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Mohamed Merah : boys’band le plus incompris de la planète

SURLERING.COM - MURDER BALLADS - par Xavier Raufer - le 29/03/2012 - 9 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Puisqu’il s’agit ici d’expertise et d’avis éclairés, cette préalable inquiétude : depuis le drame de Toulouse, où est passée la « culture de l’excuse » ? Où sont donc les Diafoirus-sociologues qui, hier encore, vitupéraient la criminologie et les criminologues ?

 


Les voici désormais murés dans un total silence-radio. Une stratégie type chacal, exprimable par ce petit diptyque : « Risque zéro, glapir tout haut - Quand ça craint trop, silence radio ». Du coup, nous avons été privés des habituels commentaires des Diafoirus sur les « misérables victimes de l’exclusion et du racisme » ; sur les exactions définies comme autant d’« embrouilles » montées du fait d’un « déficit dans l’accès à l’estime de soi » ; le tout provoqué bien sûr par « le chômage et la déstructuration de l’industrie usinière ». Fini l’émoi trouble des Diafoirus devant les « performances viriles ou transgressives », visant des « cibles par défaut qui maîtrisent moins des stratégies de mobilité » - des enfants d’une école, par exemple. Seules deux enseignantes un peu émotives ont osé présenter Merah comme une victime - mais l’administration a vite parlé de dames « fragiles » et « suivies psychologiquement » - telles sont les dernières pom-pom girls de la culture de l’excuse.
Ceci évacué, venons en à l’affaire Merah elle-même. Pourquoi tout compliquer ? Pourquoi ces évocations grandiloquentes de « La fabrique sociale de la violence » (Le Monde, 27 mars 2012) ? Le cas de Mohamed Merah (ci-après MM) est fort clair et ne présente nulle difficulté analytique.

1°) M.M. est une pure, et quasiment parfaite, « racaille de cités ».

Prévenons ici d’emblée les indignations des sacristains de la bienséance – qui tous font grand cas de Karl Marx, « géant dont aujourd’hui encore, la pensée, etc. ». Or pour dénoncer vivement d’analogues nuisibles du XIXe siècle (Lumpenproletariat, ou prolétariat en haillons), K. Marx et Friedrich Engels usent explicitement du terme « racailles »  .
- MM est d’abord un délinquant juvénile, fasciné par les vêtements de marque lors de sa « scolarité chaotique », connu et condamné pour violences, vols ou comportement anarchique (« refus d’obtempérer », etc.) ;
- MM souffre d’une « grosse fragilité névrotique » qui a fait l’objet d’un durable « suivi psychologique » - « immaturité affective », elle aussi banale. Il aime « jouer au Call of Duty sur sa PlayStation", confie un voisin. Et une tentative de vie de couple avorte vite : passée par son appartement, une jeune femme s’enfuit sans tarder : "elle ne voulait pas faire la cuisine et la vaisselle", rapporte un témoin. Ajoutons à cela des hospitalisations psychiatriques et une tentative (connue) de suicide.
- Depuis l’école, son instabilité est constante : avant son jihad, MM tente par deux fois de s’engager, armée de terre puis Légion étrangère – deux échecs. Et même lorsque qu’il entre « fi sabil Allah » (dans la voie de Dieu), il fréquente des boîtes de nuit ou des stations de sport d’hiver – lieux malcommodes pour la prière ou l’élan mystique.

2°) Un jour – comme d’usage dans la vie – MM bascule brutalement. Le voici plongé dans un manichéiste et grossier fondamentalisme islamique, ou salafisme (salaf signifie ancêtre, ou prédécesseur). Il y puise, non la moindre spiritualité, mais de quoi justifier sa violence, son instabilité, ses errances. Ainsi – seul ou influencé par proche, qui pense peut-être bien faire – MM croit-il avoir « trouvé sa voie », tout son précédent parcours désormais justifié, sublimé – mieux encore, frappé d’absolution – par sa foi nouvelle. Une foi d’autant plus brûlante qu’elle est en fait, celle du (re) converti.

