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Stupéfiants : la fin de l’utopie néerlandaise

SURLERING.COM - OUTREMONDE - par Xavier Raufer - le 21/06/2011 - 22 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Jeune loup sur la touche ? Ex-ministre démodé ? Longtemps, le politicien au rancart eut un truc pour attirer l’attention : exiger la libéralisation du cannabis. Sitôt, les micros de tendaient, les invitations aux talk-shows s’empilaient, tant ces fausses audaces ravissent les médias. Avec, toujours, un argument massue : voyez les Pays-Bas, leurs coffee-shops où le cannabis se vend librement - la tolérance, ça marche ! Eh bien non.




Et même, les Pays-Bas abandonnent désormais leur historique tolérance envers les drogues « douces », avec la fermeture programmée des fameux coffee-shops qui - Ô mânes de Tartuffe - ne vendent pas de café, mais de la drogue.
Il faut dire que, trente-cinq ans durant, les Pays-Bas ont tout fait pour que leur laxiste utopie vire au drame. Et d’abord, de croire les usuels Diafoirus-sociologues et leur culture de l’excuse, prônant que de pauvres victimes de l’exclusion et du racisme survivent en vendant de la tisane sympa à une innocente jeunesse conviviale. Résultat : des Pays-Bas transformés en centre commercial mondial pour narco-trafiquants, et une croissante réputation de « narco-Etat » dans les instances européennes de Bruxelles. Pour la police néerlandaise en tout cas, nul ne manque dans cette sorte d’Onu du crime : triades chinoises, mafia turque, cartels colombiens, gangs africains, israéliens, vietnamiens, marocains ; un enivrant paradis pour amateurs de « diversité » criminelle. Le local maintenant : comme le sait tout criminologue sérieux, seul le crime organisé peut contrôler durablement un marché illicite. Ainsi, voici un siècle et inexorablement, les tenaces mâchoires, les puissants crocs mafieux se sont refermés sur les drogues. Toutes les drogues. Et par conséquent, ce n’est pas une capitulation sympa et festive, vendue comme doctrine sociologique ou progrès social, qui leur fera lâcher prise.
Ainsi, le gros du marché du cannabis néerlandais (Nederwiet, ou Skunk), est-il contrôlé par le crime organisé, « fermes à cannabis » et Coffee-shops tout ensemble. Et qui dit marché dit concurrence : le paisible narco-paradis a bientôt viré à l’enfer, avec explosion des homicides entre gangs, braquages, jets de grenades et tirs d’armes de guerre visant les rivaux, etc.

Puis les bandits ont ciblé les élus « pas cool » avec eux : ayant déclaré que les Coffee-shops de sa ville « étaient liés au crime organisé » Rob van Gijzel, maire d’Eindhoven, est sous surveillance policière. Menacé avec sa famille, Fons Jacob, maire de la ville voisine de Helmond, a dû fuir et se cacher. D’où le retournement néerlandais.

Une décision brutale ? Non. La fin du laxisme local en matière de drogue était prévisible depuis juin 2010 : lors d’une discrète conférence au ministère français de l’Intérieur, des experts officiels néerlandais et belges avaient révélé l’ampleur du désastre. Selon eux, « l’investissement du crime organisé dans la culture indoor du cannabis » était massif aux Pays-Bas. « La production de cannabis contrôlée par le crime organisé se situant entre 300 et 800 tonnes », pour « un chiffre d’affaires [annuel] de un à trois milliard d’euros ». Ce contrôle criminel du business du cannabis s’accompagnant « d’une montée des homicides liés à la rivalité entre gangs (25 morts en 2009), «  des séquestrations et tortures » et du « trafic des êtres humains et du travail forcé ».

