflexions sur la Révolution de France (Paris, Hachette, 1989, p. 78). Autre héraut de la « complexité » du monde, Friedrich August von Hayek lui a d’ailleurs rendu amplement hommage.

Eux aussi avaient déjà bien compris que le monde est trop complexe pour être régi par une prétentieuse volonté générale, démocratique. Aussi avaient-ils tout fait pour en limiter les errements funestes en lui opposant une série de    contre-pouvoirs :    monarchie, corps intermédiaires, marché... Aujourd’hui, les choses ont un peu changé. Et les hérauts de la « complexité » ont trouvé une nouvelle formule, un peu moins rance et très branchée. Face à l’affreux et potentiellement liberticide « gouvernement » vertical, jacobin, égalitaire, autoritaire, mais malheureusement élu par le peuple, ils vantent les bienfaits de la « gouvernance », plus horizontale, sensible aux acteurs de terrain auxquels on confiera    volontiers    le    soin    de régler eux-mêmes leurs différends. Place sera faite au marchandage généralisé, qui froissera moins la « complexité » du réel. Comme dirait Joël de Rosnay à l’Unesco (où l’on voit souvent parader Edgar Morin), « il est clair que les structures traditionnelles de l’Europe latine et jacobine s’opposent à l’irruption de ces réseaux » (in J. Bindé, Les Clés du XXIe siècle, Paris, Unesco/Seuil, 2000, p. 297). Daniel Cohn-Bendit, disciple d’Edgar Morin, l’a bien compris et avait lui aussi plaidé en 2009 (Que faire ?,    Paris,    Hachette, 2009, pp. 148-150) pour la « gouvernance », les « réseaux », « la régulation » plutôt que la loi. Pour réveiller le citoyen, Edgar Morin n’a de son côté rien trouvé de mieux que d’en faire exploser la figure.    En    2011,    il faisait ainsi l’éloge de la gouvernance dans La Voie pour l’avenir de l’humanité (Paris, Librairie Arthème Fayard, 2011). « Une politique nouvelle nécessiterait l’action conjointe de l’État, des collectivités publiques, des associations privées et des citoyens. Elle appellerait ce qu’un sociologue a nommé une “gouvernance de concertation”. Elle requerrait de conjuguer la socio-régulation, l’éco-régulation et l’égo-régulation » (p. 93).
Dans le champ des politiques publiques, l’heure est donc au repli. Edgar Morin est sans doute pour beaucoup dans ce naufrage. Son œuvre constitue comme un Titanic de la pensée politique progressiste. Rameutant maints savoirs et envolées lyriques, les travaux d’Edgar Morin finissent en effet toujours par faire sombrer les meilleures volontés du monde. On ne peut qu’en sortir tétanisé et paralysé dans sa volonté et son    action.    C’est normal :    le    monde est « complexe ». Sa pédante « écologie de l’action » aboutit ainsi systématiquement à une kyrielle d’inactions. Les victimes du morinisme appliqué sont légion.

NKM et think tank toc


Michel Rocard a longtemps été révolutionnaire, puis il a lu Edgar Morin. En 1988,    devenu    enfin    Premier ministre, il avouera avec candeur que le monde est « complexe »  –    c’est    prouvé    scientifiquement    –    et qu’il ne peut donc pas faire la révolution. C’était l’histoire d’un autogestionnaire devenu gestionnaire.
En 1992, le Parti socialiste a été tout aussi mal inspiré. Il s’est également nourri des travaux d’Edgar Morin et n’a pas manqué de le faire savoir dans son projet témérairement intitulé Projet socialiste pour la France – Un nouvel horizon. Grâce à Edgar Morin, le PS a compris que cet horizon était assez bouché. Certes, Marx est un auteur très utile pour comprendre le XIXe siècle, mais maintenant, c’est beaucoup plus complexe. Il faut donc être moins péremptoire et s’adapter.
En 2002, un autre disciple d’Edgar Morin, Jean-Pierre Raffarin, devient Premier ministre. La même année, il publie son ouvrage Pour une nouvelle gouvernance, qui regorge de considérations moriniennes. Pour ce notable libéral, il faut renoncer au « projet de société » et promouvoir une « société de projets ». Le rusé Premier ministre a bien compris que l’heure est à la modestie politique et qu’il faut donc adopter une « écologie de l’action », c’est-à-dire expliquer    savamment    qu’il     faut     en    finir avec toute politique volontariste.

