Sur le RING

Mod d’emploi

SURLERING.COM - SOUNDTRACKS - par Gaël Giovannelli - le 13/04/2012 - 8 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

On est ravi, Paul Weller sort un nouvel album, le Modfather-le Quoi ? Attends je développe, et attention a mes pompes ! Amis Mods, voici les tables de la loi.



-Etre un Mod, c’est être le mouvement dans un mouvement. C’est être une galaxie en soi ; rien d’autre autour ni personne ne brille. C’est être conscient de sa définitive singularité, la travailler a fond, s’inventer une mystique de soi, comme les dandys autrefois, circuler dans la foule dans la joie du contre-sens. Toujours en oblique, décalé, un peu plus superbe dans sa différence chaque jour que Sam Cooke fait. L’autre ne compte pas, il n’y a aucun altruisme, pas plus que de dédain ; il n’y a pas d’affect en dehors du matérialisme moderne, des goûts musicaux, des goûts pour les amphétamines, les vêtements, les vespas.
-Etre un mod en 1963 ou 1964, c’est ne pas avoir été un Mod de 1959, parce que vous êtes trop vieux. C’est ne pas aimer les Beatles ou les Rolling Stones, on préférera toujours l’original blues à la copie. Trop connus, donc trop vulgaires ; et pourtant les Beatles étaient de grands connaisseurs du R&B. En revanche, en 1965, on aime The Action, The Creation, les Small faces et les chers, très chers Who, parce que Pete Townshend à été un initié, qu’il à crevé le plafond du Cage ou du Railway avec sa guitare, que Pete Meaden le manager est un face de haute voltige.

Grand aparté musical. Avant les Who, il n’y avait pas, a proprement parler de groupe Mod. Les Mods sont issus d’une culture de la rue, elle est montée vers les élites, elle est une fabrication populaire, et non un produit marketing balancée aux teenagers pour les occuper et les faire consommer. Les teens n’ont pas besoin d’aide pour les pousser a consommer, mais le Mod sait quoi consommer. De la bonne soul d’Amérique-qui donnera la Northern Soul : Ray Charles, Berry Gordy, James Brown bien sur, la Tamla est tellement plus excitante que ce skiffle du cru, si pauvre. Il y a le R&B noir, le blues et le Jazz. Cool, Miles Davis est si cool et si bien sapé, ses cravates fines, ses mocassins vernis. La classe.
Donc nos Who, anciennement High Numbers, sont devenus Mod par le travaille de relooking de Meaden, Face absolu, grand démiurge et speedfreak total, son ambition était grande. Il envoie le groupe à Carnaby et chez le couptif’. Tada ! Pete Townsend enfile l’union jack en costard, travaille ses moulinets, défonce les enceintes et la grosse caisse de Keith Moon. L’effet des amphèt. Agressivité incontrôlable, yeux écarquillés de Daltrey  la sale teigne, qui use du micro comme d’une fronde. L’amplification est redoutable, Moon a deux grosses caisses, personne ne rivalise avec la puissance sonore du groupe, le speed tout comme la coke produit cet effet acoustique de diminuer les aigües, aussi pousse-t-on a fond. Quand Townsend casse ses guitares, c’est tout une société qu’il veut mettre à terre, Townsend n’aimait pas sa tronche, et il allait la fourrer sous le nez de tout le monde, sa cruauté dirigée dans tous les journaux, son verbe légendaire en pleine page.

Les Who sont devenus Mod par la volonté de Meaden, avant ils n’étaient que de talentueux musiciens sans perspective réelle ;  il les a projeté en avant de la gé-gé-génération qui allait embrasser et les Stones et le Who, en même temps. De deux choses l’une : il a « vendu » le mouvement Mod au business, c’est intolérable, shocking, f*ck*ff. Mais en faisant entrer le loup dans la bergerie, l’écriture vitriolée de Townsend et les compositions « sharp » ont profondément influencé la pop, le R&B anglais. Tout a sonné à l’heure Mod en 1964-1965. L’ère des singles percutants est à son apogée, et tout single a quelque chose de Mod, « My Generation » okay, mais « You Realy Got Me » tient autant du Mod que du garage, les guitares même des Beatles deviennent plus dures, plus agressives, sur « Taxman », la basse syncope la chanson et le solo de Harrison est hystéro. Réminiscence du temps de la benzédrine lors de la formation dans les clubs allemands ? Les Stones ont sonné Mod, les Kinks auraient pu devenir le plus grand groupe Mod, le bassiste Pete Quaife était un mod pur jus.



