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Mayotte, les enjeux du nouveau lagon français

SURLERING.COM - FRANCE - par Alexis Blas - le 16/05/2010 - 3 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Les enjeux du futur plus beau département français



Jean-Paul Guerlain nomma son parfum « Mahora », inspiré du vrai nom de l'île au lagon : Mahoré. Il l'aimait et l'habitait. Bel hommage à l'éponyme Atlantide encore guéable aujourd'hui. Mais qui la connaît? La fleur d'Ylang-ylang à laquelle il doit son cœur, note médiumnique dont l'essence se respire en anhélations ravies, pousse à la sauvage sur la dernière grande terre inconnue des plus épris de paradis. Je veux parler de Mayotte.

Le futur plus beau département de France se noie dans un lagon prodigieux dont on dit qu'il est le deuxième plus grand de la planète. Qu'importent la grandeur et les adjectifs, pourvu que longtemps encore, s'enroulent autour de ses coraux les acanthoptérygiens férus de coquillages.

Petite dernière des Comores, l'île est un chouchou. Elle adore qu'on la dorlote. Dans les bras d'un certain commandant Passot elle vint se blottir un 25 avril de 1841, orpheline du sultan malgache qui, pour mille piastres puis une rente en boissons alcoolisées, vendit de l'archipel la plus belle de ses cadettes. A l'heure où Les Misérables étaient en gestation chez Hugo, Louis-Philippe , « roi des français », dont Heine vantait la bonhommie raffinée, serrait la main aux ouvriers et aux épiciers « avec un gant spécialement sale »; rétif au départ, il imprima de son sceau l'acquisition de ce « confetti d'Empire ». Les yeux rivés vers la perfide Albion dont il admirait le style maritime et la geste insulaire, il voyait peut-être là, les pieds dans l'eau et par la grâce d'un officier corrompu, l'occasion rêvée de s'inventer un braquage à l'anglaise. Mais Mayotte n'est pas l'Inde.

Avec ses trois-mille habitants et le libéralisme d'un roi citoyen, les mahorais se voient tout à coup devenir propriétaires de terres en échange de leur exploitation. L'esclavage est aboli en 1846 mais on réclame aux affranchis cinq années de travail pour le sucre. Maints propriétaires et esclaves s'enfuient, honte aux descendants de ces faibles ! A Mayotte, on n'aime pas les esclaves, encore aujourd'hui. Suivront l'arrivée de volontaires comoriens et de colons, toujours rares ceux-là, les français n'aiment pas s'installer. Le sucre, toujours le sucre.

Lui succéderont la citronnelle et la vanille, le coco et la fleur d'agave. Avant que l'Ylang-ylang... Mayotte garde un statut de colonie française, tandis que ses voisines comoriennes passent en 1908 sous celui de protectorat avec Madagascar, dans une gouvernance aussi approximative que traumatisante dans l'esprit des locaux qui gardent en mémoire les razzias d'antan.

Après quelques péripéties et le soulèvement des Comores de 1915, il faut attendre les années soixante et la décolonisation pour que les Comores acquièrent une autonomie interne sans pour autant être indépendantes – l'archipel reste depuis 1946 un territoire d'outre-mer –  tandis que Mayotte, lasse de subir les humeurs de ses sœurs, fomente son rattachement définitif. Quelques années plus tard, souhaitant se séparer de ce boulet coûteux, Giscard organise le référendum de décembre 1974 où s'affirme la volonté politique de rattachement et déjà de départementalisation des habitants. Ou plutôt des habitantes.

Qu'elles étaient belles avec leurs saluvas, ces paréos multicolores ornant leur ensemble appelé lamba ! Qu'elles étaient fières!  Les Chatouilleuses!  Elles arrivaient par peloton,  serrant de près leur icône, Zaïna Mdere, dont les collèges portent aujourd'hui le nom. Puis, sur les estrades où les sénateurs comoriens hurlaient leurs intentions autonomistes, enfin sur celles où les épigones du Général roucoulaient une humaniste décolonisation, elles fondaient. De l'orateur de circonstance elles persécutaient les aisselles et les reins, jusqu'à ce que celui-ci, n'ayant point le temps d'arborer le masque de sa dignité offusquée, parte d'un grand éclat de rire, s'envolant aussi haut que les pailles-en-queue, ces blancs oiseaux des mangroves. Plus haut encore que l'avion qui le ramènerait quelques minutes plus tard, rouge et mouché, chez lui. Mayotte s'accroche à la France comme une maîtresse s'attache à son vieil amant devenu sourd et paralytique. Les Chatouilleuses l'ont emporté et Mayotte sera la seule île de l'archipel des Comores qui restera française.

