Sur le RING

Les Victoires au bout du fusil

SURLERING.COM - SOUNDTRACKS - par Gaël Giovannelli - le 06/03/2012 - 15 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Comment une pitoyable soirée télé s’est muée en réflexion sur l’intégrité artistique, et s’est achevé dans les miaulements d’une Les Paul vibrante.



Alors que France 2, France Inter et le Ministère de la Culture, ainsi que la France entière, par syndrome de Stockholm intégré, assassinaient la musique en voulant la célébrer-sans parler de l’approche toute singulière qu’Alessandra Sublet a de l’Entertainment (humour de géo émigré de l’école Canal+, mise en scène poussivement absente (naaannn ! minimaliste !), auto-satisfécit et changements multiples de garde-robe pour tout effet spécial, hommages dégradants, etc.)- , je me demandais ce qui justifiât que je ne jetasse pas mon poste de télévision sur  le boulevard, ou que je n’exigeasse une déduction d’impôt sur la redevance qui m’était honteusement racketté  pour financer ce type de déjection.



Par le jeu de l’ennui et des flux énergétiques, je zappais entre ma télévision chérie où nos zartis défendaient avec force sueur et sourires forcés leur album meilleur que les autres dans une ambiance de sa mère, et ma propre playlist. Je constatais le gouffre, la quasi-absence de français chez moi, les évictions spontanées et les ruptures violentes d’avec mes écoutes juvéniles. Sans doute, à une époque, sans quelques rencontres fondamentales, nombre de  livres, et les événements et prédestinations qui font bifurquer irrémédiablement le cours de l’existence, j’aurais pu être une de ces victimes consentantes et actives qui aurait fait le compte en banque de Jean-Louis Aubert, Cali, Izïa (ben ouais pasque c’est le côté roquéreubèl tu vois) et pourquoi pas, mais allons-y carrément, Zaz.

Je me demandais aussi ce qui, du coup, me rattachais encore, musicalement, « populairement », à la France, avec les  95% d’anglo-saxon, les 95% d’anglophone, les 95% de rock’n’roll de ma discothèque, nourrie au grain et avec amour ; ni plus ni moins une part considérable de mon ADN inscrit sur silicone, ma biographie sur fichier Mp3. L’essence n de ma vie.

Tandis que Thiéfaine, enfin, allait prendre, d’assaut, sa 2e Victoire et sa revanche, à 63 piges-bon dieu et encore, c’est limite une Victoire d’honneur, celle qu’on vous remet pour vous faire capter que pour toi, coco, le temps est passé que ça sent l’épicéa- la circuiterie rock faisait son chemin et la lumière, bleutée de l’ordinateur, se fît. En récapitulant les chanteurs-musiciens français que je tenais pour dignes de s’accoler au moins l’épithète rock-Thiéfaine en est l’extrême-limite- je pensais : bon sang mais c’est bien sûr : ceux qui n’y sont jamais, l’antithèse des Victoires de la musique ! Hormis un Bashung-Midas qui avait son sésame dans tous les univers et pouvait se la jouer underground (mais pas trop hein) ou variétés élégante (et là c’est jackpot), les Murat, les Manset, à France TéVé on préfère les voir en peinture, et de loin. Dominique A avait osé une petite prose assez couillue en 1996.



Ce serait pourtant grandiose, Murat sabotant une poursuite de Pullicino, la gueule de six pieds de long affichant son dédain aristocrate sur le grand écran du Palais des Congrès. J’imagine le terroriste bouillir en lui. J’imagine une scène d’anthologie…

«Bon Jean-Louis, t’es nommé pour le meilleur album, alors t’as droit à une chanson. Tiens, viens là, tu te mets là, sur la croix de scotch blanc, v’là une gratte, tu chantes c’que tu veux, mais surtout tu-bouges-pas, capicce ? Raidi ?ouane, tou, tri, go!»
Jean-Louis a trois options.