A côté des Who presque consensuels pour les puristes, les Small Faces étaient les préférés. Ils étaient Mods avant que d’être musiciens, ils étaient marrants, Steve Marriot avait une voix soul admirable, ils seront la survivance et le phare Mod dans la tourmente Blues boom et le virage psychédélique de 1967 qui écœura tant les Mods.



Oh il y en avait d’autres ; les Eyes étaient sexuels et discordants, avaient le sens de l’extravagance et de l’ironie avec « My Degeneration ».



Les Creation étaient plus arty, pop expérimental avec Eddie Philipps qui grattait son manche…avec un archet, bien avant Jimmy Page. Ils foutaient le feu sur scène au cours de séances d’action painting, toute la démesure du Swinging London était là, un grand melting-pot réduit en cendres, un grand incendie multicolore dans le pays du charbon. Les Creation ont marqué aussi profondément les punks que les Who : les Sex Pistols ont repris leus titres, The Jam sur l’album All Mod Cons aussi, ainsi que « David Watts » des Kinks. La dimension Mod se recoupe en abscisses et ordonnées.
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The Action étaient des dandys soul, Reggie King était tout de suavité velours, le son du groupe très naturel et fluide, coulé façon Motown, la Rickenbaker carillonnante collait si bien avec la cohorte de scooters qui les suivait partout en ville. The Action n’a pas percé, hélas, ses singles produits par George-le 5e Beatle-Martin  sont splendides, mais l’album a été abandonné en cours de route. Scéniquement, ils ont marqué plus profondément le Marquee, ou le Place, que les Who; graphiquement leurs affiches étaient meilleures, ils sont le cœur de l’âme Mod, les survivants de cette ère héroïque en ont encore des souvenirs émus.




-Le Mod n’était pas que la musique, la musique était une bande-son, le rythme des pas dans Carnaby Street.  Il fallait cette scansion syncopée de « My Generation » pour dire la colère rentrée qu’engendre le speed et la frustration prolétaire, il fallait « I’m The Face » et « Zoot Suit » pour dire cette obsession de l’excellence de soi, la distance vitale qu’il faut mettre entre soi et le monde moderne. Supramoderne. Il n’y a que l’insularité qui puisse  produire un mouvement comme celui des Mods. Il n’y a qu’un Anglais pour rouler gaiement sous la pluie battante sur une vespa customisée, parka dégoulinante de flotte. Il n’y a qu’une île pour semer en soi une insularité plus profonde encore, permettre de développer ses petites obsessions de collectionnite sévère. Les vieux colonels du Sussex à la retraite avec leurs pièces d’artillerie, le jeune Mod avec sa quête vestimentaire maniaque.