Elle est une colonie qui n'en est pas une. Est-on colonie lorsqu'ayant souffert le martyr des razzias et l'exploitation arabo-malgache, on réclame ce qui sera « le moins pire », à savoir les restes d'un « Empire » ? Est-on colonisé lorsqu'on retient par la manche son envahisseur en le couvrant de « ne me quitte pas » ? L'antienne chatouilleuse raconte que dès la vente de 1841, l'embellie française serrait le cœur de ce peuple aux origines bantoues et swahilies, parlant un shimaoré où le « non » n'existe pas. Les mahorais sont un beau peuple. On entendit, de ci de là, au gré de la rumeur de départementalisation, geindre les décolonisateurs d'antan devenus depuis des exaspérés du rapprochement familial : les mahorais sont musulmans. Oui, à 97%. Ils ignorent probablement ce qu'est l'Islam mahorais. L'un des plus étranges qui se puissent rencontrer. Un islam animiste et débonnaire où si les cadis légifèrent encore, c'est en respectant les usages de l'administration. Où le matriarcat sonne la cloche des hommes chagrins et où la possession ne s'octroie que par la bénédiction des femmes. Une société polygame, certes, mais où les mariages religieux s'ordonnent benoitement selon les directives nouvelles d'une République qui s'y oppose. Il faudra lever l'âge du mariage de quinze à dix-huit ans ? Et bien, levons ! disent les mahorais. Or, si la majorité des mahorais se disent favorables à la monogamie, c'est sans doute moins par conviction que par esprit pratique mais peu importe : les femmes sont tranquilles, à la ville comme à la maison et « il y a pas bagarre » quand le mari volage convole. Mais « quand il y a enfants », il est préférable que les responsabilités paternelles soient engagées. Comme pour leurs terrains, les femmes veillent au grain... et à la graine.

Elles sont magnifiques et respectées. Les mahoraises se mettent en valeur. Elles maquillent leurs beaux visages de poudre de santal et d'argile. On appelle ça le mzindzano. On est loin, très loin de la burqa. Et du voile aussi, le kishali qu'elles portent évasé, avec le dédain compris des femmes qui savourent leur chair et hument leurs cheveux. Elles aiment être aimées et entendent l'être. Elle aiment aimer et elles le font bien.

L'île Mahora a la forme d'un hippocampe, chez lequel j'ignorais que c'était la femelle qui paradait et le mâle qui incubait. Voilà qui est résolu.

Les vrais problèmes sont ailleurs. L'hippocampe accroche sa queue sur un lagon qui se délite. La barrière de corail craint comme ailleurs la pollution et les hydrocarbures. Elle craint aussi la crise. Mayotte s'enroulera définitivement en 2011 autour du corail français déliquescent. Qu'il était drôle, le président Sarkozy à Mamoudzou, convaincu de plaire à un auditoire qui n'a pas du tout goûté à son discours aéroplane  ! Pourtant, il leur parlait de leurs problèmes du moment : de ces comoriens qui les envahissent sans arrêt, qui prennent femme et qui enfantent des français à peu mais à leurs frais, dussent-ils les abandonner par la suite ! Le président oubliait que plus du tiers de son auditoire n'était pas mahorais ! Ils étaient comoriens. Mais ils ne le disaient pas.

Le comorien est discret. S'il s'avoue, les membres de la Police aux Frontières viendront l'expulser alors qu'il a peut-être femme et enfant français sur le territoire. Cela ne vous rappelle rien ? Savez-vous que plus de la moitié des expulsions hors du territoire français ont lieu à Mayotte ? Les migrants clandestins se serrent sur de longues barques bimotorisées appelées « kwassa-kwassas », lesquelles, prévues initialement pour huit personnes, en embarquent quarante. Les morts se ramassent à raison de mille par an. Il y a parmi eux beaucoup de femmes enceintes car elles n'espèrent qu'une seule chose : faire de leur progéniture un natif. Un français.

Le mahorais peut être aussi duplice que le métropolitain dont il empreinte les manies. S'il accueille parfois ses cousins comoriens à coup de machette, il les fait aussi travailler. Propriétaire de ses terres et de ses maisons qu'il invente et construit à son gré – il n'y a pas de cadastre à Mayotte – il trouve appréciable cette main d'œuvre bon marché, souvent prête à ne réclamer qu'une cabane de tôle appelée banga pour dormir, et une maigre solde qui lui permettra de se nourrir de quelques brochettis de zébu.



S'il n'y a pas de cadastre, pas de titres de propriété, il n'y a quasiment pas non plus d'état civil. Ou presque pas. Les mahorais, comme dans maintes sociétés traditionnelles, n'utilisent pas de noms patronymiques mais des vocables mis bout à bout, décernés au fil de leur apprentissage. La constitution d'un registre d'état civil relève donc d'une gageure aussi insensée que créatrice de tensions. Dans la lutte ubuesque contre la clandestinité, il arrive constamment aux gendarmes et aux policiers des frontières de prendre des mahorais pour des comoriens et des comoriens pour des mahorais, les deux n'ayant souvent aucun papier. Quand ils en ont, tâche est de vérifier que ce ne soient pas des faux. Aux Comores, 80% des actes d'état civil émis sont faux selon le rapporteur du Sénat Henri Torre (voir en annexe). Dans le cadre du travail clandestin lui-même, la grande majorité des travailleurs du bâtiment  sont des clandestins.