- Que fait MM le jihadi ? D’abord, il erre, de la Cisjordanie aux confins indéfinis du Pakistan et de l’Afghanistan. S’y rend-il grâce à un réseau structuré ? Y rencontre-t-il des moujahidine d’« al Qaïda » ou des Taliban ? Pas sûr. Ici l’auteur témoigne d’expériences personnelles, d’Irlande du nord à la Province de la Frontière du Nord-Ouest, Pakistan : partout et toujours, les guérilleros et/ou terroristes se méfient énormément des petits jeunes énervés qui viennent solliciter leur aide, voire s’engager dans leurs rangs. Des provocateurs ? Des fous ? De gêneurs en tout cas, qu’on renvoie chez eux avec quelques affiches et des encouragements polis.
- Donc MM revient mener son jihad personnel. Il subjugue alors un ou deux proches, en un cas classique de « délire à plusieurs ». Il finance ses achats d’armes (quelques milliers d’euros) par divers cambriolages. Equipé d’une dizaine d’armes hétéroclites (de poing, automatiques, etc., aux multiples calibres) il n’a plus qu’à chercher des cibles et à passer à l’acte. L’affreuse suite est connue.
Maintenant, des questions.

3°) Le type humain de MM est-il nouveau ? Ou étrange ? Pas du tout. D’origine, de tels hybrides entre criminels et jihadis sont consubstantiels au salafisme armé.

- Algérie, 1992 (voici vingt ans) : l’un des fondateurs du Groupe Islamique Armé est Mohamed Allal dit « Moh Leveilley ». « Moh » est un caïd et braqueur  du quartier algérois de Leveilley (nom qui remonte à la colonisation), ensuite réislamisé  . Et « Moh Leveilley » n’est pas du tout un nom jihadi, mais de voyou (« Jojo de Belleville »). A titre de comparaison, voici le nom jihadi d’un autre fondateur du GIA, Mourad Si Ahmed « Jaafar Seifallah al-Afghani » (Jaafar, le sabre de Dieu, moujahid en Afghanistan).
-    France, août 1995, Khaled Kelkal, chef d’un groupe de soutien du GIA algérien responsable des attentats de juillet-Octobre 1995 sur le sol français est également un hybride, au profil semblable à celui de MM. Différence d’époque, Kelkal n’est pas seul mais évolue dans un réseau.
-    France, fin 1995, début 1996, une équipe de voyous implantés à Roubaix, convertis à l’islam ou réislamisés, multiplient dans le Nord les braquages sanglants et brouillons, l’argent étant destiné en théorie au jihad bosniaque. Pur prétexte ? Deux ans plus tard, deux voyous jihadis de Roubaix sont arrêtés à Zenica, en Bosnie même, pour d’autres braquages.
-    - En septembre 2001, à Béziers, Samir B. attaque au lance-roquettes antichar une voiture de patrouille de la police. Connu comme voleur de voitures, Samir B possède lui aussi un arsenal hétéroclite, a séjourné au Kosovo et en Albanie. Un hybride, encore.
-    Or, dans notre « Dictionnaire technique et critique des nouvelles menaces » (PUF, 1998), nous dépeignons dès l’été 1998 le type humain de l’hybride jihadi-bandit, ou « gangsterroriste », en ajoutant même qu’« on constate une difficulté à prendre en compte les concepts nouveaux, à voir qu’il s’agit en réalité  d’hybrides par construction, à la fois terroristes et malfrats ».

4°) Dans l’affaire de Toulouse, le diagnostic d’hybride, aisé à poser du fait des précédents ci-dessus évoqués, à tardé à être fait, ce qui est regrettable. Et dans la tête des dirigeants du renseignement intérieur, il semble qu’en matière de perception des dangers spécifiques représentés par les hybrides, on en soit toujours au point mort, depuis bientôt 14 ans.
Car l’hybride est tout spécialement dangereux, les précédents exemples le confirment : il est aguerri par son parcours de malfaiteur ; il sait déceler la présence policière, se planquer, égarer un magistrat ; rodant aux abords du Milieu, il accède aisément aux armes à feu. En outre il s’autofinance, divers méfaits lui procurant les quelques armes, munitions ou explosifs qu’il lui faut. Mais l’hybride type MM est aussi rare – à l’échelle de l’Europe, sans doute quelques dizaines d’individus encore actifs et dangereux, c’est à dire pouvant basculer brutalement de la rage à la violence quasi-démente. C’est cette incapacité à isoler (conceptuellement) ce type hybride, puis à le recenser et le cibler précisément par croisement de divers critères - bien sûr sous étroit contrôle judiciaire - qui nous fait parler d’échec, non de l’enquête policière, quasi-impeccable, mais de la capacité des chefs du renseignement intérieur à produire un diagnostic rapide et juste.

