Sur le RING

Les nouveaux sentiers de l'extrémisme

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Pierre-André Taguieff - le 30/05/2012 - 44 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Partons d'une question devenue rituelle: qu'est-ce que l'extrême droite? Dans sa formulation naïve, cette question suppose comme une évidence que "l'extrême droite" constitue un objet définissable, parce que doté d'une nature ou d'une essence, qu'elle représente une posture idéologique identifiable et prend place en conséquence dans le système des classifications idéologico-politiques modernes.


 


Or, une exploration, aussi lacunaire soit-elle, de la littérature savante ou semi-savante consacrée à "l'extrême droite" laisse penser que l'expression elle-même enveloppe une erreur conceptuelle ou témoigne d'une catégorisation confuse. On tombe en arrêt devant un "extrémisme" qui résiste aux tentatives de le définir, on s'interroge sur la référence à une "droite" étrangère aux droites. Car, pour définir "l'extrême droite", il faudrait pouvoir dire en quoi elle constitue une dérive antidémocratique de "la droite", dont la réalité observable présente deux pôles : le pôle conservateur et le pôle libéral. Mais ce qu'on appelle "la gauche" présente elle-même ces deux visages. Or, la gauche conservatrice et la gauche libérale sont l'une et l'autre aussi éloignées de l'extrême gauche révolutionnaire que les droites conservatrice et libérale de l'extrême droite. Au point qu'on pourrait dire que le véritable clivage se situe entre le camp démocratique (gauche et droite, libérales ou conservatrices) et le camp révolutionnaire, antidémocratique ou pseudo-démocratique (le camp des extrêmes dits incorrectement "de gauche" ou "de droite", ces frères ennemis). Ce qui reste, c'est quelque chose comme l'esprit de l'extrémisme, ou une mentalité extrémiste, dont on peut identifier la présence dans ce qu'il est convenu d'appeler "l'extrême gauche", mais tout autant dans certaines formes contemporaines de politisation des croyances religieuses, notamment celles qu'offrent les diverses variétés de l'islamisme, si difficiles elles-mêmes à distinguer nettement et à définir clairement.

Ce qu'on appelle "l'extrême droite", dans la nuit médiatique où toutes les vaches sont noires, n'est pas le produit d'une droitisation de la droite, ni d'une extrémisation de l'esprit droitier. Ladite "extrême droite" est aussi étrangère à la droite libérale qu'à la gauche socialiste réformiste. Elle n'est pas une super-droite ni une hyper-droite. Elle ne se situe pas "à droite de la droite", selon l'expression convenue, dont l'intention polémique est aussi claire que la vacuité sémantique. Elle n'est ni extrêmement de droite ni radicalement de droite. C'est pourquoi l'expression "droite radicale" ne change rien au problème de catégorisation: remplacer "extrême" par "radicale" n'est qu'une coquetterie verbale. Il en va de même avec la distinction illusoire entre "droite extrême" et "extrême droite". Toutes ces expressions ne sont que des étiquetages polémiques sans contenu conceptuel, présupposant une vision essentialiste de "la droite", censée être plus elle-même ou plus qu'elle-même dans ladite "extrême droite". En guise de conceptualisation de l'objet, on ne trouve là qu'une méthode de diabolisation, d'abord de "la droite", ensuite de ses supposées extrémisations ou radicalisations. Oublions ces vains jeux de mots qui continuent d'éblouir les débatteurs "de gauche" et de tenir lieu de pensée à une historiographie de militants néo-antifascistes, occupés à recycler les restes de l'idéologie soviétique.

Considérée froidement, à partir des matériaux symboliques qui lui sont attribués (soit les données auxquelles il faut revenir, en deçà des clichés), l'extrême droite apparaît au contraire comme un produit de synthèse instable, né du mélange, selon divers dosages, de thèmes empruntés aux droites non libérales et à ce qu'il est convenu d'appeler l'extrême gauche, qui n'est pas non plus une gauche gauchisée ou extrémisée, mais une pseudo-gauche dont l'horizon n'est autre que la Révolution - destruction pratique et construction utopique. L'extrême droite mêle les contraires et les contradictoires : le conservatisme à l'esprit révolutionnaire, le nationalisme au racisme, l'esprit grégaire au culte de l'individualité, le conformisme et le dogmatisme à l'esprit subversif. Les configurations doctrinales dites "d'extrême droite" se présentent ainsi comme intrinsèquement contradictoires ou paradoxales. L'extrême droite n'est pas "plus à droite" que la droite (telle ou telle droite), elle l'est moins. Elle n'est pas plus démagogique (ou plus "populiste") que l'extrême gauche. Sa dimension "réactionnaire" (restauratrice ou nostalgique) s'accompagne toujours d'un volontarisme "révolutionnaire" (instaurateur ou conquérant). On peut la dire "ni gauche ni droite" (comme le fascisme ou l'anarchisme). On peut aussi la caractériser comme "mi-gauche mi-droite". Elle oscille ainsi entre le point neutre (ni l'un ni l'autre), et le point complexe (l'un et l'autre). D'où les expressions oxymoriques qui, avec beaucoup d'approximation, tentent de cerner le contenu paradoxal de la mal nommée "extrême droite": "droite révolutionnaire", "gauche réactionnaire", "révolution conservatrice" ou "conservatisme révolutionnaire", "contre-révolution révolutionnaire". Et l'on sait que, depuis les années 1920, les "nationaux-bolcheviks" ou les "nationalistes révolutionnaires" repoussent comme les champignons après la pluie. Peut-être faut-il en prendre son parti: il n'y a pas quelque chose comme une "essence" de "l'extrême droite", qui pourrait faire l'objet d'une définition claire et consensuelle.