On court beaucoup sur les plages de Mayotte. Mais c'est l'uniforme, plus que le survêtement, qui s'impose dans des courses homériques où de jeunes recrues pleines d'énergie et en mal de sensations font leurs dents. Les moyens de la Police aux Frontières ont été multipliés par dix entre 2002 et 2007. Avec 16000 expulsions en moyenne par an, celles de la métropole restent, on le voit,  parfaitement anecdotiques et vainement politisées. Rajoutez les 10 000 expulsions en moyenne de la Guyane et faites les comptes...

Avec 5 millions d'euros d'exports pour 274 millions d'import, 23% de chômage et 34% de clandestins recensés dans la population de 186 452 habitants (chiffre de juillet 2007 - il y en a plus selon les locaux), une démographie explosive, la départementalisation de 2011 votée massivement par les mahorais en mars 2009 (95%) s'annonce ardue. On annonce déjà plus d'un milliard d'euros de coûts de transferts pour l'Etat. La fiscalisation, jusqu'à présent broderie locale sans taxes foncières ni impôts locaux, va semer le trouble au sein d'une économie aussi permissive que souterraine.

A ces contraintes civilisationnelles, il est à craindre une autre sorte de contamination qui est celle d'un certain esprit métropolitain. En effet, on voit depuis quelque temps, de jeunes générations de mahorais qui, revenant de la douce Provence où ils sont parti faire quelques études, reviennent non pas avec l'accent de Marseille dont ils sont d'ardents fanatiques (l'OM est la deuxième religion de Mayotte) mais avec celui de Morsay. Phénomène nouveau sur l'île hippocampe. Comme l'animal se déplace lentement, par vingt battements de sa nageoire dorsale qui le propulsent nonchalamment le long des coraux du littoral, ainsi en va-t-il d'une vie locale séculière rythmé par de plaisantes traditions et un naturel pacifique. Mais voilà qu'une jeunesse emportée voit le jour, défiant coutumes et savoir vivre pour leur substituer ses chaines en plaqué or et ses éructations anti-France. (Il est vrai que le peu de métropolitains présents là-bas, fonctionnaires sur-endettés, flics expatriés ou professeurs au vague à l'âme ne font rien pour se faire aimer. On ne s'en laisse pas compter en matière de dénigrement hâtif, d'anachronismes colonialistes et d'ignorance crasse,  le tout assorti d'un profit sexuel assumé.) Si le processus est balbutiant, il n'en est pas moins gênant pour une population qui va devoir composer un peu plus avec ses devoirs citoyens.

Il y a encore beaucoup de choses à dire sur ce bout de terre, chargé de tant de beautés, d'histoires et d'affects. Les apparences sont trompeuses et, n'en déplaisent aux mauvais esprits qui n'y voient qu'un gouffre financier de plus, Mayotte est, et entend rester, française. Qu'une France exsangue prenne soin de sa corse, de Nice et de la Savoie. Plaise au ciel qu'elle choie encore longtemps, dusse-t-elle y mettre le temps, son lagon, même si, à l'heure où vont croître ses responsabilités, le paisible peuple des français de Mayotte n'a pas fini de venir chatouiller les reins de l'hexagone.

Alexis Blas

Annexe: voir l'intéressant rapport de M. Henri Torre au sénat pour le compte de la commission des finances: http://www.senat.fr/rap/r07-461/r07-461.html



Toutes les réactions (3)

1. 17/05/2010 04:30 - Quentin

QuentinJe prévois de m'y installer, je vous enverrai des cartes postales, la plage all day/night, le RSA, un petit commerce ouvert de midi à 14h00 et la fête toute la nuit. Bon, les loyers sont pas donnés mais je préfère une vie au soleil que sous les UV de la dernière cabine à la mode de Bobigny.

2. 17/05/2010 15:27 - WB

WBJe veux bien être expulsé la bas, monsieur Blas. Bel article.

3. 19/05/2010 16:08 - ju

ju(rires) "En effet, on voit depuis quelque temps, de jeunes générations de mahorais qui, revenant de la douce Provence où ils sont parti faire quelques études, reviennent non pas avec l'accent de Marseille dont ils sont d'ardents fanatiques (l'OM est la deuxième religion de Mayotte) mais avec celui de Morsay."

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Alexis Blas par Alexis Blas

éditorialiste, écrivain.

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Je prévois de m'y installer, je vous enverrai des cartes postales, la plage all day/night, le RSA, un petit commerce ouvert de midi à 14h00 et la fête toute la nuit. Bon, les loyers sont pas...

Quentin17/05/2010 04:30 Quentin
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