- Le Mod est totalement obsédé par les fringues, la sape élevée au rang non plus d’art mais de science. La jeunesse prolo s’imagine un idéal quasi-existentialiste en autodidactes, un struggle for life en mohair et pompes italiennes. Rester droit et imaginatif pour sortir de sa condition, refuser le lavage de cerveau qui leur est promis, couper la malédiction familiale était devenu possible par la relève économique du pays. Dans les rues de Wardour, Chasing Cross puis Carnaby, dès la moitié des années cinquante, une effervescence sans précédent fait pétiller les pavés ; Cecil Gee est revenu avec des fringues italiennes, des pulls aux couleurs vives, des costumes trois boutons et pantalons taille basse ! Le Mod bosse dur, très dur pour se payer sa Vie.
-Le Mod a besoin de deux choses : l’argent et l’énergie. L’argent il le trouve en tant qu’employé de bureau ; le faible chômage de l’époque que, pour une génération de garçons et de filles sortis de l’école assez tôt, travailler au bureau leur donne la stabilité financière adéquate à leur besoins. Il n’hésite pas à claquer huit schilling par semaine, une petite fortune, pour ses fringues, un Mod attendra patiemment trois mois s’il le faut, mais son costume sur-mesure sera payé comptant, il sera unique, comme son propriétaire. Le reste de l’argent est dépensé en dope. Le seul signe de reconnaissance qu’ils acceptent, la cocarde tricolore de la RAF, en sous-titres : les héros ailés de la Bataille d’Angleterre, pilotes de Spitfire bourrés d’amphétamines qui ont renversé le cours de la guerre, cette notion d’élitisme et d’abnégation leur sied bien.
-Les filles Mod gagnent aussi leurs vies, émancipées, elles font même des extras dans les bars en tant que serveuses pour fournir la garde-robe. La nourriture est superflue, juste de quoi rester en vie. L’argent leur fournit l’énergie qui les garde connectés, en mouvement, à l’affût, le Mod est branché sur le secteur, il prend ce que la société moderne lui donne, et pousse le culte de l’éphémère jusqu'à son paroxysme. Le Mod n’est que de passage, il doit donc toujours jouer un coup en avance, d’où cette frénésie du nouveau et de l’inédit. Nouvelles fringues, nouvelles danses, nouvelles drogues. Résolument Moderne. Un passager, mais first class.



-En tant que Mods, on traîne ensemble, on a rien a se dire, les Purple hearts on de toute façon réduit les comportements sociaux d’usage au minimum-et encore ; le drinamyl est le carburateur idéal pour les interminables joutes verbales portant sur la hauteur du revers de pantalon, le birth of cool qui décidément, est la liqueur séminale du modernisme, contrairement a ces incultes qui ne jurent que par le trad., et toujours les amphét.
Ah les amphétamines ! Quelle magnifique création, grâce soit rendue à Smith, Kline & French ! Ces petits cachetons de couleurs ; Purple Hearts, Blues, et pour les plus hardis, les Black Bombers. Remède de cheval contre le soma, le laisser-aller, compagnon de route pour les longues nuits à danser, carbu inestimable des 24 hours party people bien avant les raves campagnardes des nineties. Drogue qui multiplie la confiance en soie et la concentration, il en faut bien dix de ces Blues pour focaliser son attention sur ce putain de futal blanc pendant des jours, à recherche effrénée substance frénétique. Le speed désinhibe sans saouler, elle rend les danseurs timides courageux, exubérants les audacieux, et tout le monde libre sur la piste de danse. Mais les redescentes sont douloureuses, fatales parfois pour l’organisme qui ne s’en remet pas. Au mieux elles vous font saigner la bouche quand on se mord, exit la douleur. Un peu mal à la mâchoire a force de serrer.
-Une semaine Mod met n’importe qui sur les genoux, comme le narre si précisment Richard Barnes, Mod et mémoire du mouvement*. Suiviez bien dans cet ordre: du lundi soir au samedi. The Scene, The Discothèque, Le Marquee ou le Lyceum, vendredi soir, on ne déconne pas, il y a Ready, Steady Go !, puis le week-end de nouveau The Scene ou la Discothèque, samedi matin, shopping a Carnaby Street, l’après-midi à Brixton ou Hampstead pour ses disquaires : bluebeat, ska, R&B of course, jazz. Puis le samedi soir, il y a l’all-nighter du Flamingo. Pas moyen d’y échapper, c’est ici et nulle part ailleurs que le monde tourne, sa petite personne prend toute la place, la piste de danse est l’univers où sa petite galaxie, au milieu d’autres galaxies aussi uniques, viennent effectuer la révolution de leurs planètes, exhiber leur nouvelles parures, impeccables pantalons zippés, polos immaculés, chemise button-off, vestes droites, coiffure nickel. Pour les filles, coupe elfin, surmaquillage des yeux, panda en pantalons cigarettes ou robe courte au décolleté insistant mais non négligé, jupes a tulles multiples, c’est la grande parade, mais aucun jeu de séduction. Le Mod, c’est le pour soi, l’en soi, l’individualisme puissance 10.
Le speed par poignées englouties avec une rasade de jus d’orange ou de Coke, donne l’énergie et le courage de se déhancher, expérimenter les derniers pas de danse découverts dans la semaine- merde, ces soldats noirs américains savent vraiment bien bouger !-Ouf ! Sortie du Flamingo à quatre heures, direction le marché de Brick Lane pour un breakfast revigorant, entre fringues et disques, toujours. Décidément la Vie Mod est merveilleuse, elle le suit partout. L’Angleterre semble suivre le mouvement. Ce n’est pas fini, il y a la all-day au Flamingo qui commence. Enfin dimanche soir arrive, on va écouter un bon groupe au Crawdaddy ou au Richmond avant un capuccino-toujours pas d’alcool, tellement banal-du côté de Richmond. Pete Townsend a du avoir ce genre de vie.