À l'analyse, on constate que "l'extrême droite" a pour antithèse la droite libérale, soit le pluralisme de principe et la visée du compromis à travers la discussion publique. Son noyau dur, c'est l'autoritarisme dans la sphère de l'idéologie (doctrine et programme) et le recours à la violence dans la sphère de l'action. Ce sont là des traits qui ne suffisent pas à la spécifier, puisqu'on les rencontre aussi dans les courants révolutionnaires de type blanquiste, léniniste ou maoïste. Autour de ce noyau dur (qu'elle partage donc avec les "extrêmes gauches" non libertaires), on trouve d'abord l'intransigeance dogmatique et le rêve d'un grand "nettoyage" révolutionnaire, puis la volonté d'instaurer un "ordre nouveau". C'est à l'extrême gauche que l'extrême droite ressemble le plus, et ce, d'abord parce qu'elles forment l'une et l'autre les deux interprétations possibles du projet révolutionnaire, impliquant à la fois destruction du vieux système, "purification" de l'ordre social et construction d'un avenir radieux ou d'une communauté parfaite (voire la fabrication de "l'Homme nouveau"), ensuite parce qu'elles sont l'une comme l'autre des ennemis de la démocratie libérale. Notons au passage que ces traits ne s'appliquent pas aux nouvelles droites populistes européennes qui, quant à elles, sont bien des formes dérivées d'une droite conservatrice, et non pas des figures du néo-fascisme. Le parti de Geert Wilders, aux Pays-Bas, ne saurait ainsi être inclus dans le paysage de l'extrémisme, quels que soient les excès de langage de son leader. En vertu du principe de rivalité mimétique, chaque extrémisme perçoit l'autre comme son ennemi principal. Les frères ennemis se combattent d'autant plus qu'ils se ressemblent, chacun cherchant à se faire passer pour l'incarnation de l'esprit démocratique. Bolcheviks et nazis naguère, néo-communistes et néo-fascistes aujourd'hui, et, en France, Front de gauche contre Front national.

Si la droite libérale est l'antithèse de l'extrême droite, elle ne saurait jouer pour cette dernière le rôle de l'ennemi principal, encore moins celui de l'ennemi absolu. Elle est trop "molle" pour être reconnue comme ennemi. L'ennemi doit ressembler à celui qui le désigne comme tel. Or, l'on sait que la gauche réformiste et la droite libérale partagent la vision irénique d'un "monde sans ennemis". Elles acceptent d'avoir des rivaux, des concurrents, des adversaires. Mais elles sont saisies par la phobie de l'ennemi. Ce dernier représente pour elles le diable: un adversaire radical, intraitable, inflexible, inaccessible aux arguments rationnels, donc "fanatique", et incorruptible, donc hautement dangereux. L'extrême droite et l'extrême gauche, quant à elles, ont des ennemis, qui forment pour l'une et l'autre une condition nécessaire d'existence et la principale raison d'agir. Elles désignent l'une comme l'autre leurs ennemis absolus, et se désignent elles-mêmes comme les "pires ennemis" de leurs ennemis. Elles ont toutefois un grand ennemi en commun : le "nouvel ordre mondial", super-puissance cachée aux multiples visages.

Face à un tel ennemi sur-puissant, mélange de haute finance apatride, de capitalisme prédateur et d'impérialisme américain (ou "américano-sioniste"), la radicalité est de rigueur pour les extrémistes de tous bords, mus par l'idée-force d'une contestation globale et totale du "Système", peuplé de "puissants" et de "corrompus". Ils ne mènent plus leur combat au nom de Dieu ou des dieux, mais au nom du "peuple" ou des "peuples", idoles post-religieuses empruntées à l'imaginaire de la démocratie moderne (qui se veut toujours plus "populaire"). Ils en viennent à transfigurer la lutte politique en une croisade purificatrice. C'est en quoi ils retrouvent une tradition européenne perdue : celle du combat sacré. C'est pourquoi aussi nombre d'entre eux se retrouvent, sans nécessairement le reconnaître, dans la doctrine et la pratique du jihad, dès lors que sa cible est le "nouvel ordre mondial" en tout ou en partie. La séduction peut dériver vers la fascination, et celle-ci se traduire par la conversion. On sait combien d'anciens nazis ayant trouvé refuge dans les pays arabo-musulmans, dans les années 1950 et 1960, se sont convertis à l'islam, pensant ainsi continuer leur combat contre les démocraties ploutocratiques et la "finance internationale" censée être aux mains des Juifs (et, désormais, des "sionistes"). Pour ne prendre qu'un exemple: Ludwig Heiden, ancien membre de l'Office central de sécurité du Reich et collaborateur du Weltdienst ("Service mondial", agence antisémite nazie), arriva en Égypte vers 1950, se convertit à l'islam et prit le nom de Louis al-Haj, pour travailler à la propagande "antisioniste" du régime nassérien (il publiera notamment une traduction en arabe de Mein Kampf). La vague récente des conversions de militants d'extrême droite et d'extrême gauche à l'islam, le plus souvent à une forme radicale d'islam politique, depuis les années 1990, témoigne de l'attrait exercé par l'islam dans les milieux de l'extrémisme politique occidental. L'itinéraire politique de l'un des plus célèbres néo-nazis britanniques, David Wulstan Myatt (né en 1950), fondateur du Mouvement national-socialiste britannique (British National Socialist Movement, NSM), illustre la fascination exercée par l'islamisme radical sur les milieux d'extrême droite racistes et antijuifs. En 1995, Myatt, alors même qu'il restait le chantre de "l'aryanisme" ou de la "religion national-socialiste", affirmait que "le nationalisme arabe et l'islam militant ont été, et sont, les seules menaces réellement sérieuses pour la tyrannie sioniste mondiale". C'est un fait idéologico-politique hautement significatif que Myatt, au début des années 2000, se soit converti à l'islam d'obédience wahhabite-salafiste, comme s'il s'agissait d'une conclusion logique pour qui veut engager la lutte finale contre le "nouvel ordre mondial".

Intransigeantisme, inclusion communautaire et esprit guerrier : les extrémistes occidentaux convertis à l'islam s'intègrent ainsi avec ferveur dans une communauté de croyants et de combattants. Quant aux autres, ceux qui veulent lutter à la fois contre les élites dirigeantes occidentales "décadentes" et contre "l'islamisation" du monde, ils s'engagent avec une ferveur comparable dans le contre-jihad, cherchant à construire une communauté de croyants et de combattants islamophobes, dans le cadre d'une nouvelle "défense de l'Occident". À l'instar des jihadistes, les contre-jihadistes recourent au terrorisme : les attentats commis en Norvège par Anders Behring Breivik, le 22 juillet 2011, représentent une conclusion logique des principes de leur engagement.