Fin 2007, c’est au tour du chantre contemporain de la droite décomplexée de s’enticher de la pensée complexe en clamant haut et fort son souci de « politique de civilisation ». Mais le malentendu entre Nicolas Sarkozy et Edgar Morin a été vite levé, et ce dernier clame depuis, partout, qu’il est toujours de gauche. Pourtant, on peut aujourd’hui retrouver Edgar Morin dans le haut conseil de la Fondation Action Durable Novatrice lancée en 2011 par une ministre de premier plan du gouvernement :    Nathalie Kosciusko-Morizet. Présidée    par     un    fin connaisseur de l’œuvre d’Edgar Morin, Jean-Louis Vullierme, la Fondation ADN dégouline de considérations moriniennes. Elle prend note des métamorphoses qui affectent le monde, salue l’émergence des réseaux, adopte une démarche complexe... Nathalie Kosciusko-Morizet, pour sa part, a bien compris l’enjeu. Dans La Vie du 3 mars 2011, elle note avec intérêt qu’Edgar Morin, « après avoir été longtemps révolutionnaire, croit désormais à la “métamorphose”, transformation aussi radicale que la révolution, mais qui prend en compte l’existence des traditions, des racines ». Le 23 mars 2011, elle jugeait sur France Culture que ce qu’écrit Edgar Morin est « formidable et inégalé ». Eva Joly a de son côté avoué à Politis (9 février 2012) que La Voie d’Edgar Morin est son « livre de chevet actuel ». Cécile Duflot l’apprécie également... Malheureusement, l’air du temps semble à nouveau bien rouge et les métamorphoses d’Edgar Morin un peu décalées. Ce dernier a cependant vite réactivé ses réseaux et rebondi à gauche.

Indigné mou

Paru en octobre 2010, le petit opuscule de Stéphane Hessel Indignez-vous ! semble tout    droit sorti de la Résistance. On y trouve notamment une revendication de démocratie économique et sociale, une contestation de la dictature des marchés financiers...    L’essai    se répand surtout à une vitesse fulgurante au niveau international. C’en était sans doute trop pour le héraut de la    soporifique «complexité » marri d’être, lui, l’ancien spécialiste du yé-yé, dépassé dans les hit-parades. On le verra donc se rapprocher et saluer avec enthousiasme Stéphane Hessel. Il est vrai que les deux penseurs se retrouvaient déjà depuis 2002 en bonne compagnie dans un humble et huppé Collegium-international prônant une « gouvernance mondiale ».
Le résultat de leur idylle éditoriale est pourtant consternant. Dans Le Chemin de l’espérance (Paris, Librairie Arthème Fayard, 2011) paru fin 2011, le volontarisme de l’un a été émoussé par le syncrétisme sirupeux de l’autre. On y parle donc de complexité, de terre-mère, de symbiose, de politique de civilisation, de bien-vivre, de soleil, de tout et de rien. En définitive, on pourra ainsi penser qu’Edgar Morin est un peu au capitalisme ce que le Crédit coopératif est à la Banque populaire : son motif de consolation et de justification. Aussi ne sera-t-on pas trop étonné de le voir plébiscité dans des journaux moralisants comme La Vie, La Décroissance, Silence... et passer dans des émissions dominicales. Le vieux penseur aurait-il enfin trouvé son rayon ?

Jean Jacob
Maître de conférence en science politique à l’université de Perpignan. Dernier livre paru : Edgar Morin. La fabrique d’une pensée et ses réseaux influents, Villeurbanne, Éditions Golias, 2011.
Article publié dans Le Sarkophage, n° 29, 17 mars /19 mai 2012, p. 6 ; article reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur et de l’éditeur.


Toutes les réactions (6)

1. 14/04/2012 12:27 - Kim

KimEdgar Morin et Joël de Rosnay sont de pauvres suiveurs a la traine des penseurs anglais ou americains de la cybernetique, ce ne sont certainement pas des Marshall MacLuhan ou des Alvin Toffler ou meme des Deleuze.