Uniquement aux Pays-Bas ? Non : la gangrène gagnait le nord de la Belgique, où « les organisations criminelles hollandaises s’implantent de plus en plus ». « Au Brabant septentrional et en Flandre s’est constitué une sorte de Rif [montagnes marocaines où se cultive le cannabis] indoor qui produit 1 000 tonnes d’herbe » [par an] ». Au total, un appel au secours où les Pays-Bas et la Belgique ressentaient cher payer trente ans de laxisme. Le cannabis était naïvement laissé en vente libre par petites doses pour éviter les guerres de gangs et le crime organisé ? Résultat : les mafias, les homicides, le travail forcé, la drogue par tonnes et des milliards de narco-euros corrompant les campagnes de la région. Telle est la leçon à retenir.

C’est sur cette base simple et réaliste que devra se bâtir toute politique européenne anti-drogue. Une construction désormais possible, maintenant que les Pays-Bas abandonnent leur laxiste utopie. Et d’autant plus urgente qu’en la matière, une crise menace, du fait d’une imminente « rupture majeure dans la géopolitique du cannabis » (Drogues, enjeux internationaux, bulletin de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, N°1, mai 2011). Rappel préalable : le cannabis compte dans l’Union européenne 23 millions d’usagers récréatifs, dont 4 millions de fumeurs pluri-hebdomadaires. Or, sur ce marché énorme, s’amorce une guerre de territoires entre la résine de cannabis du Maroc, dominante en Europe du Sud (Italie, Espagne, Portugal, France) et l’herbe Sinsemilla, elle cultivée clandestinement en serres, surtout en Europe du nord et en Grande-Bretagne. En présence : la résine marocaine, qui est pauvre en principe intoxicant : de 3 à 16% de THC (Tétrahydrocannabinol) ; venant du Maghreb, elle doit donc être transportée de loin. Et la Sin-semilla (sans graines en espagnol), une plante femelle ultra chargée en THC (de 20 à 35%). Cultivée en Europe, près des consommateurs, elle est à la fois bon marché et « forte », donc attrayante pour les drogués.
Or la Sinsemilla est désormais en pleine conquête de l’Europe du Sud - à commencer par la France.

D’où, deux conséquences prévisibles :

- Une guerre européenne entre gangs vendant la résine, ou la Sinsemilla,
- Un déport des dealers de résine vers la cocaïne, pour combler leur manque à gagner.

Or, toujours et partout dans le passé, de tels soubresauts dans un marché illicite ont généré de sanglantes guerres de gangs. Voilà qui explique pour bonne part l’évolution néerlandaise - et qui rend plus urgente encore l’élaboration d’une politique européenne anti-drogue cohérente et ferme.

Xavier Raufer



Toutes les réactions (22)

1. 21/06/2011 20:13 - arthur

arthurJ'habite en Belgique :
1) Le problème est que en Hollande la conso de cannabis est permise; mais pas la vente en gros ou la culture. Et c'est là qu'il ne peut qu'y avoir un système mafieux.
2)C'est histoire entre le hash moins fort que l'herbe, c'est de la foutaise. Et en plus, je ne vois pas pourquoi l'un détrônerait l'autre/ Ce ne sont pas les mêmes fumeurs. C'est comme si je disais que Marlboro va détrôner Gitane...
3) que ce soit permis ou pas ne fera que renforcer le marché noire. C'est toujours comme ça que ça c'est passé dans toutes les histoires de prohibitions.

2. 22/06/2011 09:19 - Lexomil1488

Lexomil1488L'euro va se crasher, la grêce est déjà en faillite, les usa en cessassions de paiement, une centrale nucléaire se désintégre au Japon, une autre centrale est pratiquement sous les eaux au Nebraska, 11 supervolcans se réveillent, etc, etc

et le ring ne sort de sa torpeur que pour nous parler de l'état du trafic de drogue en Hollande et en GB...

C'éatait qui le slogan... Dansons-vite avant l'apocalypse.