Avec ces mobilisations inspirées par la doctrine de la guerre sacrée, c'est le plus précieux des héritages culturels de l'Europe qui est jeté aux poubelles de l'Histoire : la séparation des sphères (sécularisation ou laïcité), le pluralisme et la tolérance, le respect de l'adversaire, le sens du débat, la recherche du compromis. Voilà qui exalte moins les exaltés que l'esprit manichéen, l'engagement total dans un combat sacré et le désir d'anéantir l'ennemi absolu. La vision extrémiste du monde, pour autant qu'on puisse la définir en quelques mots, consiste à voir des ennemis partout, qu'ils soient ceux d'en haut (les "puissants") ou ceux d'en face (les "envahisseurs"). C'est pourquoi l'extrémisme politique est inséparable d'une perception conspirationniste de la marche du monde.

À partir de cette analyse de l'extrémisme, il conviendrait de s'interroger sur les récentes évolutions du Front national, dont le discours s'est à la fois républicanisé (en intégrant la défense de la laïcité) et marxisé (par des emprunts à l'anticapitalisme révolutionnaire). Début d'une sortie de l'extrémisme, ou invention d'un nouvel extrémisme idéologiquement acceptable?

Pierre-André Taguieff






Toutes les réactions (44)

1. 30/05/2012 20:05 - Ephraim 666

Ephraim 666C'est bien. Mais on a l'impression d'y voir moins clair après avoir lu l'article. Et c'est encore pire avec ses bouquins.

2. 31/05/2012 07:26 - Pierre-André Taguieff

Pierre-André TaguieffQue quelques-uns de mes contemporains, après m'avoir lu, y voient moins clair dans leur idées reçues, c'est là précisément ce qui me réjouit.

3. 31/05/2012 14:11 - Paul

PaulPas moins de lucidité que de distance critique dans cet article. Néanmoins, et sans tomber dans la mythologie du complotisme; ne doit-on pas rester vigilants quant aux potentielles forces politiques officieuses ?




























4. 31/05/2012 18:08 - chateaubriand

chateaubriand Je souhaite réagir à un passage pris au hasard : "Si la droite libérale est l'antithèse de l'extrême droite, elle ne saurait jouer pour cette dernière le rôle de l'ennemi principal, encore moins celui de l'ennemi absolu. Elle est trop "molle" pour être reconnue comme ennemi"
C'est faux, l'extrême droite radicale considère la droite libérale comme son véritable ennemi tandis que l'extrême gauche est plus vue comme un adversaire que comme un ennemi

5. 02/06/2012 09:42 - bobophonique

bobophoniqueMerci pour cet effort de définition et de catégorisation, bien dans votre manière aristotélicienne, qui, lui non plus, n'est pas toujours très clair, d'ailleurs, sans qu'il faille l'en blâmer au lieu d'incriminer notre manque de concentration et d'énergie intellectuelle. Pour l'amateur de psychologie des profondeurs, il y a quelque chose de satisfaisant à voir le djihadiste danser avec le frontiste, Brevik avec Merah, Méluche avec Marine, Fourest avec Ramadan, comme de jolies paires d'opposés ; pour le citoyen en revanche, la constatation d'une aspiration universelle et ingénue à la violence et d'un renoncement délibéré à la raison n'est pas du meilleur aloi. J'espère juste ne pas être obligé de choisir un jour un camp, car il est certain que dans ce cas, je serai accompagné d'imbéciles, et que le type de pensée développé dans cet article ne sera plus de saison. Que nous en garde qui en a le pouvoir

6. 03/06/2012 11:23 - Julien

Julien"c'est le plus précieux des héritages culturels de l'Europe qui est jeté aux poubelles de l'Histoire : la séparation des sphères (sécularisation ou laïcité), le pluralisme et la tolérance, le respect de l'adversaire, le sens du débat, la recherche du compromis. Voilà qui exalte moins les exaltés que l'esprit manichéen, l'engagement total dans un combat sacré et le désir d'anéantir l'ennemi absolu."
Ah Taguieff, toujours à faire le travail pour essayer de rabattre les méchants "extrêmistes"vers l'UMPS. Pas mal aussi la tentative d'assimiler nazisme et Islam, c'est vraiment ce qui s'appelle faire le sale boulot.

7. 04/06/2012 22:48 - Facteur

Facteur"À partir de cette analyse de l'extrémisme, il conviendrait de s'interroger sur les récentes évolutions du Front national, dont le discours s'est à la fois républicanisé (en intégrant la défense de la laïcité) et marxisé (par des emprunts à l'anticapitalisme révolutionnaire)"

Il conviendrait, en effet, de s'interroger sur les récentes évolutions du FN : les interrogations qui s'en suivent sont accablantes de bêtise (et je ne commente même pas le terme "analyse"). La question ne se pose justement plus en terme d'extrémisme (sortie ou acceptabilité) : le FN est précisément le mouvement plus modéré au regard de ses ennemis.

Ce n'est pas tout de - comment déjà? - se réjouir de brouiller les idées reçues, encore faut-il oeuvrer pour la vérité, ce qui passe par poser les bonnes questions, à défaut de livrer des analyses pertinentes - quand celles-ci ne sont pas tout bonnement au service de l'extrémisme des grands partis.

A ce titre, je suis tout à fait d'accord avec Julien.

8. 07/06/2012 00:46 - victor

victorPierre Andre Taguieff est un auteur très difficile. C'est sûr. Mais à mon avis très interessant.
Il faut souvent faire un effort pour le lire. Mais, si je peux me permettre, peut être faut il se garder de vouloir le comprendre par rapport à ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir de la politique et de ses disputes.
C'est un philosophe à part, style Hannah Arendt. De ces philosophes très politisés qui sont devenus au fil des ans des penseurs indépendants et qu'il est toujours bon de connaitre parce que l'on apprendra beaucoup plus avec eux. Même si l'on ne comprend pas tout.

