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Marie-France Garaud : "l'Euro correspond à une politique de souveraineté Germanique"
20/12/2010 - OUTREMONDE

Toutes les réactions (9)

1. 20/12/2010 20:15 - TitOeuf

TitOeufMagistrale leçon politique !!!

Bravo et total respect à Marie-France Garaud.

2. 21/12/2010 14:50 - déplorant

déplorantL'Europe, petite presqu'île à l'extrémité du continent asiatique, a perdu l'occasion historique qu'elle aurait pu saisir à un certain moment, de devenir les Etats-Unis d'Europe, grande puissance indépendante, maîtresse de son destin. L'Europe a raté ce moment très exactement à cause d'hommes politiques qui pensaient comme madame Garaud. Leur responsabilité est considérable dans le présent déclin, qui va mener notre continent à l'état d'un ensemble de pays sous-développés criaillant et se chamaillant sous l'œil amusé et ravi des autres pays du monde.

3. 22/12/2010 11:13 - HP

HPMais, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que l'Europe n'existe pas et n'a jamais existé. On n'a jamais vu entité politique aussi factice.

4. 27/12/2010 13:23 - HR

HRMagistrale leçon de nationalisme radical, dans cette période de mondialisation.

Malgré elle, finalement, elle finit par poser la bonne question, qui éclaire, indirectement, tout son discours: pour bien le comprendre, il est nécessaire de rappeler en préalable que MF Garaud, c'est la France de de Gaulle et de la Monarchie Républicaine. C'est l'Europe des Nations, ce n'est pas l'Europe des Etats de droit.

MF Garaud finit par se demander comment se fait-il que la Monarchie Républicaine, qui tente de perpétuer cette idée Louis XIVème que la France est un pays "que le monde entier nous envie", selon l'expression consacrée à la Cathédrale de Reims, cette France qui est "la plus intelligente du monde", paraisse aussi stupide aujourd'hui. (A partir de 5'48", "....un problème juridique que je n'avais pas vu...")

Vaste programme de réflexion. On peut le réduire à une observation du long discours de MF Garaud sur l'histoire, l'Allemagne, la France, l'Europe, etc: pour qu'il tienne la route, et pour bien me faire comprendre, je dirais qu'elle tente de se placer strictement du point de vue de l'idée que la terre est plate et que l'Europe est au centre de cette terre là.

Elle peut alors nous parler de Charlemagne, du St Empire Germanique, de la Rome antique, de l'Asie, mais le plus remarquable dans ce discours, c'est que la Seconde Guerre Mondiale, ça, ça n'a jamais existé! L'Europe, l'Union Européenne, l'euro se sont faits sans la Seconde Guerre Mondiale! Et évidemment, par voie de conséquence, MF Garaud nous dépeint un tableau qui englobe la terre entière, et sur cette terre, les USA, ça n'existe pas, l'Amérique n'a jamais été découverte!!

Ces observations faites, on peut alors en venir à sa question finale: Comment ce fait-il que l'Allemagne avance en Europe avec sa Cour Constitutionelle de Karlsruhe, alors que nous, les Français, sommes incapables de définir les problèmes de souveraineté?

Il faut ici faire une parenthèse pour rappeler que MF Garaud fait référence au fait qu'Angela Merkel légitime sa position sur l'euro en fonction d'un arrêt de la Cour Constitutionelle de Karsruhe sur le traité de Lisbonne qui dit, en gros, que l'Union Européenne n'est pas démocratique, en ce que les véritables sujets de l'UE sont les Etats. Et que ce n'est que dans les frontières de l'Etat de droit de la République fédérale d'Allemagne que les droits fondamentaux des citoyens allemands de l'Union Européenne sont fondamentalement défendus. Evidemment, on comprend tout de suite que cet arrêt parle aussi pour les 500 millions de citoyens de l'Union Européenne.

MF Garaud aurait pu alors approfondir la raison pour laquelle le Conseil Constitutionnel français, et donc la Constitution de la Vème République du Général de Gaulle, ont été incapables d'arriver aux mêmes conclusions pour les citoyens français.

Et là, bravo et total respect à Marie-France Garaud, en effet. Elle risquait de se retrouver à devoir remarquer que la seule "Cour Suprême" digne de ce nom en Europe, est inscrite dans une Constitution qui fut écrite, en réalité, avec les USA qui tenaient la main qui tenait la plume...

Ensuite, dans la leçon que nous donne Marie-France Garaud, en particulier sur l'Allemagne, le fait qu'elle omette que cet Etat est occupé militairement par les USA (puisqu'ils n'existent pas) depuis... la Seconde Guerre Mondiale (puiqu'elle n'a jamais existé), permet d'aller jusqu'au bout de cette logique, en oubliant ce léger "détail de l'Histoire" qu'en réalité, c'est toute l'Europe qui est occupée militairement depuis sa défaite entre 1939 et 1945. Je réponds d'avance à ceux qui vont me sortir de Gaulle et l'OTAN que depuis la Seconde Guerre mondiale, la suprématie appartient à celui qui a la maîtrise de l'espace aérien. Alors si vous écrivez une réponse bien orientée, en fonction de l'époque dans laquelle nous vivons, et non en fonction de l'époque napoléonienne, consultez votre GPS, et demandez vous qui vous envoie le signal.

Au moins, il faut reconnaître que MF Garaud pose la question fondamentale de la souveraineté.

Sinon, tant qu'à faire, enfin, on peut enchaîner avec l'idée que même l'Europe millénaire ça n'existe pas. C'est certain qu'en enfermant la France entre les Pyrénées, la Ligne Maginot et le Mur de l'Atlantique, on est plus à l'aise pour évoquer les problèmes de souveraineté. Demandez à Laurent Gbagbo qui expose en ce moment des leçons fondamentales sur le souveraineté alors que son palais, depuis des décennies, se trouve à cinq minutes d'une base militaire aérienne étrangère. Il sait comment on fait.