3. 22/06/2011 13:53 - binocle

binocleVos chiffres sortent d où? Et y a pas d autres problèmes dans le monde pour faire de l un des premier produit a usage récréatif, la bête a 2 cornes. La cocaïne et autres drogues ne sont -elles pas plus les cause de la monté de la violance. J ai jamais vu un hippie tuer quelqu un pour un pétard.;-)

4. 22/06/2011 13:57 - baleine

baleine"La solution au problème du hachich, de la cocaïne, de l’héroïne et de toutes les autres drogues mortelles n’est pas d’en légaliser ni d’en valoriser l’usage auprès des enfants, des adolescents et de la population miséreuse en général, mais d’exiger des comptes de ceux qui sous le couvert de les combattrent dirigent effectivement le commerce de ces poisons."
(...)
http://les7duquebec.wordpress.com/2011/06/22/legaliser-l%E2%80%99heroine-et-la-cocaine-pour-ou-contr/

5. 22/06/2011 15:20 - HP

HPD'un point de vue purement logique et politique, si tant est que logique et politique soient compatibles, il faut m'expliquer pourquoi toutes les démocraties occidentales luttent depuis des années contre le tabac et l'alcool comme de terribles fléaux si c'est pour légaliser le shit ? Pour avoir une santé publique encore plus déficitaire ? Des citoyens toujours plus débiles ? Ce n'est qu'une des très nombreuses contradictions dans ce débat où il faut être de très mauvaise foi pour voir positif dans la légalisation...

6. 23/06/2011 11:51 - Schmoove

Schmooveaussi loin que remonte l'humanité, elle a toujours eu besoin de se droguer, pour des tas de raisons, chamaniques, religieuses, aujourd'hui "récréatives". Alors, tant qu'il y aura de la demande, il y aura des fournisseurs !!

7. 23/06/2011 11:51 - Schmoove

Schmooveaussi loin que remonte l'humanité, elle a toujours eu besoin de se droguer, pour des tas de raisons, chamaniques, religieuses, aujourd'hui "récréatives". Alors, tant qu'il y aura de la demande, il y aura des fournisseurs !!

8. 24/06/2011 11:59 - Alciator

Alciator@ #3: libre à vous de penser ne pas financer les réseaux criminels et les réseaux terroristes. Libre à moi de penser que votre naïveté est plus dangereuse qu'un ennemi déclaré.

Libre à vous de penser qu'une légalisation et qu'une gestion contrôlée de la production résoudrait le problème.
Libre à moi de constater que là où ce fut fait, réseaux de production et de distribution adoptent deux stratégies pour maintenir leurs marges: violence pour protéger et conquérir des marchés menacés par le légal; mise en circulation de drogues progressivement plus dures pour forcer la consommation de ceux qui parmi les usagers sont devenus d'authentiques toxicomanes.

Le rapport de l'ONU montre très bien les insuffisances de la guerre contre les drogues. Il oublie simplement d'aller voir où la légalisation s'est faite des insuffisances non pas moindres ou différentes, mais identiques sur les points de la toxicomanie et de la violence.
Le discours de la légalisation par l'absurde: en Afghanistan, c'est légal. Ce pays est ravagé par la toxicomanie. Au Yemen, le Qat était légal. Ce pays est ravagé par la toxicomanie.
Ce qui serait intéressant, c'est d'aller voir, en matière de prohibition, non pas des échecs comme l'alcool aux US, mais des succès comme l'alcool en Suède à la fin du XIXe siècle.

Et je ne vous ai pas parlé de morale, pour ne pas offenser l'esprit du siècle.

9. 24/06/2011 12:09 - Alciator

Alciator@Schmoove:

La consommation d'opium en Inde a longtemps été socialement supportable car strictement encadrée par son usage exclusivement religieux.
Il en va de même pour le sociétés chamaniques.
En pays chrétien, l'alcool a été lui aussi domestiqué par sa consommation sociale lors de repas ou d'offices, tout en étant combattu en dehors.

La liberté d'usage, c'est une régression de civilisation avant même d'être une régression sanitaire.
Si vous me trouvez un habillement religieux qui sera vécu comme contraignant pour les usagers, je serai le premier à applaudir.