9. 12/06/2012 17:34 - gregoire

gregoireS'il s'agit de fabriquer une thèse de salon autour du fait divers Breivnik en Norvège, je trouve que c'est un peu long et confus.

10. 13/06/2012 17:11 - Charles Nodier

Charles NodierLe texte proposé est juste, l'analyse pertinente et certaine. Cependant, et je vais reprendre une expression issue de l'extrême gauche, plus précisément du camarade Joseph Staline ; les faits sont têtus. Et les faits, quels sont ils ? Une immigration massive qui se rapproche dans ses conséquences d'une invasion, un ajout "pacifique" de millions d'individus en tous points différents du substrat d'origine des peuples européens ressenti, plus que jamais, comme un remplacement de population. Ce fait est UNIQUE dans l'histoire de l'humanité, jamais vu et sans précédent. Ceux qui le constatent sont ils "extrêmes" ? Sont ils lucides ? Pourquoi cela arrive-t'il ? Est ce inéluctable ? Devons nous le constater sans réagir ou même en nous en réjouissant ? Toutes ces questions feront inéluctablement monter ladite extrême droite, cette entité floue, car elle est la seule force politique, à au moins les poser, sans pour autant forcément en donner les réponses.

Les analyses, les tentatives d'explications cliniques, seront vaines et impuissantes face à la réalité objective et observable des faits.

11. 13/06/2012 17:11 - Charles Nodier

Charles NodierLe texte proposé est juste, l'analyse pertinente et certaine. Cependant, et je vais reprendre une expression issue de l'extrême gauche, plus précisément du camarade Joseph Staline ; les faits sont têtus. Et les faits, quels sont ils ? Une immigration massive qui se rapproche dans ses conséquences d'une invasion, un ajout "pacifique" de millions d'individus en tous points différents du substrat d'origine des peuples européens ressenti, plus que jamais, comme un remplacement de population. Ce fait est UNIQUE dans l'histoire de l'humanité, jamais vu et sans précédent. Ceux qui le constatent sont ils "extrêmes" ? Sont ils lucides ? Pourquoi cela arrive-t'il ? Est ce inéluctable ? Devons nous le constater sans réagir ou même en nous en réjouissant ? Toutes ces questions feront inéluctablement monter ladite extrême droite, cette entité floue, car elle est la seule force politique, à au moins les poser, sans pour autant forcément en donner les réponses.

Les analyses, les tentatives d'explications cliniques, seront vaines et impuissantes face à la réalité objective et observable des faits.

12. 15/06/2012 18:05 - ACL

ACLNe pourrait on pas enrichir cette analyse en cherchant les raisons qui font qu'en France la droite politique est anti libérale dans sa pratique ?

L'étatisme qu'elle pratique empêche toute tentative d'expérience libérale en France ; qu'elle soit au pouvoir ou que ce soit la gauche, l'appropriation par le complexe état bureaucrates et collectivités de la richesse disponible ne fait que croître (hors quelques inflexions sans signification sur le moyen terme).

13. 24/06/2012 01:07 - Mézigue

MézigueBonjour Monsieur Taguieff.

Vous aviez dans un livre paru aux éditions Descartes longuement écrit sur la «nouvelle » droite » (en réalité principalement sur les idées d’Alain de Benoist).

Que pensez-vous de la description qu’il fait de lui-même dans son livre « Mémoire Vive » ?

Classeriez-vous l’homme et son œuvre dans la mouvance « d’extrême-droite » telle que vous vous essayiez à la définir ci-dessus ou dans un « ailleurs » ?

Quelle filiation idéologique voyez-vous entre les idées constamment mises en avant par la nouvelle droite (et donc son principal animateur …) et cet « extrémisme idéologiquement acceptable » dont vous parlez, fort justement, dans votre article ?

En d’autres termes (plus précis) n’avez-vous pas le sentiment qu’une analyse trop intellectualiste des idées vous a peut-être conduit à négliger – à l’époque de la rédaction de votre livre « Sur la nouvelle droite » - l’importance des relations continues qu’Alain de Benoist a depuis toujours entretenues avec les principaux agitateurs d’extrême-droite et donc l’influence qu’il a pu exercer sur eux (Il suffit, par exemple, de penser à quelqu’un comme Alain Soral …) ?

J’espère que vous voudrez bien comprendre qu’il ne s’agit pas ici de vous mettre en accusation, ni de faire le jeu de ceux qui – souvent de mauvaise foi - vous avaient attaqué en 1994 mais bien d’essayer de comprendre jusqu’à quelle limite va votre confiance envers ce qu’Alain de Benoist dit de lui-même et dans quelle mesure vous y croyez …

Je l’ai, tout comme vous, toujours lu très attentivement. Je l’ai également bien connu.

C’est ce qui me permet de dire que sa « Mémoire Vive » est pleine d’étranges trous …

Puissiez-vous m’entendre.

14. 04/07/2012 18:44 - Mézigue

Mézigue@ Monsieur Taguieff (suite)

En 2005, Alain de Benoist, en réponse à votre livre Les prêcheurs de haine, (1), faisait paraître dans le magazine Eléments un article intitulé « qui hait qui ».

Je crois qu’il faut relire cet article car, sous une apparence de «rigueur» et d’informations «objectives», il est un condensé de la mauvaise foi dont est capable ce propagandiste.

Sa «technique d’écriture» est toujours la, même : juxtaposer des informations glanées dans la presse et les enrober dans un discours pseudo «objectif» mais TOUJOURS orienté dans le même sens. Le contraire, donc, de la véritable rigueur intellectuelle.

Alain de Benoist passe pour quelqu’un de très « intelligent » et de constant.

Il l’est incontestablement.

La question qu’il faut se poser aujourd’hui est : Au service de quelles idées a-t-il toujours mis son intelligence et à sa constance ?

