Sur le RING

R.E.M. Collapse Into Now - Lettre à Michael Stipe

SURLERING.COM - SOUNDTRACKS - par Gaël Giovannelli - le 21/03/2011 - 13 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

C’était attendu, et c’est sans surprise. Mais j’aime autant vous prévenir : R.E.M. a récidivé. Avec ce Collapse Into Now, Michael Stipe et son groupe s’assurent déjà pour l’avenir, et sans lever le petit doigt du manche de la gratte.


 

Cher Michael Stipe, Cher R.E.M.,

Tout d’abord, et en guise de prolégomènes, je vous félicite. Bravo donc pour votre longévité : 30 ans, c’est rond et beau comme un monde parfait. Etant moi-même trentenaire, on peut dire que je vous ai entendu toute ma chienne de vie, du moins depuis que je suis en mesure de faire mes choix. Sachez que l’un des premiers CD que j’ai acheté avec mes deniers fut votre Out Of Time.
Naïf et jeune romantique, je ne pouvais qu’être touché au cœur par votre voix nasillarde et fragile, vos mandolines écorchées, vos ballades douces-amères. Vos tronches d’étudiants de fac de lettres. C’était 1991, une guerre s’achevait dans le Golfe, une autre allait exploser à quelques encablures du domicile familial. J’avais 14 ans, je voulais être poète. Comme un pan entier de la population en général, et de ma génération en particulier, je me fermais aux hurlements du monde pour mieux écouter mon moi. Moi aussi, j’avais perdu ma religion. Vous m’y avez bien aidé.



Vingt ans plus tard, ces lignes s’inscrivent au son des Rafales et des Awacs de la coalition en direction de la Libye en ébullition, et votre nouvel opus-pas si neuf que cela d’ailleurs- s’accorde assez mal avec les images de CNN, comme une mauvaise bande-son, une erreur de casting. Pire que cela, c’est un rock-FM, middle of the road, pépère et sans risque. Depuis que vous avez été intronisés au Rock’n’roll Hall Of Fame en 2007, c’est la retraite tranquille. Retraite prenant, sous les auspices militaires qui nous occupent, un sens tout particulier. On ne vous voit plus que très rarement dans les médias ; dans les années 90, vos gueules s’étalaient dans tous les tabloïdes, vos clips archi-esthétisés  encombraient le réseau. Un peu comme l’embouteillage monstre de la vidéo d’Everybody Hurts, votre plus gros hit. Si gros que partout, tout le temps et à toute heure, 20 fois par jours on l’entendait. L’été léthargique et ouaté d’Everybody Hurts s’abattait sur le monde et mon deuxième été grec, alors qu’a 300 kilomètres au Nord-Ouest, c’était la guerre la plus froide et la plus violente qui faisait rage. Comment déjà ? Everybody Hurts



Aujourd’hui : rien. Vous gérez un portefeuille de plusieurs millions de dollars-oui on sait, délesté de vos nombreux dons aux associations et ONG écologistes, pacifistes, antiracistes, « pro-animaux » : Amnesty International, Freedom Campaign, Greenpeace, People For Ethical Treatment Of Animal…et de vos soutiens à la gauche américaine-la tournée Vote For Change pour Kerry, quelle rigolade ! Un comportement qui vous fît décrire par le Los Angeles Time comme « l’un des groupes les plus progressistes et politiquement corrects », avec force raison. Paul Du Noyer de Q, plus brutal et cinglant que n’importe qui, écrit ceci en 2004, et je m’écroule de rire à chaque fois que je lis cette saillie : « C'est une forme de rébellion indolore qu'ils adoptent. Il n'y a aucun risque là-dedans, mais plutôt l'assurance de la fidélisation de la clientèle. Et quand je lis dans leurs déclarations qu'ils sont fâchés de l'élection du président George W. Bush, j'entends juste le son des nounours démocrates jetés hors du lit » J’espère que vous appréciez. Et le rock dans tout ça ? Aux abonnés absents, au lit. Probablement anémié faute de protéines et de chair fraîche, dont vous vous privez par souci des petites bêtes. Vous privez par là même votre musique d’énergie.