Mais excusez-moi, seuls les cancres du baccalauréat pensent que leur bestiale jouissance assouvie relève de la philosophie épicurienne.
Un Homme, ça se civilise. Camus dirait "ça se contraint". Nous sommes une affreuse bestiole un peu trop cérébrale qui ne trouve pas de plaisirs durables hors de certaines contraintes.

10. 24/06/2011 17:02 - wessss

wessss
Je ne suis pas du tout pour la légalisation, et ayant une grande majorité d'amis qui fument régulièrement (j'ai fait mon temps moi aussi), je pense également que "seuls les cancres du baccalauréat pensent que leur bestiale jouissance assouvie relève de la philosophie épicurienne".
Ceci étant dit, le problème des pays-bas, et la raison pour laquelle ils veulent arrêter, c'est surtout que comme ils sont les seuls à le faire, tout le monde vient s'approvisionner et se déchirer la tête chez eux... s'il y avait des coffees a Paris, je crois pas que les jeunots se taperaient les 10 heures de bagnole A/R pour aller à "meu-da" ! Bref, qu'ils arrêtent au fond je m'en fous, ca stoppera pas la consommation nulle part.

l'histoire rivalité shit/beuh c'est débile. Et c'est encore plus débile de dire que l'herbe est bon marché par rapport au shit qui viendrait de plus loin.. à paris c'est 3 à 5 € le gramme de shit, voire parfois 1 € selon la qualité, et la quantité, contre 7 à 10 pour l'herbe du nord.. enfin c'etait le cas y'a 5 ans.. j'ai un peu laché les cours. Les seules herbes "bon marché", c'est la Thaï, la colombienne, et l'africaine.. dont la grande majorité doit provenir de nos cheres forêts et campagnes francaises.

je suis assez d'accord avec vous pour dire que les politiciens qui mettent la légalisation sur le tapis, ne cherchent qu'à passer à la téloche, et à s'attirer la sympathie de gens qui de toutes façon ne décolleront pas leurs culs du canap' pour aller voter..

11. 24/06/2011 18:23 - Paracelse

ParacelseDéclarer la guerre à la drogue ne sert à rien. Si c’est pour limiter un peu les dégâts, le un peu ne sera pas une victoire, mais deviendra à son tour un laxisme dans lequel s’engouffrera à nouveau Al Capone. Si les mafias prospèrent dans les stupéfiants, c’est qu’il existe un marché. S’il y a un marché, c’est que des individus réclament de tels produits. Et s’ils réclament de tels produits, c’est qu’ils sont aptes psychologiquement à s’enfumer la bouillotte. Et s’ils sont aptes, c’est qu’ils ont été formatés par l’injonction du temps : « Consommez tout ce que vous pouvez comme des porcs ». Le problème débute ici. Non pas dans le « Consommez… » qui est un acte naturel, mais dans « … tout ce que vous pouvez comme des porcs ». À partir du moment où on a commencé à transformer l’être humain en « machine à bonheur » par l’ingénierie du consentement dès les années 20/30 aux US et ensuite partout où il y avait du bipède imaginant (vous verrez qu’un jour, on vendra aux singes), la marche vers les drogues ne pouvait qu’aller en s’accélérant. Et ce n’est pas quelques perdreaux en plus et une nouvelle armada de lois antidrogue qui changeront la donne, si l’injonction de consommer comme les gros pourceaux que nous sommes devenus reste le dogme en vigueur.
Ce que vous y gagnerez, c’est de limiter d’un chouia le phénomène (super !) et de transvaser la faible toxicomanie du cannabis vers une autre activité addictive (comme les mass-médias par exemple, véritable simulation onirique et rapt psychologique et émotionnel par les marchands du temple).

12. 25/06/2011 19:43 - commequidirait

commequidirait@ paracelse : Il est en effet possible que déclarer la guerre à la drogue ne serve à rien (encore qu'on puisse discuter ce point ). Je suis moi aussi persuadé que cette "bataille" est perdue d'avance et que les pouvoirs publiques feignent seulement de l'ignorer : on a beau montrer d'édifiants reportages sur le dévouement des douaniers et leurs succès retentissants, on les sent eux-même assez peu convaincus par leurs chances d'enrayer le trafic de façon significative.