-Le Mod a une haute estime de soi, aucun autre Mod ne viendra le flatter sur sa tenue vestimentaire ou sur les chromes de sa Lambretta (Lambretta ! minable radin, matte plutôt ma GS 160…), on le toisera en silence et le classera sur l’échelle Mod de ticket ou de face, suiveur ou leader. Une morgue et une assurance, roide, à l’agressivité rentrée mais palpable ne serait-ce que dans la manière de s’habiller, arrogante, si soigné dans sa condition prolo, la voilà la révolte.
-Etre un Mod c’est être un résistant, un renégat au système, ne pas épouser les valeurs traditionnelles du pays. Le Mod est un révolutionnaire de l’ombre, il agit en sous-couche, développe sa propre subculture, Londres foisonne ainsi de milliers de styles singuliers d’autant plus impressionnants quant ils se regroupent à la sortie du Marquee ou de The Scene. Le brassage est immense, des îlots qui se rassemblent et forment une armée. A Brighton, pour la première fois, le royaume expérimentera en live ce que le speed contient de violence et d’efficacité, à la Pentecôte de 1964  où Mods et Teddy-boys, ennemis jurés, règleront leurs comptes en grandeur nature, et devant les caméras de BBC, à coup de chaînes.



-Un Mod meurt mais ne se rend pas. Il peut muer, se laisser pousser la moustache, se fondre dans la masse. Il peut aussi bien se tirer une balle. Tout cela n’a plus de sens. Comment un mouvement d’élite peut-il accepter la massification ? Autant disparaitre, pour que tout survive. « Sergent Pepper… » à tout changé, le Flamingo à fermé, Ready Steady Go ! s’est arrêté la même année. Le speed est l’ennemi public numéro 1, il est devenu obsolète chez les rock-star, devenus spirituels, on se penche sur le cannabis planant et le LSD ouvrant les protes de la perception. Méditation transcendantale, retraites mystiques en Inde, les rythmes se ramollissent, la ville qui jadis donnait le rythme est à fuir ; retour à la nature, aux poils, pour des hygiénistes comme les Mods, c’est l’horreur.
Oui autant mourir. Pour renaître. Dix ans plus tard, en punks cintrés, chez les Clash version1.0,  même les Flamming Groovies en 1976 avec « Shake Some Action » se révéleront de dignes repreneurs. Secret Affair, The Directions, Small Hours… Et les fondamentaux Jam, et son Modfather Paul Weller, qui seul continue la modattitude contre vents et marées.



Tout le Mod, tous les Mods tombés au champ d’honneur sont en lui incarnés. Paul Weller est un héros national, un « working-trop-la-classe-hero », la flamme et le flambeau. « Quand vous m’enterrerez, vous enterrerez un Mod ». Bien reçu.

Gaël Giovannelli
* Mods, de Richard Barnes, Plexus Publishing



Toutes les réactions (8)

1. 27/03/2012 20:33 - abitbol

abitbolJoli papier sur la scène mod 60's. En France, je ne sais pas s'il en reste encore (mis à part Ungemuth).
Jamais compris comment un "groupe" aussi ouvert soit aussi codifié.