Quant cette même personne tait, dans un livre de « mémoire » sa participation à un livre sur l’art nazi paru chez un éditeur d’extrême-droite allemand , on est en droit de se poser des questions …

(1) Il faut noter que ce publiciste, qui prétend dans ses dernières interviews avoir écrit 90 livres (rien que cela ….), n’a, en réalité, jamais écrit que de laborieux articles …

15. 08/07/2012 00:46 - buiduidan

buiduidan"À l'analyse, on constate que "l'extrême droite" a pour antithèse la droite libérale, soit le pluralisme de principe et la visée du compromis à travers la discussion publique."

Analyse fausse. L'extrême-droite, s'il s'agit du FN, est libérale, il suffit de lire son programme économique pour s'en convaincre. Et ce n'est pas nouveau, du tout.

Libéral ayant à voir avec l'économie, si j'ose me permettre, eh oui, j'ose. /°

Libérale au sens noble du terme, c'est à dire soucieuse de préserver le secteur marchand qui permet de produire du pib, et non pas ultra-libérale au sens mondialisation qui écrase les états en passant au-dessus des frontières laissant derrière elle le chômage et la misère.

C'est bien parce-que l'extrême-droite libérale a le souci de préserver l'indépendance économique du pays qu'elle est diabolisée à la fois par la droite ultra-libérale y compris celle affublée de l'étiquette " conservateurs " et par la gauche ultra-libérale, y compris celle portant l'étiquette " socialiste ", étiquettes fallacieuses et mensongères destinées à masquer la férocité économique qu'elles véhiculent tout en prétendant faire oeuvre sociale,

car si besoin d'oeuvre sociale il y a c'est bien que la férocité économique fait des victimes, ainsi les coupables se transformant en sauveteurs de ceux-là même qu'ils ont contribué à noyer entendent se dédouaner de leurs responsabilités, ni responsables, ni coupables, on connaît le refrain.

16. 11/07/2012 08:56 - Mézigue

Mézigue@ Buiduidan
Vous n'avez, semble-t-il, pas très bien compris l'article de Monsieur Taguieff...

De toutes façons, quant bien même le FN serait "libéral" dans le domaine économique (ce qui est plutôt en contradiction avec le noyau idéologique de l'extrême-droite), cela ne retire rien à l'extrémisme de ses présupposés idéologiques.


17. 12/07/2012 14:37 - Antifrance

AntifranceM. Taguieff, beaucoup de gens d'extrême-droite estiment que vous êtes du même bord qu'eux. Par votre façon de traiter vos adversaires comme des ennemis, justement. Par l'antipathie que vous inspire l'Islam (puisque quand même, beaucoup de gens d'extrême-droite sont "islamophobes"). Et même par ce que vous dites des Juifs, dont ces mêmes personnes estiment qu'en fait vous les détestez. Un Juif me disait d'ailleurs récemment que vous collectionniez avec une âpreté notable toutes les brochures antisémites qui ont pu voir le jour, il se demandait pourquoi cela vous passionnait autant.
Puisque vous parlez ici de l'extrême-droite, je me disais que c'était le bon moment pour vous poser cette question : comment se fait-il que des gens que vous critiquez sévèrement vous considèrent comme un des leurs ?

18. 15/07/2012 13:23 - buiduidan

buiduidan@ Mézigue : je pense avoir très bien compris l'article, je sais lire. Merci. Il n'y a pas de " quand bien même le FN serait libéral ", il l'est. Au sens noble du terme, comme je l'ai dit.
Il suffit pour le savoir de lire son programme, c'est pourtant simple, il est accessible sur le web, dans ses 2 versions, celle d'avant 2012, et celle de 2012, expurgée des petites choses qui fâchent.

Quant à l'extrémisme de ses présupposés idéologiques, ne me faites pas rire : si vous faites référence à l'immigration, par exemple, la politique prônée par le FN est à peu près celle appliquée par l'Australie, par exemple, et je n'ai jamais entendu quiconque traiter ce pays autrement que de paradis.

S'agissant d'immigration sélectionnée, contingentée, choisie etc. S'agissant de fait d'immigration au bon gré du pays accueillant, et pas l'inverse.

Quant au protectionnisme économique il est appliqué par tous les pays intelligents au détriment d e la France;

Et quant à la souveraineté nationale y compris monétaire, c'est le parti-pris de pas mal de pays farouchement indépendants, au nombre desquels la Suisse, pour n'en citer qu'un.

19. 17/07/2012 22:14 - Mézigue

Mézigue@ buiduidan
Un grand merci à vous pour votre magistral commentaire qui permet à n'importe quel bon et vrai lecteur de Taguieff de voir avec quel art vous vous tirez vous même une balle dans le pied.

Vous avez raison. En Australie, en Suisse ,et dans bien d'autres pays, il y a effectivement des partis qui ont un programme libéral et des idées d'EXTREME-droite.

L'Australie un paradis ? Oui ... avant que des extrémistes bornés et racistes l'envahissent ...

20. 20/07/2012 12:11 - buiduidan

buiduidan@ Mézigue : merci pour ce grand moment d'information. J'ai omis de vous parler du Canada, où l'on ne rentre qu'après avoir fourni toutes garanties, documents administratifs, contrats, et caution bancaire y compris pour un simple stage d'étudiant dans une université. Pas de caution bancaire, pas de stage pas de diplôme.

D'EXTREME-droite, ces Canadiens, indubitablement.

La balle est dans VOTRE pied. Ce que vous qualifiez d'extrême-droite est en réalité la démocratie qui veut que les lois d'un pays soient appliquées, lesdites lois étant votées par la représentation nationale du-dit pays, au nom de son peuple.

Assimiler l'Etat de droit à l'extrême-droite, voilà une dérive sémantique qui augure bien du décervelage à l'oeuvre par les temps qui courent.

Si c'est pas beau la culpabilité, ce sentiment si mou qui vous transforme en brebis bêlante et larmoyante.

21. 20/07/2012 19:53 - Mézigue

MézigueJe vous aime bien mon cher buiduidan.