Sur le plan média, nada, des nèfles. Pas une interview, même pas en phoner, pas un concert. «Passez-moi le service-presse siouplé » : « Collapse Into Now est notre meilleur album depuis Out Of Time.» y affirme Mike Mills. Point barre. Auriez-vous des problèmes de trésorerie pour ainsi aguicher le chaland qui se souvient avoir acheté le disque il y a vingt ans ? Pour un critique de la culture de masse, du merchandising (Monster, 1994),  comme retournement de veste, ça se pose là. Car de groupe indie vous avez suavement muté, vous vous êtes extraordinairement bien adapté au marché du disque et de l’industrie musicale. Un contrat de 80 millions de dollars avec Warner en 1997, c’était du jamais vu. Avant Radiohead et Nirvana vous êtes apparu, je le reconnais, comme l’alternatif groupe ne faisant aucun compromis quant à sa musique tout en gagnant les batailles du marché. Mais de « plus grand groupe de rock de la planète »- c’est vous qui l’avez dit, quelle humilité !- vous êtes devenus le plus attendu (au tournant cela va sans dire), le plus prévisible aussi, le plus,… mon Dieu je cherche et ne trouve pas. Mais vous êtes en lice pour être le plus chiant.
Et vous n’y pouvez plus rien. Vous êtes R.E.M. depuis la première seconde de votre existence, c’est-à-dire intello et réfléchi, pas assez doué pour l’abrasif de la geste Rock’n’roll. Sniffez, buvez, retournez des Hilton, laissez tomber les haricots verts. Votre posture tiède même pas pop qui vous sert d’assise dans le monde de la musique sera votre tombeau.



Alors votre disque, Mr R.E.M., m’ennuie tout autant que les repas végétaro-macrobiotiques dont vous n’eûtes de cesse de vanter les vertus, tout en vous inquiétant ENORMEMENT du sort de la planète (pas des hommes qui y vivent, seulement de la planète, çà va comme çà ho !). Le Collapse en question, l’effondrement, n’est pas celui du monde-je dirais que pour le constat tout comme pour l’avertissement, vous êtes légèrement charrette. Ce Collapse, c’est celui qui me saisit à l’écoute de titres aussi fades et insipides qu’All The Best, Walk It Back, Me Marlon Brando Marlon Brando And I, Everyday Is Yours To Win … La rescousse d’Eddie Vedder et de Peaches non plus. Pas plus que votre grande copine Pattie Smith, qui vient on ne sait pourquoi faire un talk-over confus sur le final Blue.



Oui, je m’effondre et m’affaisse dans mon fauteuil, devenant aussi plat que votre indigne galette. C’est le collapsus qui nous guette surtout. Des «  rock sans âges » (Discover) selon les formules journalistiques, cela correspond pour moi à du whisky de supérette. Des ballades-laxatives, et, horreur suprême, du « pop-rock »-ce qui ne veut rien, mais absolument rien dire en terme de musique, mais dit tout du métier de publiciste. Ratisser large, un gros filet à petite maille. Vous allez tourner en boucle sur RTL2.



Car par tous les saints du rock, n’avez-vous rien d’autre à proposer que du R.E.M. ? Du rock inoffensif, un tic-tac régulier de tocante suisse, réconfortante et familière comme les charentaises bourgeoises que vous avez allègrement enfilées. Vous REM, le groupe champion des radios de campus, dont l’origine se trouve loin dans l’histoire : chez les folkeux et les protest-singers du début des 60’s. Que Dylan voulut secouer à Newport en 65 en s’électrifiant : jamais on a vu pacifistes aussi agressifs, et envers un des leurs. Oh My Heart. Oui moi aussi, j’ai mal au cœur et la mer est fort mauvaise sur votre rafiot. Et ce ne sont pas les soli de mandolines et les retrouvailles avec un accordéon, ni le feedback de Buck qui me réconcilieront  avec vous. En bon gros nostalgiques des jangle pop, vous rejouez ad nauseam les lycéens en vacances qui essayent d’emballer la jolie blonde, là-bas de l’autre côté du feu de camp.