2. 29/03/2012 20:27 - stéphane

stéphaneTrès bon papier sur un mouvement que je ne connaissait que vaguement.
On parle beaucoup du rock garage,de précurseurs comme Zappa ou Beefheart mais on oublie quantité d'ovnis qui sévissaient à l'époque.
On est ici loin de la pop efféminée et aseptisée de l'époque actuelle!

3. 24/04/2012 23:24 - Bling

BlingEnorme différence entre les Who, Small Faces, Beatles d'un côté et Weller et mods de l'autre. Les premiers regardent le futur, en leur temps, et importent le rythm and blues américain chez eux. Le deuxième se tourne vers le passé et se referme sur l'ethniscisme anglais. Cycle qui a débuté avec avec les Jam, a continué avec Les Smiths et Oasis et perdure encore avec les Artic Monkeys.
Triste époque pour le rock anglais depuis le début des années 80 et cela, en partie à cause de Weller. Même chose, pour le mouvement mod : créatif dans les années 60, il devient codifié dans les années 80. On passe de dandys classieux à de pathétiques boy scouts sur scooter. Le Fred Perry ne fait pas tout!

4. 27/04/2012 19:49 - Gaël Giovannelli

Gaël GiovannelliIntéressant votre commentaire Bling, bien que je ne considère pas que les Smiths aient été une mauvaise chose pour le rock britton. Pas plus que Weller que je tiens en grande estime. Le Rock anglais à commis des merveilles tout au long des années 80 et 90, c'est pas de bol pour les autres, mais c'est ainsi, les anglais sont de talentueux emm...saloupiauds.

Le "problème" Mod empêtré dans son permafrost d'"Albion First" n'est pas le fait des musiciens, maléables, progressifs et/ou opportunistes, mais du Mod de base, celui de la rue qui reste dans la rue. Pensez, il n'allait plus être unique, repérable, puisque tous, tout, allait/ent se ressembler: le hippysme sied a tous et chacun, la première frippe enfilée fait le moine et on appelle cela se distinguer de la masse, mais toute la masse est ainsi, des mois de travail à se constituer une garde-robe digne foutus en l'air par ses mal-peignés!
Le Mod voulait rester, résister, tout en sachant qu'il était éphémère-a moins de mourir jeune-vivre sa petite Renaissance entre Camden et St-Paul et ne pas retourner à l'annonymat et à sa misérable condition.
Peu nombreux, peu évolués, peu organisées: comme les espèces "inférieures" ils ont disparu.

Car pour être honnête, le Mod-le mouvement- est mort et bien mort dans les mid-sixties, sa survivance, c'est de la rétromanie, dont est atteint Weller, absolument. Que signifie être Mod en 1979? Rien, si ce n'est qu'il est temps de résiller son abonnement au NME.

5. 18/07/2012 15:09 - silversamouraï

silversamouraïA propos de l'univers mod , je trouve le film "quadrophenia" plutôt réussi.
En France, débuts 70's, il y a eu la mode des costards Jean Raymond ...chez les prolos amateurs
de R&B .

6. 05/09/2012 00:57 - Ray Dévisse

Ray DévisseYou ReaLLy Got Me

7. 05/09/2012 00:57 - Ray Dévisse

Ray DévisseYou ReaLLy Got Me

8. 05/09/2012 01:06 - Ray Dévisse

Ray DévisseAutre précision musicale : C'est McCartney qui signe le solo de Taxman. Harrison est à la basse, non?

Ring 2012
Gaël Giovannelli par Gaël Giovannelli

Directeur littéraire. Ring Wall of fame.

Dernière réaction

Joli papier sur la scène mod 60's. En France, je ne sais pas s'il en reste encore (mis à part Ungemuth). Jamais compris comment un "groupe" aussi ouvert soit aussi codifié.

abitbol27/03/2012 20:33 abitbol
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