Vous me faites penser à Thomas Ferrier le chef du PSUNE - dont vous pouvez découvrir une jolie photo par le lien ci-dessous - qui, comme vous, est une espèce de petit rhéteur un peu ridicule :

http://tatamoche.blogspot.fr/2012/04/des-bouffons-de-la-toile.html

Si vous me fournissez une photo, je peux vous ajouter à cette galerie de « politologues » du genre pitre. De ces gens qui se prennent horriblement au sérieux parce qu'ils écrivent trois lignes idiotes en commentaire mais dont on devine immédiatement à les lire qu'il s'agit d'un prêche de petit militant politique mal dégrossi

22. 21/07/2012 21:53 - buiduidan

buiduidan@ Mézigue : moncher, vous avez une de ces façons de battre en retraite qui fait penser à ces crabes criblant le sable de leurs petites papattes tout en travers car leur physiologie ignore que la ligne droite est le plus court chemin etc.

Je veux bien vous fournir une photo, mais de mon cul.

Bien à vous.

23. 21/07/2012 22:10 - Mézigue

MézigueMon Cher Buiduidan je me doutais bien que votre naturel reprendrait rapidement le dessus : Vulgaire, grossier et bête ... Comme le sont les petits militants d'extrême-droite de votre genre.

Envoyez tout de même sur tatamoche la photo que vous me proposez, elle ira bien avec les faces d'ahuris qu'on y trouve déjà.

Quant aux crabes, il faut avoir le cerveau d'un militant d'extrême-droite pour rêver de les faire marcher droit ...

24. 22/07/2012 13:55 - buiduidan

buiduidan@ Mézigue : moncher, vous me la baillez belle avec votre droite extrême qui n'existe que dans le cerveau politico-libéral de ceux qui en croquent d'une façon ou d'une autre sur le décervelage propagandiste du populo


Ô

tous ces succédanés utiles à faire prendre les vessies pour des lanternes.

Pour le reste, vous n'avez rien à répondre, car j'ai raison et vous le savez.

Bises.



25. 22/07/2012 18:03 - Mézigue

MézigueMon cher âne de Buiduidan, j'ai une bonne nouvelle pour vous. Vous avez réussi l'examen d'entrée dans la secte Sot-Raëlienne du petit guru has-been Alain Bonnet de Soral. Votre propos ont ravi cet antisémite confirmé pour qui, comme pour tout propagandiste d'extrême-droite, tout se résume, à opposer ce qui serait un mythique "peuple" ("populo" pour vous) et ceux "qui en croquent" (appelées en langage plus châtié les "élites cosmopolites" pour ne pas tomber sous le coup de la Loi).

J'insiste. Relisez le texte de Taguieff ... Tout y est déjà pour répondre à votre bêtise.

Vous voyez je réponds et vous ne pouvez pas avoir raison puisque vous en êtes si manifestement dépourvu.

26. 23/07/2012 00:15 - buiduidan

buiduidan@ Mézigue : moncher, où avez-vous donc lu que je faisais référence à quelques " élites cosmopolites " pour reprendre cette phraséologie goûtée par les crabes traversant les plages immenses de la misère intellectuelle ?

Ce que je qualifie de " populo " et dont je fais partie ne mérite pas le mépris que vous lui infligez.

Sincères salutations, accompagnées de mon ravissement le plus profond quant à la maigreur de votre intellect.

27. 23/07/2012 08:13 - Mézigue

MézigueUn vision du monde populiste telle que le vôtre renvoie toujours à une opposition binaire et simpliste entre le peuple, porteur des meilleures vertus, et une élite cosmopolite parée de tous les vices. Elle s'accompagne, le plus souvent d'une perception conspirationniste de la marche du monde. C'est celle de l'extrême-droite toutes chapelles confondues et parfois celle de l'extrême-gauche

Pour autant que ce terme recouvre une quelconque réalité homogène, je n'ai aucun "mépris" pour ce que vous appelez le "populo". J'en ai, par contre, beaucoup pour tous ces agitateurs d'idées du style de Soral, ou autres simili-intellectuels de sa sorte, qui, je vous l'apprend peut-être, donnent une forme politique aux fantasmes identitaires.

J'ai une question. Vous dites faire partie du "populo". Quels sont, pour vous, les critères qui permettent de départager ceux qui en font partie et ceux qui n'en font pas partie ?

28. 24/07/2012 00:53 - buiduidan

buiduidanMon cher Mézigue, il serait bon que vous arrêtiez de me prêtez des idées qui ne sont pas les miennes.

Je ne pare pas le peuple des meilleures vertus, quand à l'élite que vous persistez à qualifier de cosmopolite, comme c'est curieux, un réflexe sans doute, je ne la déguise pas non plus d'un manteau de vice. Je ne pense pas binaire.

Méprisez qui vous voulez, je tiens Soral pour un fin analyste quand il décode impitoyablement les postures infâmes de certaine journaliste récemment promue à la rédac d'un magazine jadis inrock ;

Pour ce qui est des fantasmes identitaires, je fus tantôt interpellée par une illuminée qui se balade en transports en communs affublée d'une étoile possiblement jaune histoire de dénoncer la peste brune qui nous envahit de nouveau depuis l'affaire Merah. Je ne lui ai pas envoyé dire mon sentiment, censuré bien entendu, c'était ailleurs qu'ici, bref, ceci pour dire que les fantasmes identitaires intolérables chez Soral sont tolérés chez certaines victimes mémorielles tendance psychotique mais très politiquement correct, un petit coup d'islamophobie n'a jamais fait de mal à personne, ou si ?

Le populo, donc. Bonne question, belle question réponse impossible. J'essaie. Celui à qui l'on ment.

A qui l'on fait croire que le bac promet un avenir professionnel, que l'université promet la réussite sociale, que pour avoir un job il faut s'inscrire à pôle-emploi, ou répondre à des annonces et envoyer son CV, que l'égalité existe, que nous avons chacun les mêmes chances à condition d'être courageux et travailler, que la libre-entreprise existe, que le mariage a quelque chose à voir avec l'amour, qu'avoir des enfants vous comble de bonheur, et des milliers d'autres mensonges destinés à soumettre et utiliser cette masse d'individus dans l'intérêt bien compris de quelques uns.