5°) Violence quasi-démente, avons-nous dit. Tout le problème est ici dans le quasi. Et voilà pourquoi capturer MM vivant aurait été fort utile - car comment faire l’expertise psychiatrique d’un cadavre ? MM était-il responsable de ses actes lors de ses crimes ? Un tueur certes fanatisé, mais maître de lui ? Pas forcément car selon le RAID, MM a longuement évoqué son « plaisir intense » à tuer - or même chez les terroristes, même chez les islamistes, cela est rare. Pour un Zarqawi jouissant sadiquement d’égorger un captif face-caméra, combien d’autres, de l’Ulster au Liban, ont narré à l’auteur les tourments ressentis d’avoir donné la mort, leurs cauchemars ; seule leur foi (certes dévoyée) rendant supportable ce qu’ils endurent. MM était peut-être ainsi un autre Breivik en pleine paranoïa délirante, et nous le saurons jamais.

6°) Affaire MM, quelles conséquences pour la France ? Il est désormais clair qu’à l’échelle française, l’élimination de MM équivaut à celle d’Oussama ben Laden pour le monde. Car alors que maints « incompétents du jihad » nous annonçaient une tornade terroriste planétaire, tout le monde s’en est fichu. Réactions zéro. De la Tunisie à l’Egypte en passant par la Libye, les salafistes qui hier encore adulaient ben Laden prennent sagement la voie de la légalité : du martyre à la candidature, de la bombe au bulletin (de vote) ! Un progrès que le criminologue apprécie.

Après la mort de MM, la France a eu droit à quelques hâtifs graffiti muraux et courriels rageurs, de rares vitupérations dans des micros complaisants - voilà tout. Quand parfois vingt voitures brûlent lorsqu’un « jeune » est renversé par un car de police, là, rien. Car la nuit venue, à l’heure des méditations intimes, même les salafistes virulents doivent le réaliser en leur fors intérieur : quand une cause n’est plus défendue que par de sanglants zombies comme MM – c’est sans doute qu’elle n’est plus défendable.

Xavier Raufer



Toutes les réactions (9)

1. 29/03/2012 12:02 - Charles

Charles"le diagnostic d’hybride" : un article excellent + un titre vulgaire.

2. 29/03/2012 13:22 - Henri

HenriMerci pour cet excellent article.

Que dire cependant des 1800 "likes" qui sont apparus en quelques heures sur la page facebook "hommage à Mohammed Merah"? Cela ne donne-t-il pas l'impression que son action ignoble répond aux fantasmes, voire aux aspirations de pas mal de musulmans français, salafistes ou non?

De plus, on entend des imams et des recteurs condamner la tuerie de Toulouse. On nous dit que MM n'était pas un "vrai musulman". Bon, soit, supposons que MM ne comprenait pas le "vrai message" de l'islam. Alors pourquoi n'expliquent-ils pas en quel sens MM a mal lu le Coran, qui appelle quand-même assez clairement à tuer des juifs, histoire que d'autres ne reproduisent pas la même erreur d'interprétation par exemple, ou que les méchants islamophobes comme moi qui osent se poser la question puissent comprendre?

Notons au passage l'instrumentalisation de cette tragédie au profit des ... musulmans, dont certains, semble-t-il, connaissent très bien le refrain que leur ont soufflé les sociologues et les médias: http://www.rue89.com/2012/03/28/tuerie-de-toulouse-si-ca-avait-ete-des-enfants-musulmans-230615.

Pour reprendre le thème de votre article, il se peut que cela contribue au silence radio des "psychologues sociaux" et autres fraudes pseudo-académiques, qui sont bien obligés de reconnaitre que le crime n'est pas toujours causé par le "groupe dominant".

3. 29/03/2012 14:19 - Cruz Ader

Cruz AderAnalyse imparable. comme une munition de calibre.50 pleine face.
rue 89 : qu'ils se choisissent vite la marque de leur dernière cigarette.

une seule question : à quand un Coup d'État militaire coordonné à l'échelle européenne ?
Non, je rêve. Seuls les Russes et les ex-pays communistes auront les burnes de faire face. ce sont des hippies.
leur slogan :
ARMEZ VOUS LES UNS LES AUTRES.

4. 29/03/2012 17:44 - poussin.

poussin."De la Tunisie à l’Egypte en passant par la Libye, les salafistes qui hier encore adulaient ben Laden prennent sagement la voie de la légalité : du martyre à la candidature, de la bombe au bulletin (de vote) ! Un progrès que le criminologue apprécie."... Le criminologue, peut-être... Le géo-politicien un peu moins...

5. 29/03/2012 23:49 - Orchid

OrchidJe veux bien accepter la these du type paume qui se radicalise d'un coup. Seulement a un moment ou a un autre il a du etre influence par un certain discours, autour de lui voire en prison comme certains le sous-entendent. Oui, le nombre de personnes qui tuent est heureusement restraint. Mais cela ne doit pas faire oublier la sous-couche d'un discours et des idees radicales qui se banalisent. Des milliers de marriage forces chaque annee et j'en passe.