C’est tout le problème de faire du rock une musique adulte : on peut surprendre et impressionner, une, deux fois, par la maturité et l’amplitude des démarches artistiques et musicales. Mais rock et raison ne sont pas ébène et ivoire : ils ne vivent pas en parfaite harmonie côte à côte, pas vrai Paul ? Le Rock’n’roll ne supporte que la fracture et la cassure, la déraison et la folie, l’étrange et le paroxysme. Ce qui inclut le risque et l’erreur, parfois fatale. Le rock est aussi jonché de magnifiques plantages, et de quelques cadavres. Avec votre non-rock, où tout est maîtrisé et rien n’est lâché, débridé, l’apathie nous attend à chaque plage. Pire, l’auditeur reste aux aguets, prêt à saisir la moindre once d’originalité, la surprise, la nouveauté. Las ! C’est une musique de rentier que vous nous servez là. Une pop petite bite, comme on le dit parfois chez nous. Quand je réécoute les Byrds et la Rickenbaker 12 cordes de McGuinn-vos inspirateurs directs- je me dis qu’il vaut mieux être barré et défoncé comme ce vieux Roger que de ne pas connaître les accords barrés.

]

Dès lors, Mr Stipe, Mr R.E.M., et n’y tenant plus, il vous faudra compter sans moi. Votre musique ne me convainc plus depuis longtemps, j’ai quitté la chemise de lin et le chèche il y a un bail. Votre costume d’auto- satisfait, croisé du progressisme démocrate, prouve qu’aujourd’hui il n’y a plus guère de différence entre un président qui joue du sax et un musicien qui joue de la politique. Une large et profonde faille s’est ouverte en moi un jour de septembre 2001, quand mon âme et mon univers, que je croyais si stable, comme votre musique, a percuté deux tours de verre. Elle ne cesse depuis de se creuser, cette faille, au rythme des événements, et ma tête ne peut reposer uniquement que sur les angles les plus aigus du monde et de son expression. Je ne pourrai me contenter de votre bac à sable quand tant de K2 m’invitent à l’ivresse.

Je vous laisse, Mr R.E.M., sur cet aveu : un moment j’ai cherché à saisir ce fameux Rapid Eye Movement, dans les crises du sommeil paradoxal où réside le rêve. Eh bien même si l’œil s’entrouvre, c’est encore sur le rêve, l’irréel. Or, depuis un certain temps, je ne ferme plus guère les yeux.

Gaël Giovannelli
R.E.M., Collapse Into Now, WEA, mars 2011.








Toutes les réactions (13)

1. 21/03/2011 02:31 - wxxcwxc

wxxcwxcDisque over-chiant effectivement.

Cette critique vaut aussi pour le dernier Radiohead.. qui est véritablement honteux. (37 minutes de boucles et de nappes de synthés).

2. 23/03/2011 01:02 - pharael

pharaelLe thème de la rubrique facilite évidemment la chose, mais de ce que j'ai pu lire sur le ring, vous êtes le seul auteur qui semble être de chair et de sang. Je respire, merci

3. 23/03/2011 10:55 - Tristan

TristanCe dernier album de REM est effectivement étrangement chiant : Il faut croire que manger à longueur de journée du Quinoa et péter dans la soie ne fassent pas bon ménage en matière d'inspiration artistique dans le monde du Rock.
Après Fukushima et la mort de maître Capello, çà fait beaucoup de catastrophes en chaine.
Cet album voué aux gémonies, pale reflet de la bobo-attitude doit bien faire rire Jim, Ian et Kurt...

4. 23/03/2011 21:10 - olivierD

olivierDVotre lettre compense largement l'écoute laborieuse d'un groupe que j'ai toujours trouvé sans saveur...mais le "Biocoop Team" oblige.
5 étoiles pour le dernier paragraphe!