5. 28/12/2010 10:35 - nico

nicomerci HR pour ton commentaire, car la première vision de cette exposé m'avait laissé comme un arrière-goût; le temps d'un instant, MFG m'avait bluffé et laissé croire que je ne bittais nib à la géopolitique.
Cela s'entendait certainement d'un effet secondaire des graisses gastronomiques ingurgitées ces derniers jours.
En tout cas merci pour ce recadrage nécessaire.
Enola gay et Zyklon Beta sont bien les porteuses des deux vérités fondamentales du siècle dont nous venons.

6. 30/12/2010 19:25 - dubitatif

dubitatif@HP : l'Europe n'existe pas dites-vous ? laissez une telle affirmation aux incultes qui tiennent le haut du pavé. Lisez l'histoire des idées, de la philosophie, de l'art : vous verrez que pendant des siècles tous les grands maîtres européens se connaissaient, voyageaient pour se rencontrer, correspondaient entre eux, s'influençaient les uns les autres, leurs œuvres se répondant sans cesse : cette Europe-là, elle a bel et bien existé. J'ai un temps espéré qu'elle pourrait être le socle d'un véritable projet européen.

7. 03/01/2011 11:30 - HP

HPJe parlais de l'Europe politique et de la forme qu'elle prend et vous le savez. Je n'ai jamais nié l'existence d'un sentiment européen, même s'il ne concerne que les élites dans tous les domaines, ne nous leurrons pas... Nous sommes aussi influencé par les USA depus le début, ils ne font pas partie de l'Europe à ma connaissance ? Donc, le thème de l'inter-influence, c'est un peu léger. Ma formule se voulait choquante, en rapport à ce que nos élites tentent de nous faire croire : qu'il existe une vie politique démocratique européenne au même titre qu'elle axiste au niveau national. Laissez-moi rire ! Après le traité de Lisbonne, la messe est dite. Je ne vois pas c que nous a apporté l'Europes, mais peut-être suis-je trop inculte et que j'interprète mal tous les signes négatifs depuis son émergence (Euro et perte de souveraineté natioanle notamment). Je vuos la laisse votre Europe, et vous vous en mordrez bien les doigts.

8. 03/01/2011 18:01 - dubitatif

dubitatifA vrai dire, l'alternative à la construction européenne défendue par certains ici - et par Garaud - semble plutôt le nationalisme.
Mais exalter à tous crins l'indépendance de nations qui ne sont plus à l'échelle du monde, qui "ne font pas le poids" désormais, c'est se condamner au déclin, au sous-développement, à l'inexistence, et je crains fort que dans un ou deux siècles, le non français et néerlandais au référendum sur le traité d'union, ne soit pour les historiens du futur une date-symbole de l'accélération du déclin de l'Europe.
Une Europe-puissance, qui s'appuierait sur la culture européenne, sur le "sentiment européen", ferait jeu égal avec les Etats-Unis. Une Europe pulvérisée en petits états rivaux sera un epsilon dans le monde de demain.
Je suis pour le nationalisme, oui, mais pour le nationalisme européen.

9. 05/01/2011 07:21 - HR

HR@ HP
Vous mélangez tout. Donc trions. Au moins, vous finissez par reconnaître que l'Europe existe bien. Vous reconnaissez probablement, même si votre posture vous interdit de l'écrire, que les Européens, ça existe aussi. Difficile de le nier, d'ailleurs, parce qu'à part en Europe, tout le monde le sait ou le dit.

Reste que l'Union Européenne est profondément antidémocratique. C'est vrai, vous avez parfaitement raison. Mais pourquoi s'en étonner. Comme j'ai eu l'occasion de l'écrire ici, nous, les Européens, n'avons jamais connu la démocratie. L'histoire de la démocratie en Europe, c'est l'histoire de la défaite de la démocratie. Il suffit de se souvenir de l'Europe entre 1939 et 1945.

"Nous sommes aussi influencé par les USA depuis le début, ils ne font pas partie de l'Europe à ma connaissance ?" Nooooon! Vraiment! Et ceci n'expliquerait pas cela?

Il faut saluer votre sens de l'euphémisme: Nous sommes "influencés par les USA ". Quand les Américains sont arrivés par millions en Grande-Bretagne à partir de 1942, c'était une "influence"? Le 6 juin 1944, c'était une "influence"? La signature du 8 août 1945, c'était une "influence"? Les dizaines de bases militaires américaines en Europe, c'est une "influence"? Le Président des USA obligatoirement "Commander in Chief" des seules forces armées européennes opérationelles, l'OTAN, c'est une influence?

Au moins, notre Commander in Chief est démocratiquement élu selon les principes d'une Constitution multiséculaire; principes inchangés depuis sa proclamation en 1789...

Bref, selon Médiamat, 53% des programmes télés de début de soirée les plus regardés en France en 2010 étaient... étaient... saurez-vous le deviner HP?

@ dubitatif
Les nons français et néerlandais à la "Constitution européenne" était justifiés, puisqu'il ne s'agissait pas d'une Constitution démocratique. Il suffit de voir letraité de Lisbonne qui a été imposée. Alors que la très grande majorité des citoyens de l'Union Européenne se déclaraient partisans d'une véritable Constitution. Non, le référendum n'est qu'une défaite parmi d'autres des partisans de la démocratie en Europe, sans plus.

On peur comprendre votre désir de revenir à la France, à l'Europe de 1911, mais ça n'arrivera pas.

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