6. 31/03/2012 17:23 - pioupiou

pioupioumerci Monsieur Raufer pour cet article. ni paranoïaque ni complaisant. et merci au Ring pour avoir été très sobre sur cet événement et ne pas avoir rejoind la logohrrée générale. lors de la catastrophe de Fukushima, je n'ai cessé d'entendre l'admiration de tous pour la dignité des japonais face à un tel drame. je ne pourrais pas en dire autant de la part des politiciens, des journalistes, de la communauté musulmane française.

7. 01/04/2012 14:02 - bohn

bohnMais où est donc passé le tueur de militaires aux yeux bleus, corpulent et avec un tatouage sur le visage? Plusieurs témoins des meutres de Montauban interviewés sur BFM ou itélé ont dressé le même portrait robot...
Est-ce vraiment MM l'auteur de TOUS ces meurtres ??

8. 05/04/2012 11:49 - MrQuick

MrQuickLe pire de l'article de Rue89 est ce genre de commentaire, que je copie/colle


Oui. Merah a été victime de toutes les injustices que commet à chaque instant cette société de l’accumulation du pognon et de la guerre de tous contre tous. Cette société l’a rendu psychopathe. C’est la pire des injustices : transformer un enfant en assassin d’enfant. Personne dans cette société ne lui a donné les moyens de se développer librement en association libre avec les autres membres de la société. Au contraire tout est fait dans cette société de cupidité pour empêcher le développement libre de tous et toutes. Par contre, on lui a donné ou plutôt vendu les moyens idéologiques et matériels de commettre des meurtres, ultime voie de la reconnaissance, ultime façon de rester dans la mémoire collective pour les « perdants » de cette société de compétition absurde. On lui dit bien tous les jours qu’il n’est rien s’il n’a pas de Rolex avant 10 ans. On lui dit bien que tuer est une bonne chose d’un côté et une abomination de l’autre côté, que l’appréciation du meurtre est relatif aux intérêts des banquiers et des coffres-forts. En outre, on lui a bien vendu des armes. Non ? Si. L’argent, il est où ? Dans une banque… Si toutes les routes mènent à Rome, tous les crimes mènent au banquier. Le crime n’a jamais rapporté autant de pognon qu’en société capitaliste. Merah est une victime de votre société marchande, comme Ted Bundy et un tas d’autres gamins qui ont flingué leurs camarades ou ce militaire yankee, Robert Bales, qui a récemment assassiné 16 personnes innocentes, dont des enfants.

Et apres, qu'on ne vienne pas dire que la Gauche francaise n'est pour rien dans cet etat de deliquescence morale de notre pays.

9. 05/04/2012 12:14 - Grégory

GrégoryJe crois, sans vraiment me tromper, que, celui qui a écrit cela a un peu la haine envers la société (capitaliste, cela va de soi, elle seule est responsable), et la victime est le tueur.
Ouais, la victime n'a pas de libre-arbitre, non, non, elle ne peut pas peser le pour et le contre avant d'agir, non, c'est la société capitaliste qui lui ordonne de passer à l'acte.

La gauche française....Je venais à peine d'avoir 20 ans, et je me demandais comment et pourquoi le socialisme existait encore dans notre société. Cela me paraissait complètement archaïque. Je savais qu'il n'y avait pas la nécessité de cette idéologie afin de préserver le social français.

Aujourd'hui, moi, qui découvre un peu plus tous les jours la France, me rends compte à tel point, ce pays où je suis né, est incroyablement peu évolué.

Ring 2012
Xavier Raufer par Xavier Raufer

Criminologue à la réputation internationale, écrivain, éditorialiste, docteur en géopolitique, Professeur affilié à l'Edhec, membre du Centre for the Study of Terrorism and Political Violence, School of International Relations, University of Saint-Andrews, enseignant à l'Université Panthéon-Assas, Paris II, chargé de cours à l'Institut de criminologie de Paris, depuis 1987 (cours de méthodologie), au DESS Paris II/École des officiers de la Gendarmerie nationale/EOGN-Melun, et directeur des études et recherches du Département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines (études, recherches, séminaires et cours sur la criminalité organisée transnationale). En République populaire de Chine (RPC), il est professeur associé à l'École supérieure de police criminelle de Chine (Shenyang, RPC), et directeur de recherches associé au Centre de recherche sur le terrorisme et le crime organisé, Université de Sciences politiques et de Droit (Beijing, RPC).

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"le diagnostic d’hybride" : un article excellent + un titre vulgaire.

Charles29/03/2012 12:02 Charles
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