Merci pour enfin parler de ce courant de pensée qui a fait basculer la planète depuis 60 ans. Il serait aussi intéressant de noter que le courant anglo-saxon de l'Ecologisme cybernétique de Gauche s'est effondré sur lui meme avec les communautés hippies; se rendant compte de l'échec dont vous parlez (le syncrétisme mou et impuissant face au abus des petits Robespierre façon Charles Manson). Aux USA, l'utopie d'un pouvoir politique cybernétique et démocratique decentralisé s'est déplacé sur la Droite avec Ayn Rand et son disciple, Alan Greenspan ainsi que chez les premiers pionniers d'internet a la Silicon Valley, l'Ecole de la Californian Ideology. D'ailleur tout le monde anglo saxon est en train d'affronter cette terrible lacheté qui a été d'excuser la complexité du monde en se soumettant a une vision simplistique de la cybernétique et au neo-libéralisme, en fait un abandon du capitalisme traditionnel, aux scripts financiers, au culte de la vitesse, de l'efficacité, du court terme....la catastrophe de la Dromologie comme le souligne si souvent l'adversaire majeur d'Edgar Morin: Paul Virilio.
Un documentaire superbe sur cet échec est trouvable sur le web: "All Watched Over by Machines of Loving Grace" par Adam Curtis...merci encore pour ce superbe texte qui ouvre bien des portes.

2. 16/04/2012 20:54 - vieille garde

vieille garde Merci beaucoup pour cet article: enfin, une vraie réfexion sur un personnage relativement en retrait,( et très vieux!!)mais qui a beaucoup d'influence en france et à l'étranger européen .( plein de gens variés et divers en parlent en suisse, en allemagne, en ex pays de l'est).je suis complètement nulle académiquement parlant sur cet auteur , je ne suis pas sûre d'avoir envie de m'y mettre: me semble apparemment un concepteur du "mou". Ceci dit pour les vrais jeunes du Ring, croyez la vieille baderne que je suis:c'est un progrès "moral" par rapport aux St Just de ma jeunesse.( insupportables intellos boutte-feux germano-billancourtins)...mais surement sans attrait esthétique ou éthique : voyez les photos officielles des candidats de la présidentielle 2012: peut être morinéennes ? NULLES. de la comm pour fromage blanc ou café au lait. c'est un tout petit signe de dégénérescence , mais c'en est un/ merci encore à l'article .

3. 16/05/2012 00:41 - Bilovisso Sanspoul

Bilovisso SanspoulLe reproche apparemment fait aux Pseudo-Démocrates Socialistes à la remorque d'Edgar Morin c'est qu'ils seraient trop libéraux ?
Encore et toujours, c'est la Folie Française qui déploie ses fastes :
le Sarko peut bien avoir volé aux Français 57 % de leur revenu en 2011, l'équivalent étant logiquement détruit au cours des efforts faits soit pour se soustraire à ce pillage, soit pour obtenir une part de ses butins, mais c'est bien connu et, d'ailleurs, tout le monde le dit :
c'est de la Pensée Unique Ultralibérale que souffre la France et ce qui nous en sauvera,
c'est encore plus de pillage esclavagiste, encore davantage d'autoritarisme imbécile sans aucun profit pour personne.

4. 31/05/2012 15:23 - lELFARA

lELFARAIl est triste de consterner l 'ignorance flagrante de l'auteur de cet article. Lisez Edgar Morin monsieur et donnez lui ensuite vos leçons..J'ai 27 ans et je peux vous assurer qu 'il est loin d'être un vieux penseur...pensez y avant de lacher votre venin..Bien à vous

5. 09/08/2012 20:30 - berdol

berdolTous les commentaires sont ineptes et je ne vois pas qu'en France, depuis trop longtemps, la conception "libérale" au sens français du terme , se soit jamais appliqué. Alors invoquer l'ultralibéralisme (je n'en connais pas la définition...) est une foutaise de gens de gauche ou de légumes décérébrés : Si le libéralisme politique et économique avait été appliqué un seul jour en France, on le saurait et tout ce site verrait son intérêt singulièrement décroître...

6. 09/02/2013 12:56 - Molinienne

MolinienneC'est consternant de lire un article aussi médiocre, empreint de jalousie, de "facilité". Longue vie à Edgar Morin pour tout l'espoir, et la sagesse qu'il nous apporte!!

Ring 2012
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Edgar Morin et Joël de Rosnay sont de pauvres suiveurs a la traine des penseurs anglais ou americains de la cybernetique, ce ne sont certainement pas des Marshall MacLuhan ou des Alvin Toffler ou...

Kim14/04/2012 12:27 Kim
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