En revanche, le raisonnement que vous utilisez pour démontrer votre thèse est un peu faible parce que vous postulez que les consommateurs de stupéfiants sont tous plus ou moins azimutés, fragiles, facilement manipulables ("ils sont aptes psychologiquement à s’enfumer la bouillotte... ils ont été formatés par l’injonction du temps"), ce qui est loin d'être général. Une partie non négligeable des consommateurs ne sont ni en rupture de banc, ni des cas sociaux.

De plus, il me semble qu'un Etat ne peut pas s'offrir le luxe d'envoyer des signaux qui mettraient en péril une des valeurs-phare sur laquelle sa société est construite : le travail. Baudelaire l'a très bien expliqué dans "les paradis artificiels" : l'alcool (le vin en France) est une drogue éminemment sociale, associée au travail et à sa récompense, il facilite les échanges humains... Les stupéfiants (et je parle ici plus spécifiquement du cannabis) sont davantage liés à l'inaction, l'oisiveté et prédisposent mal au travail, à l'effort.
Il va de soi que je ne fais pas l'apologie de l'alcool mais il est de fait qu'autoriser les stupéfiants peut apparaître comme une sorte de suicide pour une société (même si les interdire quand l'interdiction n'a pas d'effet est apparemment absurde)

Mais de toutes façons, je reste d'accord avec vous sur le fait que les "activités addictives" naissent et renaissent sous toutes les formes, légales ou non : c'est le fameux "divertissement" de Pascal qui prend désormais la forme des télé-réalités et autres conneries.

13. 26/06/2011 15:48 - deathlikesilence

deathlikesilenceArticle paresseux

peu mieux faire

14. 26/06/2011 15:52 - deathlikesilence

deathlikesilencetrès peu, un chouïa en effet

"le cannabis rend oisif"

le peu est l'ennemi du pas assez
peu mieux faire par conséquent

15. 26/06/2011 15:52 - ZidZid

ZidZidQuestion : qui êtes-vous monsieur Raufer pour stipuler qu'un fumeur est un drogué ? Ce n'est pas la substance qui fait de nous un drogué, c'est son usage, l'état d'esprit de l'instant. Pour plus de précisions, veuillez je vous prie lire l'excellent article sur ce même site nommé "la danse du serpent" de C.A. Menanteau.
Finalement, il n'y aura toujours que la mafia liée à l'alcool qui s'en sortira bien on dirait...
Et dire que l'alcool tue un million de fois plus que toutes les autres drogues en France !!!
Maintenant, qu'ils ferment leurs coffee-shops, et vous allez voir ce que les mafias Marocaines entre autres, vont faire déferler sur le continent à cause du manque à gagner... Imaginez un jour qu'en France on interdise à certains lobbies pharmaceutiques d'exister parce que leurs saloperies n'ont plus lieu d'être ( et plus d'un géant de la pharmacopée le mériterait !!!!) Tout cela ne se règlera pas à coup de kalash, certes, mais d'autres influences toutes aussi néfastes pour le peuple français se feront TRES rapidement sentir...
Signé : un fumeur occasionnel de pétard, très porté sur Dieu, l'Infini, la sagesse, la Paix de l'esprit.

16. 26/06/2011 15:58 - ZidZid

ZidZida l'adresse de Alciator : Avant d'écrire des âneries sur la Suède et sa victoire sur l'alccol au 19°siècle, je vous suggère D'ALLER en Suède : ce pays est encore plus pochtron que la France. Les vendredis soirs sont faits pour évacuer la semaine. Et je puis vous assurer qu'ils ne se ratent absolument pas !
A bon entendeur...
Signé : un amateur de vins fins et de bonne bières qui boit non pas pour oublier, se camer, mais juste pour se détendre quand le besoin s'en fait sentir...