Aucune théorie conspirationniste là-dedans. De la stratégie pure, économico-géo-politique, mise en place par ceux qui en ont le pouvoir, transversale aux états qui n'ont plus d'existence que sur les cartes et dans l'esprit de peuples non-informé.

Il ne s'agit pas de porter de jugements de valeurs sur les membres de telle ou telle catégorie sociale, il s'agit de dire que la plupart d'entre nous n'ont que très peu de pouvoir sur leur propre vie, mais que d'autres ont tous les pouvoirs sur la vie d'autrui, ou presque.

Pour finir sur l'extrême-droite, elle est en France purement fanstasmatique et instrumentalisée sans vergogne particulièrement par la " gauche " depuis Mitterand. Utilisée également quand ça les arrange par les tenants de la victimologie qui va bien.
Je ne crains les extrêmes que lorsqu'elles sont accompagnées de bruits de bottes. Dans notre démocratie molle, tout est mou, y compris cette extrême-droite dont vous prétendez m'affubler en vertu de je ne sais quelle erreur de jugement.

Bises.

29. 24/07/2012 15:28 - Mézigue

MézigueMon Cher âne de Buiduiban, je vous avais invité à répondre à une question. Je ne peux que vous remercier d’avoir en réponse étalé vos convictions. Les lecteurs pourront ainsi juger et voir que je ne m’étais pas beaucoup trompé sur vous.

Vous êtes bien un de ces pauvres garçons un peu perdus et passablement frustrés dont l’inculture politique, historique et philosophiques sont telles qu’ils peuvent sans broncher avaler les vomissures du petit guru national-socialiste Alain Bonnet de Soral sans rien y trouver à redire.

Et si ces lecteurs de passage ne sont pas convaincus que « l’ antisionisme » de votre petit chef de bande et de vous-même cachent un antisémitisme latent, ils n’ont qu à relire ci-dessus votre paragraphe citant ce que vous appelez « l’affaire Merah ».

Il n'est pas qu'odieux, il est, à l'évidence, celui d'un crétin à forte tendance parano.

Pour ce qui est des réponses que l’on peut apporter à des petits militants soraliens dans votre genre, je vous invite à aller consulter ce blog.
http://paresia.wordpress.com/2010/10/15/alain-soral-ou-la-schizophrenie-du-logos/#comments

Pour ce qui concerne la montée de l’extrême-droite (le FN), il faut mieux vous informer. Elle est réelle. Demandez au has been qui vous sert de chef de secte. Il regrette aujourd’hui d’en avoir été viré.

30. 24/07/2012 21:05 - buiduidan

buiduidan@ Mézigue : moncher, vous vous égarez. Vous êtes risible, c'en est caricatural.

Vos amalgames sont rapides et très mal-intentionnés, à tel point que j'ai envie de poser la question : où est planquée la caméra ?

C'était pas une blague ? Ah, bon.

P.S : je ne lis pas Soral, moncher.

Re-P.S : à l'occasion, vous me ferez savoir à quel endroit j'ai bien pu faire preuve d'antisionisme.

Mon paragraphe sur l'affaire Merah est nickel, rien à ajouter, votre Honneur. Rien à soustraire non plus.

Qu'est-ce-que vous êtes court, au plan intellectuel, c'est fou.

A part manier l'insulte grotesque, vous savez penser un peu, ou vraiment pas ?

Bises, moncher.



31. 24/07/2012 22:32 - Mézigue

Mézigue@Buiduidan
Je ne vous crois pas "antisioniste" - c'est quelque chose de trop élaboré pour vous - je vous crois antisémite.

Si vous comprenez pas en quoi écrire ceci :
"Pour ce qui est des fantasmes identitaires, je fus tantôt interpellée par une illuminée qui se balade en transports en communs affublée d'une étoile possiblement jaune histoire de dénoncer la peste brune qui nous envahit de nouveau depuis l'affaire Merah"
fait de vous un antisémite, et un antisémite du genre paranoïaque vous ne comprenez pas grand chose.

Vous dites ne "pas lire Soral". Pourtant c'est vous - relisez-vous - qui avez parlé de ce pauvre clown. J'attends - bien que doutant de vos capacités à répondre de façon sinon intelligente au moins sincère - vos impressions sur ce pitre sur le blog que je vous ai indiqué ci-dessus.

Je constate aussi que vous êtes un lâche puisque vous n'osez pas expliquer aux gens qui nous lirons comment vous arrivez à lier l'Affaire Merah, Sot-Raël et "l'illuminée" dont vous parlez.

Lâche et bête. Voilà deux raisons de plus de penser que vous êtes bien d'extrême-droite ou, tout du moins, que vous avez le niveau de réflexion d'un militant d'extrême-droite.

32. 25/07/2012 22:51 - buiduidan

buiduidanLol. L'illuminée ne prend pas trop de risques, ne pensez-vous pas, à arborer une étoile jaune dans un transport en commun français en 2012 ? Quel courage, vraiment. Je considère qu'utiliser cette étoile dans ce contexte est une injure à tous ceux qui n'eurent pas le choix et se virent obligés de la porter par l'Administration de la france. Je trouve ça abject. Je trouve ça récupérateur, manipulateur, dégueulasse.
Je ne lis pas Soral. J'ai vu une vidéo où il parle de Pulvar, et fort bien, très intelligemment.

Euh, c'est vous qui avez introduit Soral dans ce long dégueulis verbal que vous nous servez, débrouillez vous pour expliquer aux gens qui nous lirons comment vous osez prétendre me faire lier l'Affaire Merah, Sot-Raël et "l'illuminée" dont je parlais.

Tchuss -)



33. 26/07/2012 12:26 - Mézigue

Mézigue(Le judéophobe) "Soral (...) parle (...) très intelligemment" sic !!!

Il n'y rien à répondre à cela ... Soral n"est qu'un micro-Doriot grotesque ...

Relisez-vous, c'est vous qui avez parlé le premier de "L'affaire Merah" ! (Commentaire n° 28)

Alors ayez au moins le COURAGE d'écrire que vous estimez que Soral parle très intelligemment de l'Affaire Merah puisque c'est ce que manifestement vous pensez ....