1) Qui c’est ce con ? Attends,  je vais te foirer exprès la synchro, 15.000 prises s’il le faut et je me barre avant la fin du morceau. Le réal’ peut  crever, qu’ils se démerdent avec la bande, je rentre à la Croix-Morand, pis de toute façon je l’aurais pas.
2)  Je fais le set hyper-pro et quand le morceau est fini, je dynamite cette mascarade. Tu veux du direct ? Tu vas avoir du direct : « Et voilààà, vous êtes contents, z’avez eu votre chanson ?!  Bon c’était du playback, la guitare est même pas branchée,  pour les deux-trois blaireaux qui l’ignoraient ; et votez surtout pas pour moi parce que je m’en cogne, et que c’est déjà joué, en fait c’est Raphaël qui l’a. J’espère que vous avez conscience des affligeantes merdes qui passent ici, sur ce, bonsoir ! ».

3) Coup de théâtre, Jean-Louis remporte la statuette convoitée par Renaud, Raphaël et Bénabar. Le dandy, en redingote violine frappée de fleurs de lys osée, monte sur scène sous les harmonies cuivresques d’un orchestre de baluche campagnard, toise de ses yeux outrebleus l’assistance, goûte la scène surréaliste, plonge rapido dans le décolleté d’Arielle Dombasle qui en pouffe et en mouille, fait un clin d’œil de reconnaissance à un Antoine de Caunes amusé, puis marmonne, mais assez près du micro pour que tout le monde profite :

 « Ben merci. Merci qui ? Merci moi, mes zicos, mon tour-manager, et basta. Parce que ma -12 ème- maison de disques, cette connasse, s’est avérée incapable non seulement de biter quoi que ce soit à ma musique, mais j’ai l’habitude depuis le temps vous pensez, mais en plus a été totalement infoutue de correctement promouvoir ce disque, malgré le pognon jeté à des porcs pour un minable spot publicitaire balancé à l’heure de Questions pour un champion. C’est donc un  putain de miracle et en même temps amplement mérité, comparé aux autres baltringues, sérieux, y’a pas photo, c’en est même limite vexant, mais enfin, ça c’est la France : restons médiocres et surtout, pas d’originalité hein. Allez je vous laisse avec notre abruti de ministre qui confond pas de danse et pas de l’oie et qui a grandi au son de l’Allliance Etnik, mes pauvres je vous plains. Au fait, j’enregistre mon prochain disque à Las Vegas -ouais je sais chez ces gros cons de ricains qui savent ce que c’est que la musique, quelle idée- sauf si d’ici là je me fais larder entre les omoplates par Cali. Ciao. »

Voilà ; je rêvais de cet attentat culturo-musical bukowskien, d’un Murat en kamikaze disant tout haut ce que tous pensent tout bas. Ou ne pensent pas du tout, en fait. La France est un pays merveilleux où la chanson est un art de vivre, façon décoration intérieur, où tous nous sommes artistes et poètes de l’Ikéa, pour la simple et bonne raison que des artistes et des poètes, authentiques, il n’y en a plus guère. Belle mécanique des fluides que cela.
C’est donc çà, les Victoires de la musique ? Une espèce de vivre-ensemble aux aspects de club privé version back-room, une séance SM qui n’en finit pas, une distribution de bons et mauvais points aux élèves ? Et pour les parias près de la fenêtre de la classe,  la double-peine de l’exclusion et du silence. La chanson française tu l’aimes ou tu la quittes ! ce n’est pas la célébration de la musique populaire française, de la chanson frâçaise. C’est l’autocélébration de la France, en musique, et au pipeau. En présence, c’est-à-dire sous l’autorité d’un ministre de la culture, Colbert pour les invalides du goût et des arts, ignorant fossoyeur, nécrophile ! Anglophobe !
Bien tristement mais résigné, je m’en retournais à ma discothèque, je scannais le rayonnage,  à la recherche de mes « exclus ». Eh bien, tiens ! Kat Onoma ! Exactement l’antinomie des prétendants à la récompense -va chercher !- et des prétentions françaises sur la scène mondiale de la rock-music.