5. 24/03/2011 13:46 - Marco

MarcoNe rien trouver de mieux pour marquer l'arrivée des beaux jours que de nous bazarder un article plein d'amertume, c'est limite énervant.
D'ailleurs où est l'intérêt de critiquer ce groupe quand on sait qu'il ne fait plus rien de bon depuis + de 10 ans ?
C'est comme critiquer le dernier U2, le dernier Cure, ou même le FN.
On se fait plaisir, on se fait mousser, mais sans risques.
A croire que Michel Stipe n'est pas le seul à manquer de protéines (pourtant Dieu sait qu'il aime le boudin).
Et puis croire à la résurrection et aux miracles ne motive plus bon nombre de mélomanes depuis longtemps.
Laissons-les donc faire du business et parlons d'eux quand ils auront qqchose d'intéressant à proposer.
Pour ma part, disque et critique dispensables.
Pourquoi ne pas redécouvrir un bon vieux disque qui redonne du baume au coeur? Il y a ce qu'il faut quand meme.

6. 27/03/2011 11:17 - mick

mickQuelle critique facile et verbeuse qui attend du génie à chaque album de groupes de référence !
Il faut accepter d'être déçus.
Eh quoi ? vous voulez qu'après 30 ans de carrières ils soient encore le groupe indé star des campus ?
Certes l'album est en-dessous de up et reveal, leurs derniers excellents albums mais il faut aussi accepter de vieillir, et arrêtez de mêler vos commentaires suffisants à la politique et à la nourriture bio.
C'est un album honnête d'un groupe honnête

7. 28/03/2011 09:33 - sdfd

sdfdJe vois pas du tout ce que l'honneteté vient faire dans ce débat.
Nous parlons de qualité de l'album......

Moi j'en ai marre de ces albums honnetes de toutes ces rockstar vieillissantes, c'est nul mou et chiant, qu'ils se droguent un peu et qu'ils sortent de leur confort histoire de voir si leur guitare en a encore un peu dans le ventre !!

A part trent reznor je vois pas qui ne m'a pas décu ces 10 dernieres années.

8. 28/03/2011 09:34 - sdfsdf

sdfsdfMoi j'étais fan des smashing pumpkins et quand je vois ce que fait corgan à l'heure actuelle j'ai envie de chialer. C'est peut etre honnete, mais qu'est ce que j'en ai à foutre au final ?

9. 28/03/2011 14:24 - Marco

MarcoAbsolument. A la limite du malhonnete et du foutage de gueule d'ailleurs le Corgan.

10. 29/03/2011 09:44 - ssd

ssdet the cure ... houlala ca aussi c'est du gros gachis

11. 30/03/2011 22:55 - Tristan

TristanJe pense que la contagion de la platitude, de la grisaille et de la mauvaiseté gagne de proche en proche le monde du rock.
Même Justin Bieber commence à tourner en rond et montre des signaux de manque d'inspiration!
C'est pour dire! Et lui il est tout jeune et il ne connait pas encore la vie. Espérons qu'il découvre au plus vite les joies du sexe et les excès de l'existence avec son corollaire de cocaïne,d' héroïne, d'amphétamine et d'alcool et qu'il nous sorte de derrière les fagots un album à en faire pâlir les "bons" vieux Rem, U2 et consorts.
La Honte!
A force de reculer ceux-ci risquent de se faire devancer un jour par des brèles.

12. 31/03/2011 15:42 - Marco

MarcoLe ptit Bieber, je pense qu'il y a gouté depuis longtemps aux joies du sexe et pas avec la 1ère binoclarde boutonneuse venue.
Il commence au top le merdeux.
Gageons que pour la drogue il nous la joue à la Macaulay Culkin.

13. 27/06/2011 19:46 - babydrone

babydroneREM : Retroactive Ethical Mission.

Ring 2012
Gaël Giovannelli par Gaël Giovannelli

Directeur littéraire. Ring Wall of fame.

Dernière réaction

Disque over-chiant effectivement. Cette critique vaut aussi pour le dernier Radiohead.. qui est véritablement honteux. (37 minutes de boucles et de nappes de synthés).

wxxcwxc21/03/2011 02:31 wxxcwxc
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