34. 27/07/2012 14:03 - buiduidan

buiduidança alors ça alors ! Assumez vos propres amalgames, vos crocs ne s'en porteront que mieux.

( j'ignore ce que Soral dit de l'affaire Merah, je ne le lis pas ).

Ave -))))))

35. 28/07/2012 13:15 - Mézigue

MézigueVous ne lisez pas Soral mais vous trouvez qu'il "parle très intelligemment". C'est encore pire ...

Mais vu ce que vous écrivez, ce n'est guère étonnant.

Etant données les difficultés que vous avez à lire - Même donc l'insipide prose du pauvre pitre antisémite Alain Soral - , je comprends mieux maintenant que vous n'ayez rien compris à l'article de Taguieff.

36. 29/07/2012 00:48 - buiduidan

buiduidanEt c'est ainsi que le combat cessa faute de con-battant.

Je rends les armes, je dépose à vos pieds mes écrouelles et mon écu.

Je vous laisse le mot de la fin.

Hugh.

37. 29/07/2012 11:44 - Mézigue

MézigueRelevez-vous Preux Chevalier. Vous avez été, malgré votre style relâché et vos pensées conduses, un combattant honorable. S’il vous dit de tenter votre revanche. Vous pouvez toujours me trouver ici :

http://paresia.wordpress.com/

On y parle de toutes sortes de gens intéressants. Mais aussi d’individus du genre de "l'agitateur d'idées" Soral ou du, bien connu, « philosophe » d’EXTREME-DROITE Alain de Benoist.

38. 16/10/2012 10:21 - Mézigue

MézigueEpilogue : Bien entendu Buiduidan n’est jamais venu continuer la discussion sur le blog que je lui avais alors indiqué. A lire l’échange ci-dessus, on comprend pourquoi.

Quant à Monsieur Taguieff quel dommage qu’il n’ait pas eu le temps ou n’ait pas voulu répondre sur la nouvelle droite et Alain de Benoist. Mais peut-être est-il de ces gens pour qui, finalement, les forums et blogs ne peuvent, en quelque sorte « par essence », jamais être un lieu de véritable discussion. Ce en quoi je ne suis pas certain de lui donner tort.

39. 23/11/2012 00:35 - Mézigue

MézigueEst ce que Monsieur Taguieff pensait aussi à "l'agitateur d'idées"Alain Soral en écrivant cet article ? En tous cas il n'ignore certainement pas que ce dernier vient de faire rééditer Gottfried Feder et ce - on s'en doute étant donné le personnage idéologiquement malsain qu'est Soral - , pas dans un souci de neutre connaissance historique . Il serait intéressant de savoir qui a eu l'idée de traduire ce livre d'un antisémite forcené (un des mentor d'Adolph Hitler) et dans quel but. Penser à l'un des mentors intellectuels du pseudo sociologue peut mettre sur la voie.

40. 03/12/2012 15:59 - darko

darkoM. Mézigue, je suis pas en désaccord avec ce que vous dites (sur Soral notamment...), ceci dit il faut bien admettre, à la lecture de ce fil, que vous mettez une ardente mauvaise foi à faire dire à buibuidan ce qu'il ne dit pas (par exemple que le dit Soral parle intelligemment de l'affaire Merah, etc...). Procès d'intention.

41. 04/12/2012 13:32 - Mézigue

Mézigue@ Darko
Ce que je crois moi est que, du fait de votre peut-être méconnaissance du sujet et de ces différents contextes, vous ne percevez pas les raccourcis que, je vous l'accorde, je fais.
Ce que vous ne semblez pas comprendre est que pour moi quelqu'un qui écrit sans rire " je tiens Soral pour un fin analyste" N'EST PAS quelqu'un avec qui on doive respecter certaines vertus intellectuelles (comme l'honnêteté intellectuelle par exemple)
Mais si cette question vous intéresse REELLEMENT je vous invite à aller sur le fil Soral du blog paresia ou encore d'aller lire les billets que j'ai, sur le blog tatamoche (avec un succès de plus en plus important), récemment consacré au "brave garçon" qu'est Soral ...

42. 18/02/2013 22:54 - Lulu la nantaise

Lulu la nantaise"À partir de cette analyse de l'extrémisme, il conviendrait de s'interroger sur les récentes évolutions du Front national, dont le discours s'est à la fois républicanisé (en intégrant la défense de la laïcité) et marxisé (par des emprunts à l'anticapitalisme révolutionnaire). Début d'une sortie de l'extrémisme, ou invention d'un nouvel extrémisme idéologiquement acceptable?"

Une analyse politique est-elle possible sans des définitions politiques, philosophiques, conceptuelles, précises et assumées ?

43. 08/03/2013 10:47 - Monsieur Fion

Monsieur FionL'extrême-droite est difficile à définir, certes, mais quelles sont ses "droites libérales" et ses "gauches réformistes", quelle est cette "extrême-gauche révolutionnaire" qui, selon la formule consacrée médiatiquement, serait identique à l'extrême-droite ?
Plus simplement, quel est le périmètre du légitimement pensable, du démocratiquement compatible selon M. Taguieff ?
Il ne nous en dit pas plus malheureusement, sa réflexion est pratiquement sans objet, sans exemples précis hormis la reprise de vagues poncifs habituels et de cas bien connus qui, au final, nous renseignent plus sur les opinions de l'auteur que sur son sujet... dommage.

44. 16/05/2013 16:08 - Mézigue

MézigueOn a pu voir récemment, dans une émission grand public, Alain de Benoist se fâcher parce que Guy Millière l'accusait d'être "d'extrême-droite". Qu'en est-il exactement ?
http://tatamoche.blogspot.fr/2013/05/alain-de-benoist-est-il-dextreme-droite.html
On attend des avis.

Ring 2012
Pierre-André Taguieff par Pierre-André Taguieff

Écrivain, essayiste, historien des idées politiques. Ring Wall of Fame.

Dernière réaction

C'est bien. Mais on a l'impression d'y voir moins clair après avoir lu l'article. Et c'est encore pire avec ses bouquins.

Ephraim 66630/05/2012 20:05 Ephraim 666
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