Kat Onoma n’a pas eu le succès qui lui revenait, de droit. Ils avaient tout, trop. Trop de talent, trop de bonnes chansons, de bonnes compositions. Rodolphe Burger, lead-singer et boss du groupe, une trop belle et profonde voix. Le groupe était trop adulte, trop lettré, trop intelligent. Coincé, à la fin des années 80, entre les déconnades de Ludwig Von 88 et les vulgaires Garçons Bouchers. Wahou, la rock’n’roll attitude à la française, la voici. Tremblez  U2, fuyez Pixies. Ladies and gentlemen, here’s the Mano Negra !

Ils avaient tout, donc de trop lourds handicaps. Titres en anglais, ambiances ouatées d’alcôve au velours pourpre, jazz enfumée de gitanes et new-wave reconstruite. Les textes taillés au cordeau, certains écrits par Olivier Cadiot (le cinglé et déconstruit Family Dingo). Un jeu de guitare singulier, distordu et un rien granuleux, sensé et sensuel (Video Chuck, La chambre, Artificial Life) et des musiciens, des vrais, pas des animateurs de MJC ! Comme les Dogs du temps de leur bien brève splendeur, ils avaient trop de classe. Too much class for the neighborhood.




Kat Onoma a produit pas mal de disques, vécu pendant quinze ans, tourné à l’étranger, gravé des chefs-d’œuvre inconnus, Far From the Pictures, Stock Phrases, repris magistralement Radio-activity de Kraftwerk, ainsi que Wild Thing, Blue Velvet, rempli des Olympia. Rien n’y fit, c’était toujours l’alternatif français, l’autre, qui rapporte. Noir comme le désir.


 Noirdez’, lui, a vraiment profité des projecteurs largement braqués sur lui, et avec une insistance gênante, par Libé et consorts, bienheureux de trouver dans le combo une figure grande-gueule de gauche qui pourrait reprendre le flambeau de Renaud, alors à cours de slogans tontonniens. Bien adolescent, bien calibré pour la jeunesse mitterrandienne qui se doit de se rebeller, keffieh de circonstance à l’appui, et pour tout discours-ah non, sale bourgeois aussi, et puis enculé de yankee aussi.
Noir Desir, quatre Victoires de la musique en 1998 et 2002.
Kat Onoma…qui ça ?
Mais bordel ! Kat Onoma ! Rodolphe Burger, Meteor Show, une des albums les plus fondamentalement novateurs des années 90 en France, plat de nouilles ! Sans lui, pas de Fantaisie Militaire, pas de Samuel Hall ! La renaissance, un tant soit peu intéressante, de Higelin avec Amor Doloroso, c’est lui aussi ! Les albums de Françoise Hardy depuis des années, itou, tas de ploucs ! Il a même bossé avec Père Ubu ! Il…
Laissez tomber.



Rodolphe Burger, on se le garde pour nous. Son élégance, son jeu classieux et nerveux, sa voix quiète, aisée, chaude, suave sans empreint, évidente-impeccable en anglais comme en français.  Rodolphe Burger vient de sortir un album single malt, encore un, dans la quasi-indifférence, même si certains médias jouent la carte arty de la chose : une collection de reprises du Velvet Underground, figure paternelle et presque « responsable » de sa vocation. This is a Velvet Underground song that i’d like to sing n’est pas un album cérébral ni étonnant comme Meteor Show. Les reprises sont fidèles, assez, trop.  I’m Waiting For My Man est faite pour lui certes, Pale Blue Eyes tout autant. Sweet Jane… L’indien est en territoire ami. Pas de risques majeurs, que du bonheur.




Et il suffit à faire le mien, ce soir, doublement. Parce qu’égoïstement je vais me délecter de ce miel sonore, qu’il sera MA découverte perso et que ni Nagui, ni Fréderic Mitterrand n’y seront pour quelque chose. Et que jamais Rodolphe Burger/Kat Onoma ne touchera cette mocheté dorée, qui ne représente rien d’autre qu’une avilissante soumission au coffre-fort national nommé l’exception culturelle.
J’envisage cela comme une excellente nouvelle.