17. 26/06/2011 19:58 - Paracelse

Paracelse@ Commequidirait
En revanche, le raisonnement que vous utilisez pour démontrer votre thèse est un peu faible parce que vous postulez que les consommateurs de stupéfiants sont tous plus ou moins azimutés, fragiles, facilement manipulables ("ils sont aptes psychologiquement à s’enfumer la bouillotte... ils ont été formatés par l’injonction du temps"), ce qui est loin d'être général. Une partie non négligeable des consommateurs ne sont ni en rupture de banc, ni des cas sociaux.

Je confirme mes propos, excepté que je n’ai pas parlé de personnes en rupture de banc, ni des cas sociaux, bien que dans le lot certains le sont.
On est typiquement dans le festivus festivus à son paroxysme avec le bédaveur. Cependant, je laisse ce terme à Muray et préfère utiliser celui de ceux, l’industrie des relations publiques, qui ont crée ce nouvel homme de l’ère de l’ultraconsommation, « la machine à bonheur » dont le désir est tourné vers des biens de consommation fusionnés symboliquement à des abstractions désirables. Le désir qui veut tout ce qui est désirable. Alors ensuite qui est en vient à se droguer ou pas ne m’intéresse pas en soi. Ce qui est en revanche certain, c’est que leur mentalité s’accompagne de tous un arsenal de désirs d’absolus, lorsqu’ils se mettent à biberonner leurs skunks.
Là où l’article de monsieur Raufer m’interpelle, est qu’il montre bien qu’une propagande saine antidrogue peut limiter les dégâts, mais, pour ma part, inenrayable si la mentalité du nouvel homme de l’âge du foutre, l’homme technologisé au désir de tous les désirs, est entretenue par les techniciens de l’industrie des relations publiques.
Je m’arrête là, car je suis capable d’écrire un roman sur le sujet.

18. 27/06/2011 02:12 - blabla

blablazéro pointé, n'y connait rien, a perdu une bonne occase de se taire.
la hollande produit de la "résine" depuis un bail, et ses "dérivés", skuff depuis plus de 20 piges par ex. Et toute les variétés de "sans semence" ont déjà été introduite depuis plus de 20 ans et pas que clandestinement... ho, nan mais, des grainetiers dans chaque grandes villes, voilà le topo.
culture de l'excuse mon cul, culture du florin oui. Mêmes les vieux bab', une en particulier qui vendait ses tambours(machine à H) aux émirats... années 80
les arguments du discours médiatique francophone des années 90, plutôt favorables à la dépénalisation DES drogues: du côté de la justice: désengorgement des tribunaux et prisons, côté police: enrayer la délinquance liée au petit trafic, les achats groupés et reventes "entre potes", point de vue médical: décriminaliser le toxicomane, programme et délivrance de substitut etc
applications médicales drogue douce (dont ordonnances délivrées en France aux frontaliers suisses): en cancérologie, comme pour tout traitement lourds (cancer, hiv), myopathie, syndromes divers de la traumatologie, spongiformes ou osseux, scléroses... traitement de la douleur: morphine ou cannabis. Pour rester actif autant que son état le lui permet, le patient choisit la seconde proposition.
Années 2000: le retour d'Eliot Ness, la prohibition de la clope et dans un autre genre qu'hygiéniste, pire, bientôt celle du foi gras.
Un p'tit autodafé, de Molière à Michaux en passant par Baudelaire.
Grosse hypocrisie d'ailleurs, puisque : 1/ les boutiques hydroponiques font florès 2/ le dépistage de la sécurité routière, i.e. reconnaissance d'une consommation élargie.
Du blabla, "entre 300 et 800 tonnes"... 500 de marge, rien que quelques milliards... et combien ceux là produisaient-ils avant? ça qui est intéressant! Avant = après, ben voui. Alors balbla voilà tout. Posture. Babilles. Poseur. Ouhlala! Sinsé à nos portes! Ah je me marre, les dernières génétiques sont de souches russes... depuis... mdr au carré! que dis-je au cube!
Les hollandais n'aiment pas, on les comprend aisément, se faire envahir par le tourisme de la drogue, déjà, pour commencer, quant à la criminalité allez faire un tour du côté de la prostitution... comme si l'interdiction des coffee-shop allait changer quelque chose, allez un p'tit bisou, tralala itou tambièn, les labos, le pharmaco, tenez, sont bien pires que le viticulteur... on vous r'filera du vinaigre... il est urgent de mettre fin au beaujolpif oui, festif certifié, et toujours nouveau, label jeune... sait pas vieillir... pédo-pif, un vrai gadget.
Je dois prendre mes drogues disait ma grand mère et son verre de bordeaux, elle savait qu'il contenait du fer.
Pays bas: du petit cultivateur/vendeur de coffee au gros producteurs (fleurs à consommer donc fourrage et textile) la plupart exercent où ont exercés sous parfait contrôle.
La guerre... la lutte se mène contre le crime, de l'automobiliste au bandit.
L'Histoire a montré que la prohibition favorise l'émergence de mafias pas l'inverse.
En face du Festivus greffé de roulettes le bon vieux conformiste est de retour, il n'est pas mieux équipé.
Mondialisme mafieux? Mais c'est bien sûr! C ds l'r! Les pédophiles sont déjà en réseaux sociaux!
Là c'est exotique... des triades israéliennes et des cartels africains... y a du turc aussi, y a du gang ça, pure arabica, faut bien qu'un maire ait les pétoches, c'est que c'est du sérieux!!! mazette!!!