Gaël Giovannelli

Rodolphe Burger, This Is A Velvet Underground Song That I’d Like To Sing/ Dernière Bande, février 2012


Toutes les réactions (15)

1. 05/03/2012 20:27 - Floria Tosca

Floria ToscaFaut vraiment avoir rien à foutre pour regarder des programmes débiles comme cela à la Tévé. Et en plus perdre son temps à écrire dessus!

2. 05/03/2012 21:21 - Orchid

OrchidJe ne connaissais pas Kat Onoma, ca se laisse ecouter, plutot bon. Mais serieusement chanter en anglais avec un accent a la Jacques Delors...Ca en devient ridicule.

3. 06/03/2012 00:17 - Gwen

GwenAh! miam, Kat Onoma que je découvrais en 92 sur l'album Billy the Kid, et aussi l'excellent Dominique A sur son radical: http://www.dailymotion.com/video/x2qcgt_dominique-a-le-courage-des-oiseaux_music . Avec Dominique A encore je découvre pour la première fois l'ambiance d'un vrai concert rock de qualité , en 94 à Nantes, totalement subjugé par le style et la musique du bonhomme... Rayons de miel de mes 20 ans, souvenirs d'écoutes jusqu'à saturation... Ces deux là, je me les ressort de temps en temps aussi ...pour l'émotion, et bah aussi je me poile de revivre un instant mes années d'imberbe blondinet. Depuis la fin de Kat Onoma , j’accroche moins à Burger même je reconnais qu'il nous a fait quelques petits joyaux rock par-ci par-là. Un peu affligé aussi quand j'avais pris conscience que le-dit "musicien-philosophe" Burger était "intellectuellement" aligné sur l'humanisme sauce Télérama ...et gros-j'en passe... Je vais essayer d'écouter sa dernière bande ...pour voir si y'a du bon à déguster. Merci Gaël pour l'info.

4. 06/03/2012 00:45 - Gwen

GwenDélicieuse cette reprise de Sweet Jane! ;) C'est entendu, je vais allez me resservir de ce Burger cuvée 2012. Encore une fois, merci Gaël.

5. 06/03/2012 13:49 - klitshko

klitshko@ Floria: bah si tu n'en as pas profité pour écouter KatOnoma, tu dois manquer de discernement
@ Orchid: bah c'est sûr que le rock il est très à cheval sur ce genre de considération
Surlering, Gégé doit être le seul capable, à Bilger près, de se taper 12 rounds

6. 06/03/2012 20:10 - Richard Tabbi

Richard TabbiMerci merci merci de cet hommage à Kat Onoma / Rodolphe Burger. Merci.

7. 09/03/2012 09:14 - Claude

Claude"La Chambre" est une perle. Je me demande pourquoi le band à Rodolphe Burger n'a pas enregistré davantage de compositions en français car il est vrai que certaines de leurs reprises souffrent (un peu) de l'accent. Sur scène, c'était un vrai groupe: attitude digne, beau son et des morceaux qui donnaient envie de danser. (si, si !)

8. 10/03/2012 10:50 - Aurélien

AurélienBon entièrement d'accord avec vous mais les premiers Noir Désir (avant le détestable 666 667 club) sont quand même énormes...
Et puis dans les oubliés y a aussi les Thugs groupe fabuleusement noisy, signé chez Sub Pop et qui a influencé entre autres... Nirvana.

9. 10/03/2012 20:58 - Gaël Giovannelli

Gaël GiovannelliMais oui Aurélien, les Thugs! Encore une grande formation de l'Armée des ombres...Et il y en a d'autres. Un jour peut-être...

Musicalement, Noir Désir, oui. Et je tiens "Sergio" pour un grand guitariste -et je conseille a tous ses albums en solo "Silence Radio" et "On croit qu'on en est sorti". C'est plus avec l'attitude politique, et avec Cantat, en somme, que j'ai un problème...