19. 27/06/2011 12:41 - Alciator

Alciator@ZidZid:

Suède, XIXe siècle. Le tiers de la population mâle souffre d'alcoolisme. Cette période coïncide et succède à la grande crise agricole des années 1860-1880 qui voit partir plus de 700 000 suédois. L'alcoolisme, dans un typique enchainement-retournement cause-conséquence empêche le redémarrage économique du pays. Vient alors la prohibition, qui comme toujours provoque des contrebandes; néanmoins, on ne s'attaque pas à la production personnelle; mais cela ne suffit pas: au début du XXe siècle, le fléau est encore là.
Syndicats et pasteurs sont pourtant unis dans la lutte culturelle contre l'alcool. Les premiers bien entendu (enfin, aujourd'hui ce serait moins évident) parce qu'une classe laborieuse pochetronne est incapable de peser contre le patronat. Avec les premiers gouvernements sociaux-démocrates de Hjalmar Branting, une politique de santé est mise en place. Des livrets de quotas mensuels sont délivrés par les magasins d'Etat (systembolaget, encore en vigueur aujourd'hui), on reçoit un tampon quand on va acheter un alcool. Ce système de légalisation-rationnement, secondé par un environnement culturel où toutes les forces sociales stigmatisent l'excès d'alcool, vous avez la raison de la victoire contre l'alcoolisme dans la séquence 1860-1960.

Votre remarque sur ma connaissance de la Suède... allez donc voir au Nordiska Museet de Stockholm, tout l'histoire y est exposée.
L'alcoolisme des petits fils de bourges de Södermalm, Östermalm et Vasastan que vous voyez dans les rues le week-end est et un phénomène séparé de l'alcoolisme de masse, et un phénomène qui ne mine pas pour l'instant la société.

Förstått jävla åsna?

Toute mon intervention était de montrer que la guerre aux drogues est avant tout une guerre culturelle; d'où le volet socialisation de l'usage, ainsi que le volet dépréciation morale des usagers; volets répressifs et volets sanitaires viennent après.

20. 27/06/2011 13:00 - alciator

alciator@blabla:

Il y a beaucoup de vrai dans ce que vous dites. Au premier degré.

Prohibition = contrebande: toutes choses égales par ailleurs. La contrebande ne surgit que si le bénéfice est assuré.
Vous faites exploser le prix, donc oui, vous stimulez la contrebande. Vous devez donc jouer sur les couts de production, les couts d'acheminement, la disponibilité des consommateurs, les menaces juridiques.

Légalisation = baisse des trafics et des violences: vous pensez sincèrement que le crime organisé va simplement baisser les bras et planter du thé? Même en maîtrisant la production (ce qui ne fut pas fait correctement aux Pays-Bas), vous avez en place, prêtes à agir, des structures criminelles qui avec un prix en baisse ou un monopole public vont jouer le jeu de la guerre du qualité/prix avec des moyens qu'un secteur public n'a pas. La violence va redoubler soit contre les maillons de la chaîne de production, pour en faire baisser les couts -vous allez adorer les faits divers de producteurs et intermédiaires châtiés pour avoir refusé une baisse de prix- soit entre gangs rivaux pour obtenir plus de parts de marché. Ajoutez-y les stratégies d'évitement par nouveaux produits: vous obtenez les mêmes conséquences en matière de sécurité publique qu'avec une guerre à la drogue. Bravo.

Ce qui est fou, avec ces histoires, c'est à quel point le petit usager est prêt à sacrifier la santé des autres, la sécurité des autres, et pour les plus faibles sa propre santé tout ça pour un petit vice, alors qu'il n'en vivrait pas plus mal.
Le mieux étant quand il explique qu'une légalisation apporterait le paradis. Tu parles: juste un bon point pour ta bonne conscience d'inconscient.

21. 28/06/2011 22:22 - blabla

blabla@ alciator
dépénalisation: production locale pharmaceutique, produit délivré sur ordonnance pour les cas cités ci-dessus, l'usager occasionnel cultive pour lui même en quantité réduite c'est à dire pour un usage dit récréatif et privé, le manque de modération sanctionné sur la voie publique comme au volant, toute vente en dehors du cadre médical est prohibée et répréhensible.

légalisation: je n'en vois pas l'utilité, je ne m'essaierai donc pas à une fiction ou pronostique.
Quant à sa dangerosité elle pourrait ressembler au scénario que vous dressez.

Ce qui est fou c'est à quel point toute l'époque est prête au sacrifice autant que ses contemporains à sacrifier leurs semblables: cigarettiers, alcooliers, industries agroalimentaires, labos pharmaceutiques et campagnes de vaccination... traders, fonts de pensions... on voit peu de vertueux... alors les p'tits vices, cigarette, pot, ricard, café... certains vous diront qu'aimer le foie gras en est un grand, vice... et se rendront malades dans un resto bio en allemagne...
mon vice: les croissants, pour l'instant ça va.
La guerre contre la droguerie c'est bidon. Lutter contre le crime, organisé ou pas, c'est la mission sine qua non de toute civilisation.

22. 05/08/2011 09:35 - Aliocha

AliochaMaintenant on va voir comment les Pays-Bas vont remettre leur balance touristique dans le positif avec le musée Van Gogh et les tulipes...
Ça va être du tout bon pour l'Espagne ou pour le prochain pays qui légalisera...

Ring 2012
Xavier Raufer par Xavier Raufer

Criminologue à la réputation internationale, écrivain, éditorialiste, docteur en géopolitique, Professeur affilié à l'Edhec, membre du Centre for the Study of Terrorism and Political Violence, School of International Relations, University of Saint-Andrews, enseignant à l'Université Panthéon-Assas, Paris II, chargé de cours à l'Institut de criminologie de Paris, depuis 1987 (cours de méthodologie), au DESS Paris II/École des officiers de la Gendarmerie nationale/EOGN-Melun, et directeur des études et recherches du Département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines (études, recherches, séminaires et cours sur la criminalité organisée transnationale). En République populaire de Chine (RPC), il est professeur associé à l'École supérieure de police criminelle de Chine (Shenyang, RPC), et directeur de recherches associé au Centre de recherche sur le terrorisme et le crime organisé, Université de Sciences politiques et de Droit (Beijing, RPC).

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J'habite en Belgique : 1) Le problème est que en Hollande la conso de cannabis est permise; mais pas la vente en gros ou la culture. Et c'est là qu'il ne peut qu'y avoir un système...

arthur21/06/2011 20:13 arthur
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