10. 10/03/2012 22:15 - Aurélien

AurélienLà je suis encore bien d'accord avec vous. La bien-pensance politique de ce groupe a eu raison de moi. Je vantais leur mérite musical mais pour ce qui est du folklore politique cela virait à l'indigeste.

Pour Thiéfaine c'est vraiment mérité. Cela dit son live au Zénith de Paris en 2006 aurait mérité à l'époque un prix. Enfin!
Il est l'un des rares chanteurs français qui marrie si bien l'écriture beat à la musique rock (à mon humble avis).

11. 10/03/2012 22:23 - brisco county

brisco countymerde,pourquoi tu te tortures à regarder ça,faut pas se faire du mal comme ça...
Le fantasme Murat me plait bien...

12. 12/03/2012 20:09 - rocknroll

rocknrollil me semble qu'en sortant des sentiers battus, les différentes scènes françaises sont très dynamiques et ne rougissent pas de la comparaison avec les scènes des autres pays.
la scène métal française est de très bonnes qualités (Forbidden Site (RIP), The Cosa Nostra Klub pour le côté électro, , Svart Crown et Otargos pour le plus extrême). il y a du très bon hip hop (NTM, Odezenne, Stupeflip...) du bon électro à toutes les sauces (Birdy Nam nam, Chinese Man). et bien d'autres dans toutes les styles. bien sûr les Rock est anglo-saxon est le passage à la sensibilité française est toujours très délicat, et que J. Halliday, ce n'est pas Elvis et Eddy Mitchell ce n'est pas Johnny Cash, que la culture française n'a pas la puissance impériale et exportatrice de la culture anglo saxonne, mais de très bonnes choses et qu'ils sont foules à ne pas se rendre aux Victoires de la Musique, à ne pas être nominés et à ne pas être chouchoutés par Michel Drucker - pourquoi loi? je ne sais pas

13. 12/03/2012 20:11 - rocknroll

rocknrolloups, pleins de coquilles dans mon message, j'aurais dû le relire avant de le poster... argggghhhh

14. 29/04/2012 17:53 - Frelon Vert

Frelon Verthttp://allezlesverts.blogs.lalibre.be/tag/rodolphe%20burger
Quest-ce que ça fait du bien de lire ce genre d'article! Merci, c'est parfait. Plus de 17 ans que je suis Kat Onoma et ses musiciens depuis un soir de concert à Bruxelles et la découverte de la "Chambre". 17 ans que le son de la guitare de Burger ne nous lache plus.

15. 30/04/2012 17:45 - Grog

GrogIl y a quand même des limites à la hype arty.
Quand on est français et qu'on chante en Anglais, c'est qu'on a rien à dire.
(voyons les textes français de No Sport dudit Burger : ok ça sonne, mais ça raconte quoi ? Qu'est-ce que cet homme nous dit personnellement ? Il véhicule un état émotionnel précis ou bien il fait de la musique d'ambiance ? C'est trop facile de rester dans le flou artistique ! Tout le monde n'est pas Bashung...)

C'est l'éternelle question : la musique doit-elle dire quelque chose ou pas ?

Si l'on pense que non, alors pourquoi ne pas faire de la musique purement instrumentale ? Cela n'apporte rien de mettre des paroles platouilles répétées 15 000 fois (en Anglais c'est déjà chiant, mais alors en Français c'est juste insupportable !).

Si l'on pense que oui, alors on se tourne vers des rockers qui ont une vraie démarche d'écriture et qui ne prennent pas de haut la tradition de la chanson à texte, et l'on écoute Éric Lareine (qui ravira ces messieurs, dans la mesure où il est encore plus souterrain que Burger) : http://www.myspace.com/ericlareine

Éric Lareine, c'est tout simplement le plus grandiose chanteur rock d'expression française en activité.
Eh ouais.

Ring 2012
Gaël Giovannelli par Gaël Giovannelli

Directeur littéraire. Ring Wall of fame.

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Floria Tosca05/03/2012 20:27 Floria Tosca
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